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Calcaire schisteux à polypiers, avec quartz lydien

Le calcaire à polypiers contient, avec les genres Phacops, Harpes, Bronteus, Rhynchonella sub Wil&oni, Pentamerus Languedocianus , Cyathophyllum, Stromatopora concentrica ; sa faune offre des affinités à la fois siluriennes et dévoiiiennes (6). Quant au calcaire griotte, il renferme Cardium palmatum associé aux Goniatites amblylobus et G. retrorsus.

Pyrénées. — Le système dévonien parait occuper une assez grande place dans les Pyrénées. On y peut distinguer un étage inférieur, formé de schistes, de grauwackes et de calcaires. Aux environs de Gèdre et de Laruns, cet étage abonde en Spirifer avec polypiers, bryozoaires et Atrypa. Dans la Haute Garonne, on y a trouvé quelques trilobites du genre Phacops.

(1) Bureau, Bull. Soc. géol. de France, 2* série, XVI, p. 822; XVII, p. 789 ; XVIII, p. 337.

(2) Œhlert, Bull. Soc. géol. de France, 3« série, VIII, p. 276.

(3) Chevillard, Bull, de la Soc. géol. de France, 2« série, XXIV, p. 124.

(4) Carte géologique de France; notice explicative de la feuille cTAutun.

(5) De Rouville, Bull, de la Soc. géol. de France, 2* série. XXV.

(6) De Tromelin et de Grasset, As soc. française, session de Montpellier.

Au col d'Aubisque (Basses-Pyrénées), le dévonien inférieur renferme Rhynduh nella sub Wilsoni, Athyris Ezquerrai, Spirifer macropterus, Leplœna Murchisoni(i).

L'étage supérieur offre, avec des schistes siliceux, un niveau très constant de marbres amygdalins, où le calcaire cristallin constitue en général des nodules plus ou moins arrondis, pétris de goniatites et entourés de schiste. Ces marbres forment des variétés désignées sous les noms de marbre griotte, quand le schiste qui accompagne le calcaire est coloré en rouge et de marbre Campan (du nom de la vallée où on l'exploite), lorsque ce schiste est vert.

Les exploitations de griotte se trouvent généralement à la partie supérieure du dévonien; dans la province de Léon, les calcaires rouges à goniatites reposent (î) sur les schistes à Cardium palmatum de la Collada de Llama, mais en stratification transgressive, c'est-à-dire en débordant notablement ces schistes, car souvent on voit les calcaires s'appuyer sur les grès siluriens. Enfin ils sont recouverts par le calcaire carbonifère à Productus giganteus. La faune des marbres griottes, dans laquelle M. Barrois cite deux espèces de Phillips ici, genre de trilobites carbonifère, ainsi que les Goniatites crenistria, G. Henslowi, G. cyclolobus, associés à Orthoceras giganteum, Spirifer glaber, etc., offrirait ainsi un cachet spécial qui devrait la faire placer au-dessus de celle des couches à clyménies de la région rhénane. M. Barrois est même porté à considérer les griottes comme un membre de la formation carbonifère. D'autre part, le même auteur signale les relations très étroites des griottes des Pyrénées avec les calcaires amygdalins, à schistes rouges et verts, que M. Tietze (5) a étudiés à Ebersdorf, dans la haute Silésie. Ces marbres renferment une faune de clyménies et de goniatites avec Proetus, Phacopsy que malgré la présence de brachiopodes à faciès carbonifère, M. Tietie n'hésite pas à attribuer au dévonien supérieur. Jusqu'à ce que la question ait été définitivement tranchée, il est peut-être prudent de maintenir dans le dévonien, tout au plus à titre de couche de passage, les griottes des Pyrénées, où l'association du calcaire avec les schistes rouges et verts rappelle ce qui se passe si souvent dans le système dévonien du nord, depuis les cornstones du gédinnicn et de l'oW red jusqu'aux marbres bariolés du frasnien et aux schistes à nodules du Kramenzel (4). Notons toutefois que M. Stuart Menteath (3) est arrivé récemment, pour les griottes do la Navarre et du Guipuzcoa, aux mêmes conclusions que M. Barrois.

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