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Sables blancs et argiles réfractaires (20 à 25m

C'est à la base de la première assise que se trouvent les amas de terre réfractaire depuis longtemps exploités autour de Forges et de Gournay. Les sables sont très blancs, avec petites veines, les unes ocreuses, les autres charbonneuses et contenant des empreintes de fougères, Lonchopteris Mantelli.

L'assise n° 2 contient souvent, avec des terres plastiques noires ou bleuâtres, des lits d'un grès ferrugineux qui se transforme en véritable minerai, soit géodique, soit oolithique.

Au-dessus de cet ensemble, qu'on peut mettre en parallèle avec le néocomien et l'urgonien, apparaît, du moins dans le sud du Bray, une argile grise à Ostrea aquila. Cette argile est recouverte par le sable vert albien, épais de 20 à 40m et

(1) De Lapparent, le Pays de Bray, 1879.

généralement moins glauconieux que celui de la Haute-Marne. A ce sable succède l'argile du gault, bien constante dans toute la contrée, où son épaisseur est ordinairement de ô01; ses fossiles sont Ammonites Deluci, À. splendem, Exogyra parvula. Enfin on retrouve par-dessus, avec une épaisseur de 40 à 45m, la gaize à Amm. in/latus, presque identique avec celle de l'Àrgonne, argileuse en bas el se fondant insensiblement avec le gault, tandis qu'à sa partie supérieure elle est poreuse, légère, parsemée de nodules de silex et de pyrite et imprégnée de silice gélatineuse, quelquefois aussi de grains de glauconie.

Falaises normandes. — En dehors du Bray, le système infracrétacé ne se voit plus en Normandie qu'en de rares points de la vallée de la Seine (Rouen, Yillequier) et le long des falaises entre la Hève et Saint-Jouin. On peut alors constater qu'il n'existe aucun représentant certain des étages néocomien et urgonien. L'argile virgulienne de la Hève est directement surmontée par une assise de sables jaunes bariolés de rouge, épaisse de 20 à 30 mètres, et se terminant par un poudingue ferrugineux. Ce poudingue renferme 0. aquila et Amm. Mille lianus et, dans des nodules subordonnés aux sables sous-jacents, on a trouvé des crustacés ainsi que des moules de The Us lœvigata. La difficulté d'établir aucune ligne de démarcation dans la masse des sables de la Hève fait que, jusqu'à nouvel ordre, il semble plus prudent de les réunir en un seul étage, correspondant à l'apticn. Peut-être cependant les couches inférieures au poudingue sont-elles d'âge plus ancien (1).

L'étage albien, assez rudimentaire sur les falaises normandes, offre à Cauville la succession suivante :

3. 2" de marnes micacées grises, alternant avec un calcaire siliceux gris très compact. 2. 2m à 2m50 d'argile sableuse, glauconicuse, noirâtre et pyriteuse.

1 . 2 à r>m d'argiles sableuses, noires, glauconieuses, renfermant, à la base, des graviers et des nodules phosphatés.

L'assise n° 1 a fourni quelques moules de fossiles animaux, de l'ambre el des conifères [Cedrus reticulatu*). L'assise 5 est l'équivalent de la gaize; son calcaire siliceux contient des fossiles transformés en calcédoine, Amm. inflatus. A. auritus, Turrilites Bergeri, etc.

Aaehénten de la Flandre et dn Hatnaut. — Dumont a depuis longtemps

distingué sous le nom d'Aachénien (2), en le plaçant à la base du système infracrétacé, un ensemble de sables blancs, gris, violacés, ferrugineux et d'argile diversement colorées, souvent réfractaires, parfois lignitifères, qui, en de nombreux points de la Belgique, au nord de l'axe de l'Artois, recouvrent directement les couches carbonifères. Les dépôts aachéniens sont très inégalement répartis et occupent surtout d'anciennes dépressions, dont les plus importantes sont le golfe de Mons et celui deFourmies (3). Ces sables et argiles n'ont fourni pendant

(1) Lennier, Bull, de la Soc. géol. de Normandie, 1879, p. 345.

(2) D'Aachen (Aix-la-Chapelle), par suite dune assimilation, d'ailleurs inexacte, entre le* sables de cette localité et ceux de la Mexique.

^5) Gosselet, Bull, scient, /tint, du Nord, 1874.

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