‹ Traité de géographie physique; climat - hydrographie - relief du sol - biogéographieChapitre 34 sur 162 · HIVER ETE · texte numérisé non relu

HIVER ETE

Fig\ 66. — Schéma montrant l'influence du vent sur le climat des côtes atlantiques.

Aires continentales grisées. Le signe -f- marque les anticyclones ; le signe — les cyclones. Les isobares entourant ces signes marquent l'extension plus ou moins grande de la perturbation atmosphérique. — 60° est la latitude de Christiania et du Labrador septentrional. Le 40e parallèle passe par Madrid et Philadelphie.

qui ont une grande influence sur le climat des côtes orientales des océans. Ils y déterminent des vents polaires très secs, auxquels le Sud-Ouest australien et le Sud-Ouest africain ainsi que le Chili doivent leur extrême sécheresse au bord même de la mer.

Dans l'hémisphère Nord, nous ne retrouvons à aucun moment la zone de hautes pressions continue de l'hémisphère Sud. En hiver (janvier) les océans sont, entre 45° et 65° de latitude, le siège de profonds minima (minimum d'Islande et des îles Aléoutiennes), coïncidant avec des aires de forte anomalie positive de température. Le mouvement cyclonal détermine un régime de vents d'Ouest, Sud- Ouest et Nord-Ouest. Les continents sont au contraire le siège de maxima (Sibérie, Amérique du Nord), coïncidant avec des aires d'anomalie négative de température. Les maxima océaniques au voisinage des tropiques (maximum des Açores, maximum de Cali-

fornie) s'atténuent et reculent vers le Sud, l'excès de température des continents étant moins marqué qu'en été. Ils laissent le champ libre aux vents d'Ouest.

En été (juillet), les différences de température entre les terres et les mers s'atténuent au Nord du 45e parallèle, elles s'accentuent au contraire vers les tropiques. Par suite, on voit s'évanouir les anticyclones de Sibérie et d'Amérique, et s'effacer presque les cyclones océaniques des hautes latitudes, tandis que le maximum des Açores et le maximum de Californie s'étalent vers le Nord. Le régime anticyclonal amène, entre 40° et 60°, des vents d'Ouest et Sud-Ouest.

Ainsi il y a toujours une zone, comprise entre 40° et 60' environ, où, soit pour une cause, soit pour une autre, les vents d'Ouest tendent à prédominer. Plus au Nord ou plus au Sud le régime est variable. Le schéma ci-contre (fig. 66) peut aider à faire comprendre ces relations. On voit que, au nord du 40e parallèle, dominent sur les côtes orientales des océans les vents du Sud-Ouest toujours pluvieux, et tempérant les excès de température; sur les côtes occidentales régnent au contraire, particulièrement en hiver, des vents froids du Nord-Ouest. Au sud du 45e parallèle, les côtes occidentales des océans ont des vents secs et froids en hiver, pluvieux et chauds en été (ce qui explique en partie l'allure des isothermes signalée au chapitre précédent, fig. 47-48) ; les côtes orientales ont des vents secs et froids, sauf en hiver, où le recul du maximum océanique vers le Sud permet l'invasion des vents d'Ouest pluvieux entre 35° et 409 de latitude (climat méditerranéen).

Régime des moussons. — Les moussons sont des vents saisonnaux qui soufflent alternativement en sens à peu près opposé de la terre vers la mer et de la mer vers la terre. L'extension de ce régime est très grande, on le rencontre surtout dans la zone du régime équatorial, dont il trouble l'allure régulière, mais aussi dans les latitudes moyennes jusqu'au 45e parallèle.

La cause du renversement des moussons est un changement radical des conditions de la pression atmosphérique sur les continents. En été les grandes masses continentales sont le siège d'un échauffement intense, et par suite des aires cyclonales s'y forment, attirant les vents de la mer; en hiver, elles sont plus froides que les océans voisins, il s'y forme des anticyclones, entourés de vents divergents d'origine terrestre. La mousson maritime tend à abaisser la température, elle est humide et pluvieuse. La mousson de terre est au contraire essentiellement sèche et parfois très chaude.

Les moussons trouvent les conditions les plus favorables à leur établissement dans la zone où le régime des pressions est le plus stable. C'est ce qui explique leur prédominance dans la zone équatoriale et leur disparition dans les hautes latitudes, particulièrement sur les côtes orientales des océans, où domine un régime cyclonal très troublé. La principale aire d'extension des moussons est l'océan Indien. C'est que cet océan est de tous celui qui a la position la plus équatoriale, et le seul qui soit entouré par un cercle restreint et presque fermé de terres (Afrique, Asie, Australie). La mousson d'hiver, déterminée par le maximum de Sibérie, souffle du Nord au Nord-Est sur l'Inde et l'Indo-Chine, elle renforce l'alizé de l'hémisphère Nord, prolongeant son aire d'extension jusqu'au 35e parallèle. La mousson d'été est déterminée par un minimum barométrique qui s'étale sur l'Inde septentrionale. Le sens du vent est complètement renversé dans l'hémisphère Nord. L'alizé de l'hémisphère Sud semble se prolonger au Nord de l'équateur, en augmentant d'intensité et en s'infléchissant vers le Nord-Est. Cette mousson est le vent bienfaisant qui donne les pluies à la côte orientale d'Afrique, à l'Arabie méridionale, à l'Inde et l'Indo-Chine.

L'Australie a aussi ses moussons déterminées par réchauffement de son intérieur désertique pendant l'été de l'hémisphère Sud (janvier) et la production d'un cyclone continental, remplacé en hiver (juillet) par un anticyclone. La saison de la mousson sèche est celle de la mousson pluvieuse de l'Inde.

Le régime des moussons se retrouve sur la côte orientale d'Asie jusqu'au Japon. Il est dû au renversement des pressions. L'anticyclone sibérien en hiver gagne Pékin (770 mm.), tandis qu'en été un minimum secondaire se dessine sur la région de l'Amour.

C'est d'ailleurs un fait général que les côtes orientales des continents sont, dans la zone tempérée de l'hémisphère Nord, le siège de phénomènes de moussons. L'Amérique du Nord n'échappe pas à cette loi. Les plaines glacées du Manitoba sont, en hiver, le siège d'un anticyclone, qui contribue à renforcer les vents froids et secs du Nord-Ouest et de l'Ouest sur la côte Atlantique, tandis qu'en été les vents humides du Sud et du Sud-Est, venant du maximum des Açores, reprennent leurs droits.

De petites moussons locales peuvent se produire autour d'îles ou de presqu'îles, dont l'intérieur est surchauffé en été et très froid en hiver. On en observe autour de la Péninsule Ibérique.

Le régime des moussons est le plus favorable à la formation des trombes ou typhons. C'est pendant la période de renversement des

moussons, que ces fléaux s'abattent le plus fréquemment sur les cotes de l'océan Indien et des mers bordières du Pacifique.

Régime polaire. — Le régime des régions polaires ne nous est encore que très imparfaitement connu. Les observations d'hivernage de Nansen, Sverdrup et du duc des Abruzzes semblent révéler l'existence d'une sorte de dorsale barométrique (Arktische Windscheide de Supan) joignant les hautes pressions de Sibérie et de l'Amérique du

ivner

Août

Fie:. G 7.

Pression atmosphérique en hiver et en été dans le bassin polaire, d'après Mohn et Nansen.

Nord et séparant le minimum de l'Atlantique septentrional de celui de l'Alaska (fig. 67). En été, il se formerait même un véritable anticyclone sur le bassin polaire du Spitzberg au Groenland septentrional. Cette disposition explique la prédominance des vents d'Est et leur accentuation en été sur la côte européo-asiatique du bassin polaire. Mais il est évident que ce régime est influencé par la disposition des terres et des mers. C'est le régime du pôle antarctique qu'il importerait surtout de connaître, pour apprécier à leur juste valeur les théories sur la circulation atmosphérique générale.

Vents locaux : mistral, sirocco, bora, etc. — Le vent est peut-être de tous les phénomènes du climat celui qui frappe le plus l'imagination populaire, par les changements brusques qu'il apporte à la température, la nébulosité et l'humidité. Dans tous les pays et dans tous les temps, des noms locaux ont été donnés aux vents. Il ne faut pas croire cependant que ces noms désignent des phénomènes particu-

liers, ni se laisser prendre aux explications fantaisistes qui ont souvent été données pour chaque cas. Presque tous les vents locaux s'expliquent par les lois générales de la circulation de l'atmosphère, ce sont des mouvements de l'air attiré vers un centre de hasse pression, ou s'échappant d'un anticyclone. Leurs caractères particuliers sont dus, soit à leur direction, soit à l'influence des terres ou des mers sur lesquelles ils soufflent, souvent même aux conditions spéciales du relief du sol.

Le mistral, qui sévit en Provence et particulièrement dans la basse vallée du Rhône, est un vent du NNW., très froid en hiver, toujours sec et violent. Il amène à Marseille des coups de froid terribles et assure à cette ville une température moyenne d'hiver inférieure à celle de Brest. Rien de mystérieux cependant dans son origine, il est dû aux dépressions qui se forment fréquemment sur le bassin occidental de la Méditerranée. Sa violence particulière résulte de la disposition du relief : l'air en mouvement, canalisé pour ainsi dire par le sillon de la vallée du Rhône entre les Alpes et le Massif Central, se précipite, particulièrement au débouché de ce couloir vers Avignon, avec une vitesse très grande. Sa sécheresse est due à son caractère de vent continental et descendant en latitude. Sa basse température est due à son origine septentrionale; elle est rendue plus sensible lorsque le mistral se dessine après des chutes de neiges abondantes sur le bord du Massif Central.

La bora est à peu près l'équivalent du mistral sur les côtes de Dalmatie. C'est un vent descendant, violent, sec et froid, déterminé par les basses pressions sur la mer Adriatique. Les contrastes violents de température qui existent en hiver, comme nous l'avons vu (chap. n), entre les côtes et l'intérieur, accentués encore par la présence d'une couverture de neige sur les plateaux du Karst, rendent plus sensible le caractère froid de ce vent [Mazelle, 15].

Le sirocco est au contraire un vent extrêmement chaud et sec dont l'action énervante sur les hommes et les animaux eux-mêmes a été bien des fois notée sur la côte algérienne et en Sicile. Il est le résultat du régime anticyclonal qui s'établit sur le Nord du continent africain, et des dépressions qui se forment souvent sur le bassin occidental de la Méditerranée. Son origine saharienne explique en partie sa sécheresse et sa chaleur. Mais il est probable que ces caractères sont accentués par l'influence du relief, et que le vent, en descendant des hauts plateaux de l'Atlas, se réchauffe et se dessèche progressivement, suivant un mécanisme analogue à celui du foehn, qui sera étudié dans le chapitre sur le climat de montagne. Cette explication est rendue très vraisemblable par la coïncidence de périodes pluvieuses sur la côte Est de la Sicile avec les périodes de sirocco sec sur la côte Nord.

Le vent d'autan, qui souffle sur tout le haut Languedoc et une partie de l'Aquitaine, vent chaud, sec et violent, semble avoir aussi quelques-uns des caractères du foehn. Il est déterminé par l'approche des dépressions océaniques, abordant la France parle golfe de Gascogne [E. de Martonne, 16]. Le crivetz, qui balaye les plaines de la Russie méridionale et de la Roumanie, soulevant en hiver des tempêtes de neige et en été des tourbillons de poussière, est un vent violent du NE., capable d'abaisser la température

LES MOUVEMEiNTS DE L'ATMOSPHERE

à Bucarest de 20° en quelques heures et toujours suivi de précipitations abondantes. Il est dû à des dépressions d'origine méditerranéenne, se déplaçant vers la mer Noire, et coïncide souvent avec la bora [Hepites, 17]. 11 serait intéressant de préciser l'aire d'extension de ces vents locaux qui impriment une physionomie particulière aux climats des pays sur lesquels ils soufflent. Nulle part on ne trouverait un champ d'investigations plus riche que dans la région méditerranéenne [Th. Fischer, 18].

Variation diurne de la pression atmosphérique. — La variation diurne du baromètre est peu de chose comparée à celle du thermomètre. Sa valeur maximum ne dépasse guère 3 mm. Elle est presque toujours masquée par

Minuit

Minuit

Fig\ 68. — Variation diurne de la pression atmosphérique à Paris, d'après Angot. I, Janvier; — II, Avril; — III, Juillet.

les montées et descentes dues à des changements généraux de la situation atmosphérique ; seules de longues séries d'observations peuvent fournir des moyennes suffisantes pour établir une bonne courbe.

En comparant les courbes de stations de latitudes différentes, on constate que l'amplitude la plus forte se trouve dans les pays tropicaux, comme pour la température. La variation diurne du baromètre est donc fonction de celle du thermomètre. Mais si la courbe offre un minimum d'après-midi conforme à cette loi, elle en offre un autre pendant la nuit, pour lequel il faut trouver une autre explication (fig. 68). On suppose que les variations du baromètre sont le résultat d'une double action : l'oscillation thermique, qui tend à donner un maximum à la fin de la nuit et un minimum dans l'après-midi; et une autre cause, probablement cosmique (attraction solaire et lunaire), qui produit dans l'atmosphère une sorte de marée.

Retenons que le minimum d'origine thermique est plus prononcé que le minimum d'origine cosmique, — que l'oscillation diurne est plus grande dans les climats chauds, particulièrement dans les pays équatoriaux.

Brises de mer. — L'oscillation diurne du baromètre donne lieu à la production de vents locaux alternant du jour à la nuit : brises de montagne et de vallée dans les montagnes, brises de terre et de mer sur les rives des océans et même des grands lacs. Nous expliquerons plus loin (chap. vu) les brises de montagne. La brise de mer est due

à un phénomène tout à fait semblable aux moussons [Blanford, 19]. Pendant le jour, la terre s'échauiïant plus vite, la pression atmosphérique est bientôt plus faible au niveau du sol que sur la mer, la brise de mer se lève vers le milieu de la matinée. Pendant la nuit, la terre se refroidit plus vite; sur la mer, restée plus chaude, la pression baisse; la brise de terre s'élève vers dix heures du soir.

Le régime des vents de terre et de mer ne peut s'établir régulièrement que dans le cas où la pression générale varie faiblement. Son

6 9 Mid. 15 18 21 M1 3 6 9 Mid. 15 18 21 M1 3 6 9 Mid.15 18 21 V\\

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Fig. 69. — Inflence de la brise de mer sur la température et l'humidité relative au Sénégal (station de Joal), d'après Angot. Courbes des 8, 9 et 10 février 1893.

principal développement se trouve par conséquent dans les régions équatoriales, où la situation atmosphérique est plus stable et la variation diurne du baromètre plus forte que dans les hautes latitudes. L'arrivée de la brise de mer est signalée par une baisse brusque de la température et une augmentation subite de l'humidité de l'air (fîg. 69).

1. — Brillouin. Mémoires originaux sur la circulation générale de l'atmosphère. Paris, 1900, in-8°, 163 p. (analyse et reproduit partiellement ou intégralement tous les mémoires importants de Halley, Hadley, Maury, Ferrel, Siemens, etc.).

2. — Hildebrand Hildebrandsson et L. Teisserenc de Bort. Les bases de la météorologie dynamique. Paris, 1898-1900-1901-1904-1907.

3. — Teisserenc de Bort (L.). Lois de la distribution de la température avec la hauteur aux diverses latitudes et suivant les régimes météorologiques différents. CR. Ac. Se, cxlviii, 1909, p. 591-594.

4. — Humphreys. Vertical temperatur gradients as modified byseasons and storm conditions. Bul. Mount Weather Observatory, 1910, p. 183-192.

5. — Hann. Atlas der Météorologie, 1887 (Les cartes générales [Année, janvier, juillet] ont été reproduites dans un très grand nombre d'ouvrages).

6. — Bughan (A). Report on atmospheric circulation (Voy. of. H. M. S. Challenger. Physics and Chemistry, t. II, 263 p., 52 cartes); même travail pour tous les mois (c. 27-52), reproduit dans Bartholomew, Physical Atlas, pi. 12.

7. — Kôppen. Atlas der D. Seewarte. Atlantischer Ozean, Stiller Ozean, Indischer Ozean; à consulter pour les vents (repr. par Bartholomew, pi. 14).

Les travaux spéciaux définitifs sur les pressions moyennes et les vents dans des pays déterminés sont encore plus rares que pour la température.

8. — Hann. Die Verteilung des Luftdruckes iiber Mittel und Siideuropa. Pencks G. Ab., II, 2, 1887, p. 187-412, 3 pi. cartes mensuelles (véritable modèle).

9. — Teissereng de Bort. Étude de la circulation atmosphérique sur les continents, Péninsule ibérique. An. Bur. cent. Met., 1879, IV, p. 19-00, 34 pi., Paris, 1880.

10. — L. de Tillo. Répartition géographique de la pression atmosphérique sur le territoire de l'Empire russe, St-Pétersbourg, 1890. Cf. Atlas climato logique de VEmpire russe. St-Pétersbourg, 1900.

11. — Blanford. A practical guide to the climates and weather of India, Ceylon and Burma. London, 1889, in-8, 369 p. (résume toutes nos connaissances sur les moussons de l'Inde).

12. — P. Aloys Froc. L'atmosphère en Extrême-Orient. An. Hydrographiques, 1901, p. 169 et 190 p. (trad. de mém. publiés par la Shangai Met. Soc.; donne les isobares mensuelles de la région des moussons de l'Asie orientale : moyennes de 10 ans).

13. — Mohn (H.). The Norwegian North Polar Expédition. Scientific results, t. VI, Meteorology (donne des cartes mensuelles de pression dans la zone polaire arctique d'après les derniers renseignements; v. spéc. p. 570 sq. et pi. 11 et 13; cf. Supan, P. M., 1891, p. 191).

14. — Dersch. Der Ursprung des Mistrals. Z. d. Oesterr. Gcs. f. Met., 1881.

15. — Mazelle. Einfluss der Bora auf die tâgliche Période der meteoroloç. Elemente. Denkschr. Ak. d. Wiss. Wien, LXXIl'I, 1901, p. 67-101.

16'. — Martonne (E. de). Note préliminaire sur le vent d'autan. Bul. Soc. Languedocienne G., Montpellier, 1907, p. 100-114.

17. — Hepites (St.). Le vent à Bucarest et l'origine du crivetz. An. Inst. Met. de Roumanie, XIII, 1897, p. B 9-24, 2 pi.

18. — Fischer (Th.). Studien ïiber das Klima der Mittelmeerlander. P. M., Erg. n° 58, 1879 (donne la répartition approximative des principaux vents locaux méditerranéens).

19. — Blanford. Land und Seevvinde an den Kûsten von Bengalen, Z. d. Oesterr. Ges. f. Met., 1877.

" 20. — Eredia (F.). I venti in Italia. Ex. Riv. tecnica di Aeronautica, 1907-1909, in-4°, 150 p., 4 pi.

E. de Martonne, Géographie physique. 11

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