POPULATION
MiUiards
. Million»
Capital nominal de la dette des divers États {suite).
* DETTE
P4T8. POPUUTION. Milllurds. Killioiu.
Brésil 7,7 » 400,0
Danemark 3,4 » 313,3
États-Unis '. 23,2 » 241,1
Saxe 2,0 » 227,5
Bade 1,3 » 186,5
Hanovre 4,8 » 170,0
Wurtemberg 1,6 » 119,4
Grèce 1.0 » 17,0
Total vers 1860 57 047,5
Voici maintenant un relevé général de la dette de tous les pays,
que nous trouvons dans le Statistical Tables relating to foreign countries; 1870, part XII.
Dette publique par États et par individus, vers 1870.
PATS. Aimias. totalb. par individu.
Milliards. Millioos. fjr. c.
Royaume-Uni 1870 20 217,2 655,55
États-Unis 1869 13 093,1 340,77
France 1868 12 254,0 321,94
Autriche 1869 8 189,7 229,46
Russie 1867 7 236,0 95,35
Italie. . , 1867 6 843,1 268,07
Espagne ei lies Buléurcs 1869 6 440,7 387,06
Turquie 1869 3 299,1 121,51
HoUande 1868 2 037,3 561,50
Prusse 1868 1 669,8 69,14
Brésil 1870 1 651,3 167,49
Portugal 1868 1 429,9 328,67
Bavière 1866 • 868,5 180,01
Belgique 1868 » 724,3 149,70
Gonfédérat. germanique du Nord. 1870 » 570,5 18,93
Danemark 1867 » 376,8 219,36
Wurtemberg 1869 » 329,5 185,27
Saxe 1868 » 307,0 126,6'3
Bade 1869 » 292,1 202,95
République argentine 1867 » 211,6 116,15
Grèce 1870 » 206,5 153,08
Suède 1866 » 121,9 29,04
Norwége 1867 • 46,8 27,02
Hambourg, Brème, Lubeck, ) mo««^o oona
1» • I /\ij 1 l lo67-oo 290,8 » »
Brunswick, Oldenbourg. )
Total vers 1870. ... 89 707,0
Les livres sterling ont été converties en francs avec le rapport de 1 livre pour 25 fr. 25.
À ce total il faut maintenant ajouter les 5 à 6 milliards que la France aura dû emprunter par suite de la guerre de 1870-1871 , ce qui portera le chiffre de la dette française presque au niveau de celui de la dette anglaise.
Hais cette énumération n'est pas complète ; on n'y voit pas figurer les dettes particulières des divers États unis, les dettes de plusieurs États deTAmérique du Sud, les États de TAmérique centrale, le Pérou» qui emprunle en ce moment (avril 1872), la Bolivie, le Chili, rinde, TÉtat de Tunis, etc.
Dans ce tableau, le capital de la dette française est porté à 12 milliards, au lieu de 11 milliards et demi indiqués plus haut, à la Note XXin, g 2, probablement à cause d*une différence dans la base du calcul de capitalisation.
Les augmentations qui différencient les deux tableaux proviennent pour la plupart des guerres et des armements : guerre civile aux États-Unis ; guerre de l'Allemagne contrôle Danemark ; guerre entre la Prusse et TAutriche ; guerre entre l'Allemagne et la France ; guerre civile en Espagne ; guerre entre le Brésil et le Paraguay, etc.
DÉPENSES MILITAIRES DANS LES DIVERS PAYS, AU MILIEU DU DIX-NEUVIÈME SIÈCLE, AVANT LES DERNIÈRES GUERRES (1865-1871).
Les chiffres qui suivent viennent à l'appui de ce qui est dit, chapitre XIX, g 5, sur les dépenses des Etats.
Il y a vingt ans, avant les armements spéciaux et généraux occasionnés par la guerre de Grimée et celle d'Italie, les budgets des grandes puissances présentaient les résultats suivants, au milieu du dix-neuvième siècle et avant la guerre d'Orient *.
PATS. EXBRC1CB8. DÉPENSES DETTE. GOBBRE POPULAHOR BBCEUSB-
totales. marine, en millions. merts.
Angleterre. . 1851 1.436 715 391 27,4 1851
France.» . . 1831 1.434 391 309 35,4 1846
ËUts-Unis. . 1848-49 307 88 145 23,3 1850
Autriche. . . 1849-50 . 758 143 410 36,9 1845
Prusse ... 1850 1.334 104 364 16.3 1849
L'Angleterre consacrait la moitié du revenu à la dette et les quatre cinquièmes du restant aux armements. La France et l'Autriche dépensaient chacune à peu près la même somme en armements. La Prusse dépensait moins ; mais il faut remarquer qu'elle n*avait alors qu'une population moitié moindre que celle de ces deux pays. Aux Etats-Unis, la dette et le budget militaire avaient été accrus de beaucoup par la guerre avec le Mexique.
Parmi les auteurs et les statisticiens qui, à des points de vue di-
* Les relevés de ces calculs ont été pris dans les budgets antérieurs aux armements nécessités pour la guerre d'Orient. On évalue la livre sIerUng à 25 fr. 1/4; le dollar, à 5 fr. 1/3 c. ; le florin d'Autriche, à 2 fr. 60 c. ; le Ihaier de Prusse, à 3 fr. 71 c. On a compris dans les dépenses militaires de ce dernier pays 18 Diillions de llialers portés à la dépense extraordinaire.
vers, ont calculé le total de la dépense que nécessitent les établissements militaires de terre et de mer, et les rapports de cette dépense aux revenus publics de l'Europe, la plupart évaluaient ce total au tiers du revenu général ; les plus hardis allaient jusqu'à la moitié. M. P. Larroque ^ a montré que ces estimations demeuraient fort audessous de la réalité, et que c'est une somme bien supérieure que dévorait la guerre ou le système de paix armée. Or, pour évaluer le coût réel des établissements militaires, il ne s'est pas borné à constater la dépense du personnel et de l'entretien du matériel ; il a fait entrer en ligne de compte, non-seulement la perte de travail d'une si grande quantité de bras, et des plus vigoureux, que la guerre enlève à l'agriculture, au commerce et aux arts mécaniques, mais encore l'intérêt annuel de la dette qu'elle a causée, et enfin l'intérêt des capitaux enfouis dans un immense matériel, soit immobilier, soit mobilier, tels que fortifications, casernes, hôpitaux, arsenaux, artillerie, chevaux, trains des équipages, objets de campement, vaisseaux de guerre, matériel de la marine militaire, etc. M. Larroque a résumé ses recherches dans un curieux tableau, indiquant pour chaque État et pour l'époque immédiatement antérieure à celle où la France et l'Angleterre se sont engagées dans la la guerre d'Orient : l'effectif des honunes armés, la perte de leur travail, la valeur des propriétés immobilières et mobilières affectées au service de la guerre, l'intérêt de ces valeurs, les dettes publiques causées par la guerre, l'intérêt de ces dettes, les dépenses militaires annuelles portées au budget, les chiffres réels des dépenses militaires annuelles, les budgets des recettes et les rapports des dépenses militaires annuelles aux recettes. Voici les totaux de chacune de ces colonnes :
Hommes de terre et de mer dans toute l'Europe. 2,800,000 hommes.
, Valeur de leur travail perdu . 733 millions de francs.
Valeur des propriétés immobilières et mobilières
alfectées au service de la guerre 18,78.5 —
Intérêt de cette somme 750 —
Dettes publiques occasionnées par la guerre. • . 38,622 —
Intérêts de ces dettes 1,748 •—
^ De la Gusrre et des arméeê permanenUSy ouvrage couronné par le congrès de la paix de Londres. In-3% Paris; Guillaumin, 1856. l'* 4dit.