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TYPES DIVERS DU TRIAS

C'est dans le conglomérat dolomitique qu'on a découvert les ossements des Thecodont08aurus antiquus, Palœosaurus cylindrodon et P. platyodon. La même assise a fourni, dans le pays de Galles, des traces de Brontozoum (1).

Le grès du keuper contient des ossements et des empreintes de pas de labyrinthodontes, ainsi qu'un poisson, Dipteronotus cyphus.

Dans les marnes rouges, dont la puissance varie de 450 à 600 mètres, on trouve une couche de grès blanc, avec cristaux pseudomorphiques de sel gemme, renfermant Estheria minuta, Pullastra arenicola, des dents d'Hybodwt Keuperi et des traces de Labyrinthodon giganteus. C'est à ce niveau qu'on trouve, en Ecosse, les Steganolepis Robertsoni (crocodilien) et Telerpeton elginense.

Le sel gemme se présente dans l'étage en masses lenticulaires rougeâtres, atteignant jusqu'à 60 mètres d'épaisseur.

Sur la côte méridionale du Devonshire, à Budleigh Salterton, le conglomérat triasique est formé de galets de quartzites siluriens et dévoniens, qui paraissent avoir été empruntés à des roches primaires, dont l'affleurement serait actuellement masqué par les eaux de la Manche.

Afrique. Asie. — Il existe dans des dépôts lacustres, probablement triasiques, du sud de l'Afrique, tout un groupe de reptiles carnivores, dont les os présentent une remarquable analogie avec ceux des mammifères marsupiaux. On sait que M. Owen a proposé le nom de Thériodontes (2) pour cet ordre, dont la première apparition parait avoir eu lieu à l'époque permienne. La formation de Karoo, qui contient ces reptiles, appartiendrait donc, au moins en ce qui concerne les couches dites de Beaufort, au trias, ainsi que le groupe de Panchet de l'Himalaya, qui renferme des débris de reptiles d'affinités triasiques.

En outre, la région himalayenne offre des couches marines triasiques pourvues d'une faune où M. Beyrich a reconnu beaucoup des espèces du trias alpin, notamment Ammonites binodosus et A. Studeri.

Amérique du Nord. — Le trias de l'Amérique du nord affleure dans trois régions distinctes : celle des Apalaches et celle des Montagnes-Rocheuses, où il offre un type voisin du faciès arénacé de l'Europe septentrionale et la région du Pacifique, où ses caractères sont ceux des dépôts alpins.

Le trias des Apalaches forme des bandes étroites, mais qui se prolongent, sur tout dans le Connecticut, avec des caractères uniformes sur de grandes étendues. C'est un grès d'un rouge brun, parfois constitué à l'état de véritable arène granitique, avec schistes et conglomérats, ayant au moins 1000 métrés de puissance et présentant de nombreuses traces de clapotement des vagues, ainsi que des empreintes de gouttes de pluie. Le dépôt des couches a été interrompu par des éruptions mélaphyriques et, dans le bassin du Mississipi, on y observe des marnes et des grès rouges avec gypse. Quelques couches de houille sont subordonnées au trias, notamment à Richmond et dans la Caroline du Nord.

(1) Quart. Joum. geol. Soc. of London, XXXV, p. 511.

(2) Geol. Soc. ofLondon, 2 février 1876.

Les végétaux de l'étage sont, comme en Europe, Equisetum columnare, Ftenr phyllum long i fol ium, Voltzia heterophylla. Les traces de labyrinthodooto abondent dans le Connecticut, où Ton a compté plus de 42000 empreintes. L» géologues américains ont également signalé dans cet étage un petit mammifa? didelphe, Dromatherium silve$tre9 qui serait le plus ancien représentant cotm de cette classe. Mais il est à remarquer que 'es dépôts marins jurassiques fais* absolument défaut dans la contrée, il n'est nullement impossible que les assws supérieures de ce qu'on a décrit comme trias appartiennent déjà à l'étage rfcêtien (I). Ainsi s'expliquerait l'apparition du Dromatherium et celle de certaus végétaux qui, en Europe, ne descendent pas dans l'étage keupérien.

De même qu'en Europe, le cuivre se montre dans les dépôts triasiques américains; on le rencontre dans le New-Jersey et dans le Connecticut.

À l'est des Montagnes Rocheuses, le trias est constitué par des grés rouge, des marnes bariolées gypsiféres et quelques assises magnésiennes. Son épaissir varie entre 600 et 1800™.

Bassin du Pacifique. Région» arctique». — M. Wllîtney a reconnu que.surlfi

côtes du Pacifique, depuis le Mexique jusqu'à la Colombie anglaise, le trias* périeur est représenté par des couches que leurs caractères paléontologie relient à celles de Hallstadt et de Saint-Cassian. Les régions les plus fossilifa* sont les montagnes de llumboldt et le comté de Plumas en Californie. Quatre ta espèces fossiles recueillies sont identiques avec des formes européennes. G*n* à Hallstadt, il y a mélange d'orthocères et de gouiatites avec des nautiles, fc cératites et des ammonites globuleuses et les acéphales dominants appartienne* aux genres Jlalobia, Monotis, Avicuta. Pecten, Myophoria. Les couches à Jhmtin ont d'ailleurs été retrouvées jusque dans la péninsule d'Alaska.

C'est encore au faciès alpin que se rapportent les dépôts triasiques ivomi;* au Spitzberg par M. M. Xordenskjoeld ni Blomstrand et où M. Lindstrôm a ilél"1, miné Halobia Lomiaelu Cératites Malmyrcni, Ammonites Gaytani. avec k* genres Poxirfoiiia, Encrinus, Monoti* et des vertébrés, lchthyo*aurus. Acrodv^ La roche dominante est un schiste argileux noirâtre, avec bancs calcaire •* couches de coprolithes. Ça et là on observe dans le schiste d'immenses nodule calcaires, parfaitement arrondis, au milieu desquels se rencontrent somtf de gigantesques ammonites.

En terminant ce chapitre, il convient de faire remarquer que les dépôts tria* ques à faciès alpin ne se rencontrent que dans les pays où les couches ont saki des bouleversements notables. Ce fait s'explique sans difficulté; car les dépâto* question, ayant un caractère pélagique bien accentué, n'ont pu être amenés « jour, en général, qu'à la faveur de mouvements capables de procurer l'èntfrsi* de fonds de mer autrefois éloignés des rivages.

(1) Dana, Manual, 1875, p. 403.

(2) Gcol. Magazine, 1870, p. 72.

PÉRIODE LIASIQUE.

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