PLIOCÈNE DHAUTERIVES ET DE LA BRESSE
xmd, dans le Gard, le dépôt lacustre de Vaquières, qui renferme une flore sée d'Arundo œgyptia antiqua, Alnus stenophylla, Viburnum paUeomor- Glyptostrobus europxus, Acer polymorphum, etc., c'est-à-dire de types à s africaines et asiatiques. L'extension, dans la vallée du Rhône, des maryndosmies est considérable. On les observe à Loir (Rhône), ce qui montre mer pliocène s'est avancée jusqu'aux portes de Lyon, tandis qu'autrefois croyait pas qu'elle eût dépassé la latitude de Bollène (1). efeea d'Hanterlve». — Au-dessus du plaisancien apparaissent des marnes es, longtemps confondues avec l'horizon lignitifère miocène de Tersanne. i Viennois et le Valentinois, ces marnes bleuâtres ou blanchâtres renferment 11 trois couches de lignite ou de tourbe. On leur a donné le nom de marnes erives et elles sont caractérisées par Hélix Chaixi, H. Colonjoni, H. laby- Ula, Clausilia Terveri, Planorbis Thiollierei, Carychium pachychilus. Àuviennent des marnes jaunes à concrétions calcaires, puis des graviers et le fin jaunâtre, peut-être l'équivalent des sables à Mastodon arvernensis. 'ensemble, qui a 40 ou 50m, est couronné par le conglomérat et la glaise à lions ferrugineuses de Chambaran.
\ avons parlé du conglomérat à cailloux impressionnés qui forme, en ceroints, le littoral de la mer pliocène. Celui de Chambaran en est encore un remarquable par ses énormes cailloux de quartzite. Aux environs de Nyons isan, les marnes d'Hauterives renferment au moins deux bancs de poul. Le phénomène des alluvions anciennes, ou du creusement des vallées, donc avoir commencé, dans cette région, dès le pliocène inférieur (2), ce rien de surprenant puisqu'alors la contrée venait d'acquérir son principal I. Fontannes a remarqué (3) que les conglomérats du miocène ne s'éton- S'à une grande distance de leur lieu d'origine et ne forment souvent que as d'un faible rayon. Au contraire les assises caillouteuses du pliocène tt généralement toute la superficie des bassins tertiaires. Cette période a » essentiellement une période de transport.
ta de la Bresse. — La plaine de la Bresse et les régions avoisinantes *Upées par des dépôts de marnes et de sables avec couches de cailloux iites alluvions anciennes, qu'Élie de Beaumont a le premier séparées du lire pour les ranger dans le pliocène. Cette attribution est aujourd'hui *Ht confirmée (au moins pour ce qui concerne la majeure partie des lits Ux) et de plus on a réussi à préciser la succession des divers dépôts, »n demeurée longtemps indécise à cause de l'horizontalité des couches tcuique de coupes profondes (4).
«•Aunes, loc. cit.
Binoes, Éludes stratigraphiques, etc., VI, 1880, p. 141.
*mlles observations, etc., Lyon, 1882.
notamment les travaux de MM. Bertrand et Tournouër, Bull, de la Soc. géol. de * série, pp. 25G, 264. — De précieux renseignements nous ont été fournis à la dernière Hll. Bertrand, Fontannes et Tardy.
La base des dépôts bressans est généralement occupée par des argiles grasses lignitifères qu'on observe sur 40 m de hauteur à Mollon et à Varambon, où elles contiennent deux bancs de lignite avec une faune très riche qui est incontestablement celle d'Hauterives. Au-dessus viennent les sables de Trévoux, de Gévricin et de Mollon, épais de SO™ dans ces localités, mais n'ayant plus que 13" à Neublans et caractérisés par Hélix Chaixi, Paludina Falsani, Clausiiia Terveri, ainsi que par i'inlercalation, à diverses hauteurs, de bancs de conglomérats à cailloux impressionnés, comme ceux de Lens-Lestang. Vers le nord, il s'y montre une lentille argileuse à Pyrgula (Pyrgidium) Nodoti, Paludina burgundina, P. brth sana, Valvata in fia ta. Enfin, à Mollon, le tout est recouvert par un nouveau conglomérat, analogue à celui de Chambaran.
Dans les sables de Mollon sont intercalés, à Meximieux, trois bancs de tuf
calcaire tacheté, compact, esquilleux, passant par places aux sables et
', graviers, tandis qu'ailleurs il est exploité comme pierre de taille et pierre à
chaux hydraulique (1). Les coquilles de ce tuf sont les mêmes que celles des
sables. Quant à la flore, étudiée par M. de Saporta, elle est remarquable par les
A types canariens, mongoliens et caucasiens qu'elle renferme. On y recueille:
Oreodaphne Heeri, Laurus canariensis, Glyptostrobus européens, Liriodendrm Procaccinii, etc.
Marnes et sables plloeénes do bassin de la Saône. — L'horizon des marnes pliocènes à paludines et à Valvata inflata, généralement bleues, parfois vertes on rouges, se poursuit, dans la vallée de la Saône, jusqu'à Auxonne, par Saint-Jean d'Huyri.it, en face de Mâcon, Châlon#et Cuisery.
Mais c'est surtout par d'anciens graviers d'origine fluviale, tout à fait semblables aux alluvions actuelles, que le pliocène est représenté dans les environs | de la vallée de la Saône. Ces dépôts, qui paraissent devoir être mis en parallèle
avec le conglomérat de Chambaran, appartiennent au pliocène supérieur et reposent sur les marnes de la Bresse avec des apparences de ravinement qu'expliquerait le passage du régime lacustre au régime fluvial. Tels sont les dépôts argilo-sableux à Elephas méridionale et E. antiquus de Chagny, surmontant les graviers à Equus Stenonis, Mastodon Borsoni et Af. arvernensis de Cheilly, qui atteignent 500m d'altitude, ou les dépôts à Elephas meridionalU de Fontaine- Française (Côte-d'Or) , superposés aux argiles et minerais de fer à Mastodon Borsoni de Saint-Seine, Chavigny et Fauverney (2). Aux environs de Chàlon. ces sables fluviatiles sont mélangés d'argiles bariolées, souvent réfracta ires, exploitées à Saint-Léger-sur-Dheune et à Montchanin. Des minerais de fer en grains y sont subordonnés. 11 en est de même dans le Doubs et la Haute-Saône, où \? minerai pisiforme, intercalé dans des bancs argilo-sableux à Mastodon arvernensis, est surmonté par des marnes à Hélix, avec des agrégats calcaires dits castilloty rappelant les circonstances du terrain sidérolithique. A Tilienay, ce
(1) Dumortier, Bull, de la Soc. géol. de France, 2* série, XVI, p. 1099.
(2) Tournouër, Bull, de la Soc. yéol. de France, 2" série, XXUi, p. 793.