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Marne glauconieuse à Amm. laliclavius (lm50 a 2m

La marne glauconieuse, à nodules de phosphate de chaux, contient Amm. laliclavius y A. navicularis, A. varians, Terebralula Dulempleana, T. semiglobosa, Discoidea subitculus, etc. La deuxième assise, très argileuse, bleuâtre et imperméable à sa base, où s'observe Plocoscyphia mœandrina, est celle dans laquelle on a proposé de creuser le tunnel sous-marin entre la France et l'Angleterre. Avec Amm. varians, elle contient Turrililes luberculalus, T. coslalus, Amm. Mantelli, Terebraltdina striala. La troisième assise renferme Amm. rolomagensis, A. cenomanensis, A. Lewesiensis, Holasler subglobosus ; sur le pourtour du Boulonnais elle abonde en petits brachiopodes, notamment en Kingena.

L'assise à Bel. plenus est une marne jaunâtre qui se relie intimement à la

masse qu'elle recouvre. D'ailleurs elle supporte en parfaite concordance la craie turonienne, en sorte qu'il semble impossible d'admettre qu'il y ait eu, entre ces deux dépôts, une discontinuité quelconque. H. Douvillé a proposé (4) de réunir la marne à Bel. plenus aux marnes immédiatement sous-jacentes, à Kingena, Amm. cenomanensis et Amm. Genioni, et de regarder cet ensemble comme l'équivalent des sables du Perche (2). Cette solution, qui fournil, dans le nord de la France, la représentation du sous-étage carentonien, comme l'indiquait M. Coquand (5), nous parait devoir être adoptée. Nous constaterons d'ailleurs qu'en suivant le bord méridional du bassin parisien, on voit le faciès sableui envahir peu à peu d'abord le sommet, puis la totalité du cénomanien. Le turonien du cap Blanc-Nez comprend :

5. Craie dure, sableuse et fossilifère, à gros silex, avec Holaster planus et Amm. Prosperianusly). A. Craie blanche à silex rosés, avec Inoceramus Brongniarti et Rhynchonella Cuvierî \%m). 3. Craie blanche compacte, à silex rares, avec Tereb. gracilis (10m).

2. Craie blanche verdâtre, avec veines vertes ondulées, en grandes assises (20").

1 . Craie verdâtre, avec veines argileuses et nomi reux nodules très durs , régulièrement disséminés dans toute la masse (20B).

L'assise n° \ est la plus fossilifère; elle renferme Amm. nodosoides, Inoceramus labiatuSy Rhynch. Cuvieri, Echinoconus subrotundus, Discoidea inféra^ Cardiaster pygmœm, etc. Ses nodules, s'altérant à l'air beaucoup moins que la masse qui les entoure, demeurent en saillie sur les escarpements et signalent de loin à l'attention la base de la craie turonienne dans les falaises des deux rives du Pas-de-Calais.

Toartia de la Flandre et du Halnaot. — Tandis que, dans le Boulonnais, la marne glauconieuse du cénomanien succède sans discordance aux marnes albiennes, le cénomanien de la Flandre et du Hainaut affecte ordinairement la forme d'un poudingue glaueonieux à galets de quartz, qui repose directement sur les courbes primaires. Les mineurs ont donné à ce poudingue, rencontré dans tous les puits de mines de la Flandre, le nom de tourtia. Mais il en existe plusieurs horizons. On doit distinguer, selon M. Barrois (4) :

3. B. Tourtia de Mons (net-rien de Dumont, in part.), marne glauconieuse, avec ou sans galets, à fossiles phosphatisés ou non et à nombreuses dents de squales, contenant Bel. plenus, Ostrea lateralis, 0. haliotidea, 0. carinata, etc.; se trouve à Autreppeet à Bellignies.

3. A. Tourtia de Montignies-éur-Roc et de Tournai, contenant la faune des Grès du Maine (Codiopsis dama. Catopygus columbarius, radiuliies. caprotines. etc.). poudingue très cohérent, à gros cailloux de grès et de psammites, avec fossiles à surface rougeâtre, jnuuâtre ou jaune verdâtre (an plus l'",5u).

2. Tourtia d'Axsevenl et des mineurs du Pas-de-Calais; marne glauconifére à nodules phosphatés, avec Amm. variait*.

1. Tourtia de Sassegnies (cl sables verts d'Avesnes), marne à galets (Gompholithc), avec Ostrea resicutosa, Pectcn asper, Cidaris vesicutosa.

Encore conviendrait-il d'ajouter à ces divers horizons, qui comprennent tout

(1) Carte géologique détaillée, notice de la feuille de Boulogne.

(2) Voir plus loin, p. 9C0.

(3) Bull. Soc. géof. de France, 3° série, VIII, p. 311.

(4) Ami. Soc. gi'ol. du Nord, V, p. 330. Cornet et Briart, Me'm. Soc. des sciences du Hainaut, 1866, Description du t. crétacé du Hainaut, 1804.

SYSTÈME CRÉTACÉ. CHAMPAGNE ET BOURGOGNE. 9ô7

l'ensemble du cénomanien, celui du Sarrasin de Bellignies et d'Houdain, roche de sable, de débris de fossiles et de limonite à ciment calcaire, dont la faune paraît plus ancienne que celle de la zone à Pecien asper.

Il n'est pas certain que le tourtia de Montignies-sur-Roc (ancien hervien supérieur de Dumont), soit inférieur h celui de Mons. Les relations de ces deux dépôts n'ont pu encore être établies avec certitude. Les brachiopodes, notamment Terebratula nenriensis, abondent dans le premier, avec Tereb. biplicata et Rhynchonella Lamarcki.

Cénomanien des Ardennes, de la Champagne et de la Bourgogne. — Le

cénomanien de la région ardennaise offre une composition assez particulière. M. Cli. Barrois (1) y reconnaît quatre divisions.

4. Marne blanche de l'Argonne et marne glauconieuse de la Thiérache, à Belemuifes pie nus

3. Marne glauconieuse à fossiles transformés en pbosphorite blanchâtre, Arca Passyana,

A. Maitleana, Kingena lima, Venus faba, etc. (3m). 2. Sables glauconieux de la Hardoye (4 à 5"), avec Ostrea conica, 0. la ter a lis, Pecten hispidus,

P. laminosus.

i. Marne grise de Givron (30œ) à Amm. varions, A. falcatus, Pecten elongatus, P. asper,

Terebralulina slriata, T. rigida, Rhynchonella Martini, Micranabacia coronu/a.

Ces divers termes sont souvent faciles à confondre les uns avec les autres, car il s'agit de dépôts littoraux, presque tous glauconifères et se débordant plus ou moins les uns les autres.

Auprès de Sainte-Mcnehould, le cénomanien est formé par des sables quartzeux et glauconieux à Pecten asper, dépourvus de calcaire, mais contenant des nodules phosphatés exploitables. Leur épaisseur, très variable, atteint sur certains points 30,u (2). Au-dessus viennent des marnes, supportant la craie marneuse à In. labiatu*.

A partir des limites de la Champagne, le cénomanien change de caractères : les zones à Pecten asper et à Amm. latuiavim ne se retrouvent plus que sous la forme d'une marne, très peu puissante, ne redevenant glauconifère que dans l'Yonne. L'assise â Holasler subglobosus, épaisse de 20 à 50m, constitue, dans l'Aube et l'Yonne, ce qu'on a quelquefois nommé la craie ammonitifère ; c'est une marne blanchâtre sans silex, où les moules de céphalopodes sont enduits d'une teinte ferrugineuse et qui contient, entre autres, Amm. rotomagensis, A. varians, A- Mantelli, Inoceramm striatm. Quant à l'horizon de Belemnites plenus, il est encore reconnaissable dans les environs de Vitry, où il contient Magas Geinitzi, Micranabacia coronula, etc.

Près de Saint-Florentin et de Seignelay, la craie cénomanienne, constituée par une sorte de tu fléau jaunâtre, avec inocérames, Amm. Mantelli, A. falcatus, Ostrea liicordeana, etc., est assez riche en silex grisâtres et forme une assise homogène où il est difficile d'introduire des subdivisions.

(1) Ch. Barrois, Ann. Soc. géol. du Nord, V, p. 320.

(2) Peron, Assoc. française, congrès de Reims, 1880.

9j8 GROUPE SECONDAIRE.

Cénomanien du Berrl. — Aux environs de Sancerre, aussi bien sur la rive droite que sur la rive gauche de la Loire, on commence à constater la superposition d'une marne à Ostrea columba, 0. biauriculata, qui vient occuper la place de la zone à Belemnites plenus, à une craie plus ou moins sableuse, qui renferme Holaster subglobosus. Cette assise elle-même repose sur une craie micacée à Amm. Mantelli et Nautilns elegàns, glauconieuse à sa partie inférieure, laquelle est en contact avec les sables ferrugineux à Amm. inflatus (I).

A la Motte d'Humbligny, la couche à ostracées, tendre et marneuse, a 15" de puissance et renferme Amm. Gentoni, O.columbà, 0. cf. vesicularîs; mais, au lieu de reposer sur de la craie, elle couronne une assise, puissante de 40m, de sables jaunâtres à mica argentin et de psammites, et ceux-ci, à leur tour, reposent sur un calcaire blanc-grisâtre, à cassure terreuse, renfermant Corbis cordiformis, Janira quinquecoslata, Trigonia spinosa, Amm. Mantelli, A. variant. C'est la base du cénomanien. Ainsi, en s'avançant vers l'ouest, on prend sur le fait l'introduction du faciès sableux au sommet d'un étage qui, jusque-là, s'était montré exclusivement calcaire.

Cette transformation est encore bien mieux marquée à Vierzon (2), où, sous les argiles de la Sologne, on relève la superposition suivante :

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