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DEGRÉ

GÉOTlIKItMIQU»:

MOTF.X

(1) I.e puits de Mondorff a été foré jusqu'à 730 mètres; mais lYau y venait d'une nappe abondante rencontrée à 302 métrés.

Arago a fait, avec le concours deDulong et celui de Walferdin, diverses expo rieuces pendant le ionçage du puits de Grenelle (1). En voici les résultats :

NUMÉROS

OD^FP.VAIIONS

PROFONDEURS

TEMPÉRATURES OB*Eim:t>

248 métrés

20* 22°.20 23% 75 2tl'\43 27<\70

(1; Arago, o/k c -t., p. ~70. — (amples rendus de 1835 à 1*40.

La combinaison de I avec 2 donnerait 22m,80 ; celle de 2 avec 3, 66m ; de 5 avec 4, 59œ ; de -4 avec 5, 5r>m,90. En comparant seulement I avec 5, on obtient ôlK Enfin, si Ton tient compte du fait qu'à 10 mètres de profondeur la température, à Paris, est constante et égale à 10°,8, il en résultera, pour la profondeur totale du puits, diminuée de 40 mètres, soit 538m, une augmentation de température de 16°,9, donnant un degré géothermique moyen de31m,83. Comme les observations 3 et 5, combinées ensemble, donneraient 37m,50, il paraîtrait légitime d'en conclure que le degré géothermique moyen tend à augmenter avec la profondeur.

L'ensemble des résultats obtenus à l'aide des puits artésiens est beaucoup plus concordant que celui des mesures prises dans les mines et tend à assigner une valeur très constante, d'environ 54 mètres, au degré géothermique moyen entre la surface et une profondeur de 600 mètres. 11 est cependant un puits artésien qui a donné un résultat tout à fait en dehors des précédents, c'est celui de Neuflen en Wurtemberg, où la température s'est élevée à 58°,7 pour une profondeur de 385 mètres, ce qui donnerait un degré géothermique de 10m,50 seulement. Mais M. Daubrée a établi avec beaucoup de probabilité que cette anomalie devait provenir de la chaleur communiquée aux roches encaissantes par un épan- «Aement basaltique voisin. De même si un puits de 548 mètres, creusé en 1845 — 'u Monte Massi en Toscane pour la recherche de la houille, a donné une augmentation de 1° pour 15 mètres, c'est que ce puits, peu éloigné des salses et **ources chaudes de la contrée, était sans doute influencé par des actions volcaniques souterraines.

Observations de Sperenberg. — Les différents sondages dont il vient d'être

€I*iestion ont été pratiqués à travers un ensemble de couches d'inégale conducti-

***Iité. Ainsi le puits de Grenelle a dû traverser successivement le terrain ter-

ll**ire, la craie blanche, la craie marneuse et l'argile du gault. Tel n'est pas le

t?Uï*s du sondage exécuté il y a peu d'années à Sperenberg, à 41 kilomètres au sud

c*«^ Berlin. Ce sondage, poussé jusqu'à la profondeur tout à fait exceptionnelle de

* ^€59 mètres (4,042 pieds rhénans) (1), a rencontré, immédiatement après la tra-

N****sée du terrain erratique superficiel, une masse de sel gemme de laquelle il

*"* «^st plus sorti, de façon que la roche encaissante est restée la même du haut en

**^s*, circonstance exceptionnellement favorable pour étudier les variations du

^^gré géothermique avec la profondeur.

I>es expériences très précises, faites en isolant une partie de la colonne d'eau

av«*c des obturateurs en caoutchouc, ont été exécutées par M. Dunker (2) et ont

^°nné lieu à d'intéressantes discussions, dont il convient de présenter ici une

courte analyse. Indiquons tout d'abord le résultat d'ensemble; la température au

fond a été trouvée de 48°, I (exprimée en degrés centigrades). Or la moyenne

(1)1 pied rhénan égale 1,029722 pieds anglais ou 0-,314.

<2*) Zeitung fur Berg-Hûtten und Salin cn-W'escn, XX, 2«et3« livraisons, Berlin, 1872. — Neues Hhrbuch fur Minéralogie, 1875, p. 371.

annuelle de Sperenberg, telle qu'elle est donnée par les sources, est de 7°,8 Réaumur, soit 9°,75 centigrades. L'accroissement total est donc de 58°,o5. D'autre part, c'est à environ 22 mètres de profondeur que cette température constante est réalisée dans le sous-sol de la région ; l'accroissement doit donc être réparti sur une colonne de 1247 mètres, ce qui donne, pour le degré géothermique moyen, le chiffre de 32m,51. Remarquons de suite que ce résultat diffère à peine de celui qui a été fourni par le puits de Grenelle, dont la profondeur était de plus de moitié moindre. D'ailleurs, au fond du sondage, aucune cause accidentelle d'échauffement n'était à craindre ; au contraire, malgré toutes les précautions prises, la température ne pouvait qu'être abaissée par communication avec les eaux moins chaudes du sommet de la colonne. On' peut donc considérer le chiffre obtenu pour le degré géothermique comme un maximum et conclure de là qu'aux plus grandes profondeurs atteintes par les puits artésiens, la valeur de ce degré ne diffère pas sensiblement de celle qui convient aux cinq cents premiers mètres de l'écorce solide.

Cela posé, voici le détail des observations, exécutées au nombre de 10 à partir de la profondeur de 700 pieds rhénans ou 220 mètres.

NUMÉROS

PROFONDEUR

PROFONDEUR

TEMPÉRATURE

TEMPÉRATURE

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