GEYSERS
11 y a aussi en Islande des digues ou cônes de geysers éteints, dont la cheminée est comblée par des débris ; les eaux, à la faveur de la pression déterminée par leur ascension, ayant fini par se frayer un passage inférieur.
Aux Geysers d'Islande sont associées des sources boueuses fumantes, au fond desquelles une bouillie alumineuse d'un bleu noirâtre est en ébullition, se soulevant parfois en grosses ampoules qui, lorsqu'elles crèvent, projettent la boue à une hauteur de 5 ou 6 mètres.
H. des Cloizcaux a constaté en outre que le dépôt siliceux des Geysers était répandu au milieu d'une argile bolaire où domine la couleur rouge ; cette argile est pétrie par endroits de cristaux de pyrite blanche, Tonnés par lu réaction du fer qu'elle contient sur le soufre des fumerolles.
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semble que rien ne soit plus facile que d'expliquer les projections intermittentes ainsi que les dépôts siliceux des geysers. Imaginons en effet que, dans un sol très ; fissuré {flg. 100), la rencontre des parties élargies de plusieurs fentes voisines arrive ■"> tonsu'tuer un siphon ABGD. Les eaux provenant des infiltrations de la surface 'accumuleront au fond des branches \ll et BC. Supposons de plus que la branche CD reçoive des vapeurs chaudes provenant d'un foyer volcanique voisin. Ces vapeurs se concentreront en C, se bornant a échauffer l'eau à leur contact; mais quand leur tension sera devenue suffisante, quelques bulles réussiront à franchir, h travers l'eau, l'espace CB et a venir crever au dehors et enfin il arrivera un moment <™> le niveau dans la branche CB continuant à baisser sous l'effort des vapeurs, «s dernières, parvenues jusqu'en B, projetteront en l'air la colonne d'eau tout entière.
Cette explication peut évidemment suffire et, en imaginant des siphons diversement conformés pour toutes les fontaines jaillissantes connues, on arriverait, à la rigueur, à rendre compte des apparences qu'elles présentent et qui sont loin d'être les mêmes partout.
Quant au dépôt de la silice, il semble qu'on doive tout simplement l'attribuer ai refroidissement notable que subit l'eau des geysers en passant d'une tempe ibire voisine de l'ébullitior à celle de l'air ambiant.
^fendant l'ensemble du phénomène est plus complexe, comme on peut s'en MnTaii)cre en étudiant les circonstances propres au Grand Geyser (I). Portons "abord, avec Tyndall, notre attention sur le fait physique et mécanique. *i en descendant un thermomètre dans la cheminée, on observe la distribution
■J. Tyndall, Ileal a mode of motion, p. ISA.
de la température à différentes hauteurs, on obtient (fig. 101) les résultats suivants.
TEMPÉRATURE