BASSIN DE LONDRES
NORD DE L'ANGLETEItRK.
Campantes.
Craie de Portsdown, de Piddletown et de Studland Bay, à Bel.
mucronata (20 à 50-).
Craie blanche tendre, a silei noirs, de Norwich, a bel. mucronata (150 à 200").
Santoxulx.
Craie de Briçhton et des Pinnacles (100 a 150-).
Craie sans silex de Margate , à Marsupiteê ornatuê (25 à 30-).
Craie de Bridlington
Craie de Leckford (-10 h
Craie à silex zones de Broadstnirs, à M ter.
corangidnum (70-).
Craie de Flam- .
borough j Hcad \ mm)
Craie de Stockbridge (10 à 40-).
Craie à silex de Douvres, à Micr. corteêtudinarium (15-).
Craie de Breil- \ point. ]
Axgocmies.
Chalk rock de Beachy- Uead (2 à 6-).
Craie noduleuse {chalk rock) de Douvres, a Ilolasler plan us (6-).
Craie à silex gris (30-).
Craie et marnes à Ter.
gracilit de Winchester (20 à 50-).
Craie sans silex de Douvres, à Ter. graciliê
Craie de Hessle (t0m).
LlGÉAIE!(.
Craie conglomérée de Chariton et marnes de Houghton à luoc labialuê (10 à 20-).
Craie conglomérée de Shakespeare Cliff & Inoc. labialuê et Amm.
nodoioide* (25-).
Craie dure û bancs roses de Speeton (14-).
ClAEXTOKIEX.
RoTOUGIEJf.
Marne d'Holywell et d'Alton à Bel. plentu (1 a 5-).
Marne jaune à Bel. pienu$ (5-,.
Marne d'Eastbourne à HoUuter êubgloboêuê (10 à 30-).
Oialk mari et (irey chalk (60 à 80-).
Craie à bancs roses de Speeton.
Chlorilic mari ( 0-.50 à 3-).
Chloritic mari de Folkestone (3-).
Bancs à éponges du Lincolnshire.
Sables verts ( upper green tatid) de \Varminster ( 2 à 8-).
Glaucome (upper green sand) de Folkeslone
En résumé, le système crétacé débute presque partout, en Angleterre, par des couches glauconieuses (upper green sand, chlorilic mari) et continue par des marnes crayeuses (chalk mari), avec lesquelles se termine ordinairement le cénomanien. Au-dessus rient la craie (chalk , d'abord sans silex, puis avec silex (flints) plus ou moins abondants, les lits durs, voisins de la base, prenant le nom de chalk- rock. La composition minéralogique de la eraie est d'ailleurs la même que pour le bassin de Paris et les silex constituent, la plupart du temps, le seul signe auquel on puisse reconnaître la stratification; tant il est vrai que ce dépôt, opéré au large par l'accumulation de coquilles microscopiques, nn subi aucune des fluctuations qui caractérisent les sédiments littoraux.
La craie sans silex,* lorsqu'elle affleure sur les flancs d une région de soulèvement comme le Weald, ne s'y présente pas à l'état d'escarpements verticaux. La facilité avec laquelle la roche s'altère fait naître, sur la tranche des couches, un talus découpé en forme de croupes arrondies très caractéristiques, que recouvre une herbe assez maigre. Ces croupes, dont la courbe est convexe vers le ciel à la partie supérieure tandis qu'elle s'infléchit et devient légèrement concave vers la base, sont connues sous le nom de downs. On en peut voir l'équivalent en France, sur le flanc méridional de la vallée de Bray.
Irlande. TransgresaWité du crétacé. — Le crétacé irlandais offre une particularité intéressante. Le turonien s'y présente à y état de sables et grès glauconieux (3 à 5m), succédant aux glaucomes cénomaniennes et le santonien luimôme, qui n'a- que 1 à 2m, est un calcaire glauconieux, recouvert par 30* de calcaires à silex qui représentent les zones à Marsupites et à Bélemni telles.
Cette craie d'Irlande repose directement sur des formations beaucoup plus anciennes. Il en est de môme de la craie du Devonshire (fig. 494) et des traces
Fig. 494. — Transgressr?ilé du crétacé dans le Devonshire (d'après Ramsay). 1, terrains primaires ; 2, trias; 3, système liasique; 4, 5, 6, système oolithique, 5, système crétacé.
de la même formation ont été reconnues, dans des conditions semblables, sur l'île de Mull comme dans le comté d'Aberdeen, en Ecosse. On peut donc dire que c'est en Angleterre que la transgressivité du système crétacé et son indépendance, relativement aux dépôts antérieurs, sont le mieux marquées.
flainaut. Craie de Cl pi y. — La craie blanche offre, dans le Hainaut, les mêmes caractères physiques et paléontologiques que dans le bassin de Paris. Mais au-dessus de la craie de Spiennes et de Nouvelles, à Belemn. mucronala. Magot pumilus et Micraster Brongniarti, on voit se développer une assise, épaisse de 9 à 10m, d'une craie grise, sans silex, mouchetée d'une infinité de petits grains bruns de phosphate de chaux, qui forment 75 % de la masse de la roche. C'est la craie brune de Ciply, avec Ostrea larva, Baculites Faujasi, Crania antiqua, Cardîaster granulosus, Catopygus fenestratus, etc. Sur cette craie repose le tuffeau de Ciply, calcaire blanchâtre ou jaunâtre, à texture grossière, avec rognons assez rares de silex gris et très nombreux bryozoaires. Quelquefois ce tuffeau est supporté directement par la craie qu'il ravine et sa base devient alors un poudingue à nodules phosphatés et fossiles roulés, dit poudingue de la Malogne (i).
A l'exception des bryozoaires, la faune est la même dans la craie brune et le tuffeau. Elle comprend une bélemnitelle voisine de B. mucronata, Pecten Faujasi, Janira quadricostala, Ostrea larva, 0. Merceyi, 0. semiplana, les genres Thecidea, Crania, Tïigono&emus et, en fait d'oursins, Hemipneustes striatora-
(1) Cornet et Briart, Bull, de la Soc. géol. de France, 5* série, II, p. 560.