‹ Traité de géodésie, ou, Exposition des méthodes trigonométriques et astronomiques: applicables (volume 3)Chapitre 13 sur 154 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

le satellite de la Terre qui^ en tournant sur elle-même, ait sa ré^ Tolution autour du Soleil. Nous expliquerons plus loin le système .planétaire.

Quant aux étoiles fixes, dont le nombre est immense, on en a formé difierens groupes , afin de les mieux reconnaître. Chaque groupe se nomme constellation.

3. Les étoiles dispersées dans l'espace, et supposées toutes aux confins de la sphère céleste, décrivent donc chaque jour dés cercles d'autant plus petits qu'elles sont plus près <ks pôles du monde. Le plus grand de ces cercles est évidemment celui dont tous les points sont également distans des deux pôles : on le nomme équateur.Qixaut aux cercles parallèles à celui-ci , on les désigne simplement sous le nom de parallèles. Les pôles du monde sont les pôles mêmes de réquateur et de tous les parallèles.

Ûéquateur partage la sur&ce de la sphère en deux parties égales ; l'une forme Fhémisphère septentrional , l'autre l'hémisphère méridional.

Des deux points où Téquateur coupe l'horizon, l'un se nomme orient, c'est celui où se lève une étoile qui décrit le premier cercle ; l'autre se nonune occident, c'est le point où la même étoile se couche.

Le méridien du lieu de l'observateur coupe aussi l'horizon en deux points; l'un s'ap|>elle sud, parce qu'il est du côté où se trouve la Soleil à midi par rapport à nous ; l'autre , qui lui est opposé, se nomme nord : ces quatre points se désirent sous le nom commun de points cardinaux. Lorsqu'un astre est dans le méridien de l'observateur^ il est à son point culminant, ou à sa plus grande hauteur au-dessus de l'horizon : ce point se nomme aussi médiation.

4. A l'aide d'un quart de cercle à lunette, placé exactement dons le méridien, et d'une excellente horloge ou pendule, on s'assure de l'existence des étoiles réellement fixes, et de l'uniformité du mouvement périodique du ciel. En eflèt, si chaque fois qif une étoile passe à la même partie du méridien, l'on mesure sa hauteur angulaire au-dessus de l'horizon , et si cette hauteur est toujours constante, on doit en conclure que l'étoUe est fixe. En comptant dans ce cas , l'heure, la minute et la seconde marquées par la pendule à l'instant de chaque passage au méridien, l'on s'apercevra que l'intervalle de tems entre deux passages consécutifs ne varie jamais; et en

répétaDt cette observation sur toute autre étoile fixe, on verra que le nombre d'heures, de minutes et de secondes écoulées depuis son passage au méridien jusqu'à son retour au même point, n'a nullement changé. Mais il n'est pas nécessaire que la lunette soit précisément dans le plan du méridien ; elle peut être placée dans un plan vertical quelconque; Tintervalle de tems entre -deux passages au fil de la lunette sera toujours le même. Ainsi, il est constant que le mouvement de la sphère céleste ou du premier mobile est uniforme, et que les étoiles fixes décrivent journellement des cercles de la sphère dont les j^ans sont perpendiculaires à Taxe du monde.

Tous les astronomes partagent -en a4 heures le tems qui s'écoule entre deux passages consécutif d'une étoile à la même partie du méridien : cette durée se nomme, pour cette raison, jour sidéral; et la a4* partie de ce tems s'appelle heure sidérale.' L'heure se divise en 60 minutes, la minute en f)o secondes, et ainsi de suite.

Il résulte de ce qui vient d'être dit, que tous les jours sidéraux

. sont égaux , et que pour qu'une pendule soit réglée sur le tems

sidéral, il faut qu'en lui faisant marquer, par exemple, 0^0' d' à

l'instant où une étoile passe au méridien, elle indique précisément

la même heure chaque fois que cette étoile y revient.

Quelle que soit l'inclinaison de l'axe du monde sur l'horizon , la durée de la présence d'une étoile qui décrit l'équateur, est la même au-dessus de l'horizon qu'au-dessous ; mais une étoile qui décrit un parallèle, est visible, d'autant plus long-tems que ce parallèle est plus près du pôle élevé, et que l'angle que l'axe du monde fait avec l'horizon difière moins de l'angle droit. Ainsi au pôle élevé, les étoiles ne se lèvent ni ne se couchent jamais : c'est ce qui a lieu aussi pour celles qui décrivent des parallèles dont le plan n'est point coupé par l'horizon; telles sont pour nous les étoiles de la grande Ourse, la Polaire , etc. Dans ce cas, l'on voit les étoiles passer deux fois au méridien pendant un jour sidéral; par exemple, la première fois au méridien supérieur, c'est-à-dire du côté duzénit, et la seconde fois, au méridien inférieur, c'est-à-dire entre le pôle et l'horizon. Ces étoiles se nomment, pour cette redson ^circompolaires.

Si on jette un coup-d'œii sur la figure 1 , on reconnaîtra de suite la vérité de ce fait. En effet, soient P, P' les pôles du monde, C le centre de la Terre, Z le zénit, iVle nadir, OH l'horizon rationnel , £Q l'équateur, et ^B^ ^'B^ DF^ ZJ'i^ des cercles qui luisoient pa-

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