TYROL MÉRIDIONAL
PAYS DE SALZBOl'RC
Keuper gypsiferc.
Cargneule et gypse.
Gypse.
Couches de Heiliger Kreuz sur le plateau du Schlern.
Couches à Cardita crenata.
Oolithe à Cardita.
Couches de Raibl à Myophoria Kefersteini.
Grés de Lunz , avec plantes du grès de Stuttgart.
Couches à Halobia.
Keuper
inférieur
(Kohlenkeuper) •
Calcaire du Wetterstein à Chemnitzia Rosthorni, avec intercalations de couches de Saint-Cassiun.
Dolomie du Schlern.
Calcaire de Ifnll&tadr.
Couches de Zlambach.
Calcaire de Reichen-
hall.
Formation salifère du
Sa Izk a mineront.
Couches de Saint-Cassian.
Calcaire
de
Friedrichshall.
Couches de Partnach, à Equisetum arenaceum cl Halobia Lommeli.
Couches de Wen^en à
Daonella.
Calcaire de îîuchen-
stein.
Couches à Daonella d'Aussee.
Groupe de l'anhydrite et Wellenkalk.
Calcaire de Virgloiia et Dolomie do Mendola à Retzia'tri^onella et Spirifer Mcntzcli.
Roth.
Couches de Werfen et de Guttenstein. Couches de Seiss à Posidonia Clara? Couches de Cainpil à Ceratites cassianus et Naticella costata.
Grès bigarré.
Grès de Grôden et couches de Worfen (in part.).
Quelques détails sont nécessaires au sujet de ces diverses assises, dont la
(1) Traité de géologie, Paris, 1879, p. 404.
TRIAS ALPIN
figure 514 indique la succession régulière aux environs deSaalfelden, tandis que
<* l c d e f y fit
Fig. 314. — Coupe du système triasique prés de Saalfelden (d'après Mojsisovics).
<z, couches de Weifen; b, couches de Guttenstein; c et d, calcaires de Virgloria; e, calcaire rouge en plaquettes; f, calcaire du Wetterstein; g, couches à Cardita; g d, dolomie; h, calcaire a coraux; t, calcaire du Dachstein.
la figure 315 fait connaître leur allure dans le remarquable massif du Schlern. Étage» inférieur». — I. Étage vosgien. Le grès de Grôden, qui est dépourvu de restes organiques, occupe dans la vallée de l'Adige des surfaces étendues.
Raschôlz. Puflalscli. Cipit Bach. Schlern. Tbiers.
Sïït
Fig. 515. — Coupe du trias dans le massif du Schlern (d'après Richthofen).
1, micaschiste; 2, porphyre quartzifère; 3, grés rouge; 4, couches de Seiss; 5, couches de Campil; 6, muschelkalk ; 7, couches de Wengen ; 8, porphyre augitique ; 9, dolomie du Schlern ; 10, couches de Haibl.
On regarde comme l'équivalent du Rùth franconien les couches de Werfen, de Guttenstein, de Seiss et de Campil. Ce sont des schistes micacés rouges ou des schistes sahleux d'un gris verdàtre avec argiles schisteuses et intercalations de gypse et de sel gemme. Les fossiles de cette assise sont Ceratites Cassianus, Posidonia Clarœ, Lingula tenuissima, Myophoria costata, Rhizocorallium Jenense, Naticella costata, etc.
H. Étage franconien. L'horizon du Wellenkalk est représenté par des calcaires ondulés, riches en bitume et en silice, rarement marmoréens, avec Ceratites binodosus, Ammonites Studeri, Terebratula vulgaris, Gervillia socialis, Pecten discites, Myophoria vulgaris, Encrinus liliiformis. La dolomie de Mendola, qui vient ensuite, correspond au groupe de l'anhydrite : c'est une dolomie massive, ne contenant que des polypiers et des restes indéterminables d'ammonites de la famille des Globosi. Enfin on peut rapporter au calcaire de Friedrichshali les calcaires noirs en plaquettes, avec rognons de silex, de Buchenstein et les schistes avec tufs porphyriques de Wengen. Cet ensemble, qui contient Halobia (Daonella) Lommeli, Ammonites Archelaùs, Posidonia Wengensis, est attribué par M. de Mojsisovics (i) à la base du Kohlenkeuper.
( l ) Die Dolomilriffe von Sûdlirol.
Keuper alpUi. — III. Étage Keupérien. i° Les couche* de Saint-Cassian, \m
lesquelles débute le trias supérieur, sont des tufs de porphyre augitique ara marnes et schistes marneux oolithiques. On y trouve, à la Seisser Alp, une faune remarquablement conservée, où plus de 57 espèces d'ammonites, parmi lesquelles .4. Aon et A. Eryx, sont associées à 5 espèces d'orthocères (0. élégant. etc.)(l) et à "205 gastropodes offrant un mélange de genres paléozoïques (Bellerih phon et Murchisonia) avec d'autres nettement secondaires. Des Productus (P. Lrunardi) viennent confirmer le faciès ancien de cette faune si curieuse.
La dolomie du Schlern, qui a 1000"1 d'épaisseur, est massive, cristalline et grenue, avec druses tapissées de cristaux dolomitiques. Toute trace de stratification y a disparu et rien n'est extraordinaire comme les gigantesques aiguilles aux parois verticales, telles que le Langkofl, que forme cette dolomie. Sa teinte d'un blanc rosé et l'absence complète de végétation la signalent d'ailleurs de loin, non moins que ses contours étranges, au voyageur qui parcourt la haute vallée de l'Adige. Evidemment ces dolomies, aujourd'hui massives, résultent A» la transformation d'un calcaire primitivement stratifié, par des émanation* magnésiennes do.nt la source est facile à trouver dans les éruptions de porphyre augitique dont le Tyrol méridional a été le théâtre. Seulement, d'accord avec M. de Itichthofen, M. de Mojsisovics croit que les masses calcaires n'étaient pas originairement continues et constituaient dé véritables récifs coralliens (2).
Les couches de Saint-Cassian ont pour équivalent, sur le versant nord des Alpes les couches de Partnach, qui correspondent aussi a l'horizon d'Halobia Lommeii Sur le flanc nord des Alpes, dans le pays de Salzbourg, l'ensemble des couches de Saint-Cassian et du Schlern, équivalent du Kohlenkeuper, est représenté par les calcaires de ïïalhtadt. Ce sont des marbres rouges, roses ou blancs, bariolés, de 250 à 500 m. de puissance, contenant, avec Orthoceras alveolare, O. retiadatum, 0. dubium. de très grandes ammonites telles (\u Ammonites Mettrrnichi ri des bivalves, Monotis salinaria. A cette assise se rapportent les gîtes saliféres A1 llallstadt et d'Ischl, exploités depuis la plus haute antiquité.
M. de Mojsisovics (."») sépare le calcaire de llallstadt eu deux assises : l'inférieur»'. à Ammonites Metternichi. dont il fait l'étage norique ou tout, au moins la partie supérieure de cet étage; et les couches à Amm. Wengeims et .-1. triadicus . formant la base de l'étage car nique.
2° Les couches de HaibL qui terminent le Keuper dans le Tyrol méridional, sont.
sur le plateau du Schlern, des couches sableuses, oolithiques et ferrugineuse*
à Myophoria Keferstcini, ou des calcaires marneux et des marbres eoquilliersavef
Perna aricultefurmis. Mais à llaihl même la série est plus complète et comprend
des marnes et calcaires à Myophoria Kefersteini, que surmontent des calcaire?
noirs à Ammonite* Joannis Austria* et des dolomies contenant Perna aviculœformis,
(1) Il convient de mentionner l'opinion de M. de Mojsisovics, pour qui beaucoup des orthocères du trias alpin seraient des bflcmnitides du jrenre Aulacoecrat. Ci) Die Dolomitriffe von Sïtdlirol, 1X79. (3) Jahrb. der k. k. geol. Heichsanstalt , XIX. p. 01.