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Calcaires gris à Amm. polyplocus (80m

5. Calcaires bleuâtres, avec marnes bitumineuses (20m), appartenant à la zone 4 Amm. bimammatus.

i. Marnes et calcaires marneux (30m) des zones à Amm. transversarius et A. cordât ut. t. Marnes grises, schisteuses, feuilletées, à Amm. macrocephalus.

(1) Iluguenin, Bull, de la Soc. géol. de France, 3# série, II, p. 519; V, p. 37.

(2) De Loriol, Société paléontologique suisse, 1878.

(3) Huguenin in Pillet, Bull, de la Soc. géol. de France, Z* série, IX, p. 363.

(4) Assoc. française, session de Montpellier, p. 610 et Bull, de la Soc. géol. de France, > série, X, p. 97. — Yoir aussi Boulin et Coquand, Bull, de la Soc. géol. de France, 2« série, XXVI, p. 834.

En certains points et probablement à diverses hauteurs, les couches prennent le caractère réciforme et se développent à l'état de calcaires blancs avec nérinées, dicérates et oursins: c est d'ailleurs un fait constaté que les faunes coralligènes d'horizons géologiques voisins diffèrent beaucoup moins entre elles que les faunes pélagiques ou littorales correspondantes ; il suffit de se souvenir qu'au début, et avant d'y avoir regardé de très près, personne n'avait hésité à reconnaître le coral-rag et ses fossiles typiques dans tous les horizons corail ifères de la Bourgogne, du Jura, du Bugey et des Alpes. C'est pourquoi il est fort possible que, si voisins qu'ils semblent les uns des autres, les calcaires coralliens de l'Êcbailion, de Ganges, de Wimmis, etc., n'appartiennent pas tous exactement au même étage.

H convient aussi de remarquer que les stations coralligènes du corallien proprement dit ne se rencontrent guère que dans le Jura septentrional, que celles du séquanien ou du ptérocérien se manifestent dans le Bugey comme en Bavière; enfin qu'il faut aller chercher en Languedoc ou en Provence celles qui paraissent appartenir à l'horizon le plus élevé. Les choses se passent donc comme si la zone des polypiers constructeurs avait constamment reculé vers le sud, ce qui concorde bien avec ce que nous savons de l'émersion progressive du massif européen central. H est naturel qu'à l'époque voisine de celle où les dépôts saumâtres du Purbeck allaient, dans le nord de l'Europe, céder la place aux formations lacustres du wealdien, la zone des coraux se soit trouvée" reportée sensiblement au sud du point qu'elle atteignait à l'époque du glypticien.

TTPE8 ÉTRANGERS DIVERS DU SYSTÈME OOLITHIQUE

A. ALLEMAGXE CEXTHALE

Souabe. Jura bran. — Le bajocien de la Souabe comprend les assises du Jura brun que M. Quenstedt a désignées sous les noms de [3 (in part.), y, ô,, ô,, o3. En voici la série :

o3. Oolithe ferrugineuse à Amm. Braikenridgei, A. hi furent us, lift, giganteus. o*. Calcaires à huîtres, avec Oslrea Marshi, Amm. Humphr'usianu* ((>*"). â|. Argile à llel. giganteus (Gm).

y Calcaires bleus durs.

■ *" t Couche à Amm. Sowcrbyi et couches à polypiers, avec Pecten demi-ssus et Cidaris maxima. p (in part.). Grès jaunes et minerais rouges oolithiques à Amm. Murchison<v, Pecten pumilus-

Les assises p et r sont quelquefois réunies sous le nom de zone à Inoceranm* polyplocus ou à Amm. Murchisonœ, tandis que 6, et o2 forment la zone à Corvnati, ainsi nommée de la famille d'ammonites qui y prédomine.

Quant au bathonien, dont l'épaisseur n'atteint pas 50m, la base en est formée par une assise très constante, l'oolithe à Amm. Parkinsoni ou A. ferruginem

que surmontent des calcaires oolithiques et marneux à Rhynchonella variant et Trigonia interlœvigata.

Dans le nord-ouest de l'Allemagne, les couches à Amm. Parkinsoni, qui sont des argiles schisteuses, micacées et sableuses de Z0m d'épaisseur, sont recouvertes par une assise, également puissante de 50m, d'argiles micacées, sableuses et calcaires à Ostrea Knorri, avec Amm. ferrugineus et Trigonia interlœvigata ; par-dessus viennent les couches à Waldheimia lagenalis, Avicula echinata, Amm, posterus: la puissance de ces couches est encore de 30m (1).

En résumé, en Allemagne, le faciès de la grande oolithe fait défaut et c'est ainsi que les équivalents paléontologiques du Bradford clay paraissent reposer directement sur les couches dont la faune est celle du fullers earth.

Jura blanc. Calcaire de Solenhefen. — Le Jura blanc de la Souabe a été divisé par Quenstedt en six étages, dont le premier, le Jura blanc a, correspond à la zone à Waldh. impressa, tandis que les étages p et y, ce dernier caractérisé par les spongiaires, représentent l'argovien, $ étant le corallien, s le séquanien et ç répondant à l'ensemble du ptérocérien et du virgulien.

Quant à l'oxfordien, il en faut chercher la représentation au sommet du Jura brun, dans les couches ç, composées de l'Argile à Amm. ornatus (Omatenthon) et de l'argile à Amm. Lamberti.

Cette série oolithique supérieure de la Bavière et du Wurtemberg est intéressante par l'existence d'un horizon coralligône bien marqué à la hauteur du ptérocérien, ainsi que par le grand développement que prennent, dans cet étage et dans le virgulien, les calcaires en plaquettes (Plattenkalke) .

L'horizon coralligène se montre d'abord à Nattheim, près d'Heidenheim, où, parmi de nombreux fossiles à l'état siliceux, on remarque Waldh. humeralis, Megerlea pectunculus, Nerinea Mandelslohi, Cidaris marginata, C. maxima, Hemipedina (Echinopsis) Nattheimensis, Glypticus sulcatus, Acrocidaris nobilis, etc. (2). Le récif de Nattheim est en rapport intime avec des calcaires en plaquettes, qui finissent par prédominer et parle recouvrir. Aux environs d'Ulm, ce sont des calcaires argileux, exploités pour chaux hydraulique. On y trouve Amm. ulmensis, Waldheimia humeralis, Exogyra virgula, Astarte supracorallina, Pholadomya donacina, Trigonia Voltzi, Pinna granulata. C'est probablement la partie supérieure du ptérocérien. Au-dessus viennent les schistes lithographiques, identiques avec ceux qu'on exploite à Solenhofen en Bavière et qui sont célèbres à la fois par leurs restes fossiles et par l'ensemble de leurs qualités industrielles, finesse et égalité du grain, grandeur et régularité des plaques.

A Solenhofen, ces schistes ont 25m de puissance. Leur faune comprend : le célèbre Archœopteryx et le Rhamphorhynchus, qui ont laissé sur la roche l'empreinte de leurs plumes, un Pterodactylus, de nombreux poissons, près de cinquante espèces des genres Gyrodus, Pholidophorus , Leptolepis, Megalurus, Aspi-

(1) Von Seebach in Credner. Traité de géologie, p. 524.

(2) Oppcl, die Jura formation, 1868.

dorhynchus, des araignées, des libellules, des crustacés, des céphalopodes nus présentant la trace de tous leurs organes, y compris la poche à encre, des Aptychus la tus y A. lamellosus, des ammonites, Amm. steraspis, A. lithographicus, A. hybonotus, A. ulmensis, des bélemnites, enfui des méduses, Rhizostomites et des astéries, Geocoma carinala.

Les calcaires à pinces de crabes du Wurtemberg paraissent appartenir au ptérocérien.

Bavière orientale. — Dans la Bavière orientale on observe, d'après M. Gûmbel (i ), la succession suivante :

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