‹ Traite de geodesie, ou exposition des methodes trigonometriques et astronomiques appicables a la mesure de la terre, et a la construction du canevas des cartes topographiques [VOL. 1]Chapitre 17 sur 336 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

les observations d’un astre quelques moments avant et après sa culmination, sont dites circomtnéridiennes .

Si l’on jette un coup d’œil sur la figure i , on reconnaîtra tout de suite cette vérité. En effet, soient P, P' les pôles du monde , C le centre de la Terre , Z le zénith , N le nadir, OH l’horizon rationnel , EQ l’équateur, et AB, A' B', DF, D'F' des cercles qui lui soient parallèles. Il est évident que pour un observateur dont le zénith est en Z, et le pôle élevé en P, l’étoile qui décrit le cercle D'F' est toujours invisible; que celle qui décrit le cercle DF, au contraire, ne se couche jamais. Quant à l’étoile qui décrit l’équateur, elle parait 1 2 heures audessus de l’horizon et reste 12 heures invisible, parce que les arcs semi-diurne et semi-nocturne EM, QM sont égaux. Enfin, des deux étoiles qui décrivent l’une le cercle AB, l’autre le cercle A' B', la première reste plus longtemps au-dessus de l’horizon qu’ au-dessous, et la seconde disparaît pendant plus de 12 heures; parce que dans le premier cas l’arc semi-diurne kn > B/z, et que dans le second cas l’on a A 'n' < B 'n'.

Les cercles horaires sont des grands cercles de la sphère qui passent pat 1 axe du monde et qui sont par conséquent perpendiculaires à l’équateur céleste ; ainsi le méridien d’un lieu fait essentiellement partie de ces cercles , et à chaque instant le cercle horaire , sur la circonférence duquel se trouve une étoile , fait avec ce méridien un angle que l’on nomme angle horaire de l’étoile. Si donc cet angle est oriental et de i5 degrés, l’étoile mettra une heure sidérale pour arriver au méridien ; il y aura au contraire une heure qu’elle s’en sera éloignée si ce même angle est occidental.

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