GÉNÉRALITÉS SUR LA PÉRIODE LIASIQUE
Caractère* généraux de la période. — La série jurassique comprend,
comme son nom l'indique, un ensemble de dépôts particulièrement développés dans les montagnes du Jura, où cette série comporte une division naturelle en deux systèmes. Dans celui qui occupe la base dominent en général les sédiments marneux ou arénacés. Nous le désignerons sous le nom de système lianique, en y comprenant le lias et Yinfralia* des auteurs. Le système supérieur est celui auquel appartiennent toutes les couches de calcaire oolithique du Jura et du bassin anglo-parisien; ce sera pour nous le système oolithique.
La période liasique inaugure un ordre de choses sensiblement différent de celui qui avait prévalu aux époques précédentes. Les couleurs vives et si étrangement bariolées des sédiments triasiques ont disparu ; le sel gemme et le gypse cessent de se déposer; aucune roche éruptive ne se manifeste à la surface et des dépôts, d'abord arénacés, puis marneux et très chargés de carbonate de chaux, préparent, en quelque sorte, l'avènement d'une période où, dans presque toute l'Europe, devenue un archipel de coraux, il ne va plus, pour ainsi dire, se déposer que des calcaires.
Le continent, durant cette première période, ne s'accroît pas d'une manière sensible et, en France, le Plateau Central reste nettement séparé à la fois de l'Armorique, des Vosges et du massif alpin. Néanmoins son relief parait se prononcer et Ton commence à entrevoir, à côté des types végétaux de localités humides. ceux qui caractérisent les stations sèches. D'ailleurs quelques dépôts schistan avec couches de houille attestent qu'il existe encore, en certains points, des lagunes et des étangs où les débris de la végétation terrestre viennent s'entasser. Les reptiles nageurs atteignent un développement remarquable et les mammifères font leur apparition par quelques genres de petite taille, de la famille des didelphes. Enfin, tandis que les ammonites, dont le trias avait vu le premier épanouissement, déploient une extrême variété de formes, un nouveau genre de céphalopodes, celui des bélemnites, jonche de ses débris les plages où se déposent la vase et la marne; en même temps les huîtres du genre grypbée pullulent au point de constituer des bancs entiers.
Famé Uasiqae. — Dès le début de la période liasique, l'embranchement de vertébrés s'enrichit d'une nouvelle classe, celle des mammifères, représentée par un petit marsupial, Microlestes antiquus: même, d'après quelques auteur*. cette classe aurait commencé à se montrer vers la fui du trias dans le Dromaiktrium sylvestre de la Caroline du Nord.
Kijr. 317. — Plvsiosaurus tlolichutleirus. Con\l»., du sinêinurien de Lyme Régis.
Les crocodiliens, à tête très réduite et protégée par d'épaisses plaque* osseuses, offrent les genres Mystriosa u rus, Pehigosaurus et Macrospondylus. Mi& parmi les reptiles, la prépondérance appartient aux énaliosauriens ou reptifcs nageurs, et surtout aux gigantesques lchthyosaurus et Plesiosaurus (ûg. 31 7) dont l'infériorité relative est attestée par leurs vertèbres biconcaves, analogues à celle? des poissons. D'autres genres déjà connus dans le trias, Nolhosaurus, Belodo*. etc., remplissent de leurs ossements certaines couches de la base du svstème.
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Les poissons se montrent en grand nombre; ce sont des squales, Bybodus, Acro-
dm, Sauricktkys, etc., et des ganoTdes, mais à queue homocerque, Lepidotut,
Ptycholepis, elc. Les insecte», coléoptères et hyménoptère», ont laissé leurs débris en grand
nombre dans quelques-unes des couches liasiques de l'Angleterre et de l'Argovie.
tïg. 3*i.
u sinéraurlcn. — Kig. ÏI9 Amm. (Sckiothemia) angu- Dtrocemt) armaftu, Sow., du loircieii.— Flg. 3*1. Amm.
Parmi les mollusques dominent les céphalopodes et spécialement les Animo-
ns. 3ïl. Ammùnila [Biltlaterm) Uifroni, Brup., du Loarcien. — FJg. SU. Amm. [tinterai] «rpcntiniu, Sclilolb., du tu arc i en.
nites (fig. 318 u 5'lo) el les Belemnitet (fig. 326 à 529). Au nombre des SOUS-
Itt Ht tS SfOLOGH.