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ATOLLS

ILES OORALLIEIISI, ATOLLS.

des Atolls. — Une île corallienne est un récif isolé en plein océan.

^a forme habituelle est celle d'un étroit cordon entourant un lac intérieur dit

lagune. Tantôt le cordon n'est que partiellement émergé et la lagune participe

*&ui agitations de la mer; tantôt l'enceinte est complètement fermée et le

récif, couvert de la riche végétation des tropiques, forme un anneau continu

de verdure autour d'un lac dont la tranquillité contraste avec le mouvement des

flots dans l'océan voisin. A cet état de perfection, l'île corallienne prend le nom

iïAtoU, emprunté à la langue maldive.

La figure 63 représente un atoll incomplet, à ceinture discontinue ; c'est l'atoll deFakaafo ou île de Bowditch. 11 a 14 kilomètres de longueur et sa plus grande largeur est de 8550 mètres. La surface immergée l'emporte en étendue sur celle qui est à découvert. Au contraire, on voit dans la figure 64 un atoll complet, celui de Taiara. L'anneau irrégulier, dont la plus grande largeur est d'environ 4 kilomètres, entoure complètement un lac elliptique qui n'a pas plus de 4800 mètres de grand axe. Enfin il y a certains petits atolls, comme celui deJarvis, où la lagune a disparu, asséchée pttl'évaporation et est devenue ensuite un fêservoir de guano (1).

La forme des atolls est extrêmement capricieuse; dans les iles Gilbert ou Kings- «iU on peut observer toute» les variétés ^d^^Eg?'"* possibles; anneaux allongés, arrondis ou

anguleux, enceintes carrées, triangulaires ou formant simplement deux des côtés d'un triangle, etc. Quand la ceinture est interrompue, ce ,— :•..

qui est le cas le plus fréquent, les ouvertures qui donnent accès dans la lagune offrent des profondeurs très diverses: sur 28 iles visitées par l'expédition de Wilkes dans l'Archipel de Paumotou, la moitié étaient dépourvues d'entrées navigables. D'ailleurs ces ouvertures sont le plus souvent parcourues par de rapides courants, dirigés vers F,8-6*-— T«»«rafaioiicom-

1 ■ f ' ' o piet du pacifique (d'aprfs

la mer, qui en rendent l'accès encore plus difficile. fana).

BinfBMlooN et caractères de* divertie)» parties d'un atoll. — - La plate-

( I ) Voy. anie, p. 32.">.

forme annulaire des atolls, comme celle des barrières de récifs ordinaires,est toujours assez étroite. Sa largeur varie ordinairement de 50 à 600 ,u. Son niveau dépasse rarement de 5 mètres celui de la pleine mer. Les parties les plus hautes sont celles qui font face aux vents dominants.

La figure 65 représente, d'après M. Dana, la section transversale la plus habituelle dans les atolls, de est la partie émergée et couverte de végétation ; cd est une plage, très inclinée à l'extrémité, parfois sous un angle de 50 à 55°, d«>-

Fig. 65. — Coupe d'un atoll à mer basse (d'après Dana).

minant de 2 à 5 mètres la plate-forme littorale b c. Cette dernière, située au niveau de la basse mer, a de 50 à 100 mètres de largeur. Son bord extérieur est d'ordinaire un peu surélevé et fortement incrusté de nullipores. La roche en est caverneuse et ses cavités servent de retraite ïtux crabes, aux oursins et aux mollusques, tandis que de gigantesques tridachncs, pesant jusqu'à 250 kil<»g ranimes, gisent à demi enfouis sur sa surface. Au delà s'étend, en a, jusqu'à une distance du rivage variable entre 50 et 200 mètres, un bas-fond qui cesse brusquement pour faire place à une mer très profonde. Sur ce bas-fond, partout où la hauteur d'eau ne dépasse pas une quinzaine de mètres, se développent de nombreux coraux entourés de sable calcaire.

La plate-forme littorale, presque totalement émergée à mer basse, est recouverte, par la marée montante, de sable calcaire et de débris de coraux, destinés à venir augmenter le dépôt de plage. Au pied de la plage sont des blocs de plusieurs décimètres cubes, rejelés par les fortes laines ; ces blocs, en équilibre instable, laissent entre eux des vides où se plaisent les poissons, les crabes, les actinies, les oursins et les éponges.

La plage elle-même est formée de sable et de cailloux calcaires avec coquilles brisées. De loin, son extrême blancheur et sa régularité lui donnent l'aspect d'un quai ou d'une fortification, élevés autour d'un massif de verdure (1).

La plate-forme émergée, dans les parties qui dépassent à peine le niveau de l'eau et dont la végétation n'a pas encore pris possession, offre l'aspect d'un amas de décombres. Des blocs de roche corallienne, dont quelques-uns ont de 2 à 5 met ivs cubes, gisent entassés les uns sur les autres, complètement noircis par l'exposition à l'air ou par les lichens et rendant un son métallique sous le choc du marteau. Il y a de ces blocs qui ne sont que des fragments de coraux: d'autres ont la structure conglomérée du récif lui-même, auquel ils ont été arrachés par les vagues de tempêtes.

( 1 1 h;ni:i. oj> cit., p. 177.

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