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Oolithe blanche miliaire à Purpura minax (8m

5. Calcaire marneux gris jaunâtre Amm. arhustigerus et Pholad. Vezelayi (20"). Vésulien. 1 4. Marnes grises ou bleuâtres à Amm. Parkinsoni et Ostrea acuminata (12m). { 3. Marne cannabine à Pholad. Murchisoni (lm). . . \ 2. Calcaire grisâtre à Pecten articulatus, P. perso na tut (25m).

Uajocien. ^ i FeuiIlet marneux à Zoophycos scopariut (0-,20).

À Nolay, le calcaire à entroques (couche n° 2) renferme des lits marneux remplis de Pecten articulatus, Cidaris spinulosa, C. cucumifera, Peniacrinus bajocensis.

Aux environs de Chalon-sur-Saône, le corallien, puissant de 80 à 100m, se divise en trois assises (3) :

(i) Bull, de la Soc. géol. de France, 2- série, XV, p. 577.

(i) J. Martin in Pcllat, Bull, de la Soc géol. de France, 3« série, IY, p. 703.

(3) Delafond, Bull, de la Soc. géol. de France, 3* série, IV, p. 641.

3. Oolithe blanche corallienne (50") à Cidaris fl or i gemma, Diceras arietinum et polypiers.

2. Dalles coralliennes (20 à 30"), de couleur jaunâtre rosée, à Cid, flori gemma, Apiocritnu Rou-

syanus.

i. Calcaire oolithique rouge (30 à 40"), ayant parfois le faciès du cale, à entroques, a?ec Cid.

florigemma, Megerlea Fleuriausa.

Le séquanien et le ptérocérien n'ont que quelques mètres et sont représentés i Germolles par un calcaire jaunâtre à grosses oolithes oblongues, contenant Rhynck. inconstans et Ceromya excentrica. VEx. virgula n'a pas été rencontrée dans cette région. En revanche, on observe autour de Saint-Hilaire 40m de calcaires compacts, d'un jaune nankin, alternant avec des assises de sable siliceux et où les nérinées, ainsi que les Mytilus Morrisiy Pholadomya multicostata et Natica Jforcousana, semblent bien indiquer le sous-étage bolonien.

Hont d'Or lyonnais. — Les étages inférieurs du système oolithique sont très développés dans la région du mont d'Or lyonnais (i). Le bajocien y débute par 2 à 3 mètres d'un calcaire ferrugineux à fucoïdes (Chondrites scoparius) avec Amm. Murchisonœ. Au-dessus vient le calcaire jaune de Couzon, épais de 50". et contenant des silex rubanés, ainsi que Pecten personatus. Cet ensemble est couronné par i",50 d'une oolithe ferrugineuse à Amm. Blagdeni.

A cette oolithe succède une assise, puissante de 50 à 60 n, formée d'un calcaire blanchâtre marneux, ou plutôt siliceux, qui porte dans le pays le nom de ciret. Ses fossiles qui, grâce à leur nature siliceuse, se détachent aisément quand on attaque la roche par un acide, sont Amm. Parkinsoni, A. Gar antianus, A. subradiatus, Crioceras (Ancyloceras) bispinatum, Trigonia costata, Terebratula sphxroidalis, T. fimbria, T. perovalis. Cette faune appartient à la partie tout à fait supérieure du bajocien.

Le ciret est recouvert par un cordon d'oolithe ferrugineuse, qui le sépare d'un calcaire à Amm. bullatus, A. arbusligerus, Collyrites analis, au-dessus duquel viennent des bancs épais d'une oolithe miliaire, avec silex rubanés. exploitée à Lucenay.

Golfe de l'Aveyron. — Le système oolithique revêt une forme spéciale dans ce golfe jurassique qui, débouchant sur le bassin méditerranéen entre Lodève et le Vigan, s'étend, des Cévennes à la montagne Noire, jusqu'au delà de Rodez. Les étages inférieurs, y compris l'oxfordien, sont à l'état de calcaires compacts souvent dolomitiques, mal stratifiés, parfois puissants de 500m et formant, au pied des Cévennes, des plateaux monotones et arides, désignés sous le nom local de causses (causses de Sévérac, du Larzac, du Concoures, etc.). Un petit nombre de profondes coupures traversent ces plateaux et sont parcourues par des cours d'eau qui coulent sur le toarcien.

Aux environs de Millau, notamment à la Cavalerie et à la Liquisse, des couches, généralement minces mais exploitables, d'une houille sèche ligniteuse. s'observent dans l'étage bathonien. Ces lignites font partie d'un ensemble de

(1) Dumortier et Ebray, Bull, de la Soc. géol. de France, 2* série, XYI, p. 1062.

SYSTÈME OOLITfflQUE. TYPE JURASSIEN.

couches fluviomarines, épais de 30m et reposant sur une dolomie qui le sépare des couches à Pinna cuneata et Rhynch. cynocephala(\), tandis qu'il est recouvert par des calcaires compacts en dalles, probablement calloviens. Les fossiles marins de l'assise lignitifére sont Natica hemisphœrica, Ostrea Sowerbyi. Un banc franchement lacustre s'y rencontre, avec Palndina bulbiformis, Bythinia trachulus, Cypris avena. La flore comprend Equisetum Duvali, Microdictyum ruthenicum, M. Woodwardianum, Otozamites, Sphenozamites.

Les lignites des causses se trouvent à la fois dans l'Àveyron et dans le Gard, où on leur donne quelquefois le nom de stipites (créé par Brongniart à cause des débris de tiges de cycadées qui prédominent en général dans les combustibles de l'ère secondaire).

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