Calcaires à nérinées et 0*trea eburnea
?. Calcaires marneux et grès à Catopygu* obtunut, XucUolitcs parallèles (30*). 1. Calcaires marneux à Amm. nodoêoidee, Inoceramus labiahu, Periaster (Linthia) f erneuUi (100-).
Ici nous voyons apparaître, pour la première fois, les calcaire* à hippurites, destinés à devenir la caractéristique du crétacé méditerranéen.
Aux environs d'Uchaux, le turonien est surtout constitué par des couches arénacées. On y distingue (1) :
Grès de Mornas l Grès et sables à Sphœrulites Sauvagesi, S. Desmoulins i% Ostrea Mornasiensit. (in pari.) j Grès grossiers et sables quartxeux. (80 à 220-). f Grès à Rudistes (Hippurites Requieni) et a polypiers.
!Grès calcarifères, ferrugineux, à fossiles siliceux (8 a 49-). Grès calcarifères, sableux ou marneux, a Amm. papalis et petits spongiaires (18 à 40-).
Calcaire marneux et grès à Epiaster, Inoceramus labiatus, Amm. notloroides.
L'assise 5 est celle qui renferme la faune dite d'Uchaux, comprenant Callianassa Archiaci, Amm. Requieni, A. Bravaisi, Ostrea plie i fer a, 0. columba major, Trigonia scabra, Cucxdlœa Matheroni, Cardium hillanum, Spowlylus hyitrix, Rostellaria ornatay Chenopus simplex, Eulimus amphora, Turrilella Uchauxiana, Cyclolites numismalis, Trochosmilia compressa t etc. Les assises 1 et 2 représenteraient seules le ligérien et le reste appartiendrait à l'angoumien.
Sénonien provençal. — L'ensemble du sénonien, pour la Provence entière» peut être groupé ainsi qu'il suit (2), les épaisseurs indiquées se rapportant A la région du Beausset.
6. Calcaire marneux à Nerinea bisulcata, Lima ovata, Ostrea vesicularis, Gypho-
soma subnudwn, lihynck. Eudesi (30-?).
Campanien. { 5. Marne?, grès et calcaires a Bélemnitelles, a?ec Hippurites dilata tut, II. cana-
liculatue, Ostrea Merceyi, 0. Caderensis, Cyphosoma corollare, C. microtuber-
culatum (50 è 60-).
4. Marnes sableuses à Oetrea proboscidea et spongiaires (50"). 3. Marnes bleues à Inoc. digitatue et spongiaires (00"). Santonien. ( 2. Calcaire* et grès à Amm. texanwt, Micraster brevU, M. turonensU, Holtiêter
integer, Spondylue spinosus, et cale, noduleux à M. Matheroni (80"). 1. Calcaires et grès à Rhynch. pelrocorientie, avec sphérulites et écuinides (40*).
Ainsi Ton voit qu'en Provence, bien au-dessus du premier niveau à hippurites qui termine le turonien, il en existe un second, le plus souvent même subdivisé en plusieurs autres, dans la masse de la craie â bélemnitelles. Ce n'est que depuis peu de temps et grâce aux travaux de MM. Peron (5) et A. Toucan, confirmant une idée émise en 1864 par M. Reynés, que la place exacte de ce deuxième horizon d'hippurites a été reconnue. Jusqu'alors il avait été^réuni au premier dans l'étage turonien, où il formait le sous-étage provencien de M. Coquand et tandis que, dans le midi, le turonien se trouvait ainsi enrichi de termes qui semblaient faire défaut dans le nord, en revanche le sénonien méditerranéen était extrêmement réduit. La grande lacune qu'il fallait admettre dans
(1 ) Hébert et Toucas, Bull. Soe. géol. de France, 2* fèrie, II, p. 475; VIII, p.*t. (2, A. Toucas. Bull. Soe. géol. de France, 3* série, I, p. 165. (3) Bull. Soe. géol. de France, *• série, V. p. 409; VIII, f. SS.
le bassin de Paris pour expliquer l'absence du provencien se conciliait mal, d'ailleurs, avec la parfaite continuité des assises de la craie. Toute difficulté disparaît si Ton reconnaît le caractère sénonien du second horizon d'hippurites, dont l'analogie apparente avec le premier, résultant de certaines espèces communes, telles que Hipp. cornuvaccinum et H. organisons, est du même ordre que celle qui relie entre eux, soit les divers horizons de calcaires à réquiénies, soit les divers massifs corallifères du jurassique, si faciles à confondre dans un premier examen. C'est une preuve de plus de la stabilité avec laquelle se maintiennent les caractères des formations de récifs, quand autour d'elles la faune des dépôts littoraux ou pélagiques subit des variations beaucoup plus rapides.
On observe dans le campanien du Beausset, intimement associé au dernier horizon de rudistes, un dépôt à végétaux, formé de calcaires et de grès. Ce dépôt est assez remarquable par l'analogie que ses fougères (Lomatopteris) et ses conifères (Cyparissidium, Araucaria) ont gardée avec les types des époques plus anciennes. Les dicotylédones y sont rares et il semble que Ton constate l'action d'un climat plus chaud, se traduisant par une flore moins transformée que Celle des régions plus septentrionales (1). Les espèces principales de cette assise sont Araucaria Toucasi et Magnolia telonensis.
Dans le bassin d'Uchaux, le sénonien, réduit à sa partie inférieure, est composé comme il suit (2) :
4. Calcaires marneux a H ippurites organisons et H. cornuvaccinum de Piolcnc (15").