‹ Traité de géodésie; ou, Exposition des méthodes trigonométriques et astronomiques, applicables à la mesure de la terre, et à la construction du canevas des cartes topographiques;Chapitre 22 sur 194 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

8. II est évident que la distance angulaire du pôle de l'équateur à celui de Técliptique situé dans le même hémisphère ^ est la même que Tinclinaison de l'écliptique sur l'équateur : cette inclinaison se nomme obliquité de Véclip tique.

Les cercles polaires sont des petits cercles de la sphère céleste parallèles à l'équateur, et passant par les pôles de l'écliptique : il y a par conséquent deux cercles polaires , Y un antarctique ou au sud , Tautrç aivtique ou au nord ; et leur distance aux pôles du monde, qui mesure l'obliquité de l'écliptique, est de a 3^ a 8' environ.

La hauteur d'un astre est l'arc de grand cercle compris entre l'horizon et cet astre, et dont le plan passe par le zénith de l'observateur. L'angle que ce cercle de hauteur ou ce vertical fait avec le méridien, est dit Yazimut de l'astre. Le grand cercle qui passe par le zénith et par les points est et ouest ^ se nomme premier vertical; celui-ci est donc perpendiculaire au méridien du lieu.

Les cercles de la sphère parallèles à l'horizon se nomment almicantarats; ils ont pour pôles le zénith et le nadir. Tous les astres situés dans le plan d'un almicantarat sont donc à égale hauteur au-dessus de l'horizon.

U amplitude ortive est l'arc de l'horizon compris entre l'équateur et le point où un astre se lève; V amplitude occasale est un arc pareil correspondant au coucher de cet astre. Ainsi , d'après \di figure 1 , l'arc ZM est le premier vertical , et M/i est l'amplitude ortive d'un astre qui décrit le parallèle AnB.

Les étoiles décrivant chacune perpétuellement le même parallèle, il s'ensuit que l'amplitude ortive et l'amplitude occasale restent constantes. Il n'en est pas de même pour le Soleil , puisque , par l'effet de son mouvement propre d'occident en orient, il ne demeure qu'un instant dans l'équateur.

On désigne quelquefois par le nom de colure les cercles de déclinaison, notamment ceux qui passent par les points équinoxiaux etsolsticiaux : nous parlerons de ces derniers points dans le chapitre suivant.

lo TRAITÉ DE GÉODÉSIE.

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