LE STSTÈHE CRÉTACÉ DANS LE BASSIN DU RHONE
Vallée de la Saône. Jura. — La craie blanche s'est étendue dans la vallée de la Saône, comme en témoignent quelques lambeaux de craie à silex, conservés à la faveur de failles au pied de la côte Châlonnaise. D'ailleurs des Micraster
SYSTÈME CRÉTACÉ. BASSIN DU RHC»ïE. 065
en silex, trouvés en divers points sur les premières hauteurs du Morvan, semblent bien attester qu'autrefois la craie blanche, ultérieurement dénudée, recouvrait une notable partie de la région.
À Guiseaux (Saône-et-Loire), on observe, au-dessus du gault, quelques décimètres d'une argile sableuse, fortement mélangée de parties blanches gaizeuses et contenant la faune de Rouen (4).
Dans l'Ain, près de Leyssard, un lambeau de craie, glauconieux à la base et épais de 30 à 40", repose sur le gault à Amm. mamillaris (2). De même, dans le Jura, M. Bonjour a le premier signalé, près de Lai ns, par 520™ d'altitude, un gisement de craie tendre blanche, à Echinoconus conicus et Micraster, formant une couche de 4m,50 au-dessus d'une craie à silex, avec Cyclalites ellipticus.
Quant au cénomanien, il est représenté en quelques points du Jura par une craie sableuse et des sables marneux à Amm. rotomagensis, Scaphites xqualis et Holaster subglobosus, reposant sur une couche de sables bariolés à Oitrea carinata.
Dauphiné, Alpes maritimes. — Dans le Dauphiné, le cénomanien se montre sous la forme des grès verts de la Fauge, à Discoidea cylindrica, surmontés par des sables à Amm. varians et Turrilites costatus. Rien n'indique la présence du turonien ; mais une puissante assise de calcaires en dalles, appelés lames t épaisse de 100m, recouvre le cénomanien et parfois repose directement sur le gault à nodules. A Sassenage, ces lauzes contiennent Bel. mucronata (3) et se montrent ainsi l'équivalent des calcaires à silex des environs de Grenoble ainsi que des calcaires plus ou moins crayeux d'Entremont-le-Vieux (Savoie), qui renferment aussi Oitrea vesicularis, Ananchytes ovata. A la partie supérieure des calcaires à silex, près du Yillard de Lans, H. Lory a signalé un calcaire blanc jaunâtre avec Orbitoides média, Ostrea larva, Otostoma ponticum, espèces maêstrichtiennes.
Dans la Drômc et les Basses-Alpes, le sénonien se montre, encore exempt de rudistes, avec Amm. subtricarinatus, A. Pailleteanus, Micraster cor anguinum, etc. et il en est de même à la Palarea et au col de Braus, prés de Nice, où les calcaires marneux à Amm. t exanus f Inoc. Cripsi, Micraster cor anguinum, reposent directement sur des couches à Inoc. labiatus et 0. columba.
Cette persistance du type septentrional de la craie contraste avec le changement marqué qui s'opère dans la composition du système, aussitôt que, quittant le pied des Alpes, on pénètre dans fa Provence. A ce moment apparaît un type nouveau, destiné à prévaloir dans la zone méditerranéenne jusqu'au Sahara et caractérisé par le grand rôle que jouent, dans la (aune, la famille des chamacé* et celle des rudistes.
Pr**cmee. CémmtmmmUm. — La coupe générale du cénomanien de la Proyence comprend cinq assises (4) :
\\) Charpj et de Tribotet, Bull. Soc. géol. de France, 2* tisevt, X, p. 1M. #
«.*) Benoit, Bull. Soc., géol. de France, * tèhe. Xîï, p. 114.
(5, Lory, Bull. Soc. géol. de France, 5* férié, II, p. 58.
(4, A. Toucas, Bull. Soc. $éol. de France, 3" térie. If, p. 910.