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ISLANDE. AMÉRIQUE

É Hébrides, par les îles Feroër et l'Islande, jusqu'au Groenland. Bans ces régions, il les lignites miocènes (mrturbrand des Islandais), sont recouverts par des nappes | de dolérites et d'anamésites (trapps) passant au basalte, accompagnées de tufs et » de conglomérats et remarquables par leurs magnifiques séparations colomnaires, 4i qui ont rendu célèbre la grotte de Staffa. Un véritable basalte et, parfois, des ,0 massifs trachytiques, se sont épanchés à une date plus récente.

L'absence de formations sédimentaires en Islande ne permet pas de déterminer l'âge absolu, d'ailleurs miocène ou postmiocène, des épanchements volcaniques de cette île. On peut seulement chercher à en établir l'ordre de succession. Le Toici, tel qu'il résulte des observations de M. R. Bréon (\) :

)| 1° Longue suite d'éruptions de laves labradoriques et de dolérites ophitiques.

2° Andésites à pyroxène.

3* Andésites acides.

|)l 4* Uoches trachytiques, Rhyolithes passant aux perlites et aux obsidiennes.

5° Laves actuelles, labradoriques et augitiques, avec péridot assez fréquent.

;i Les tufs palagonitiques, qui couvrent une grande surface en Islande, se ren- I contrent à des hauteurs qui doivent les faire considérer comme antérieurs au

0 creusement des vallées.

i Amérique i Montagnes Rocheuse». — Le versant occidental des Montagnes Rocheuses a été, à l'époque tertiaire, le théâtre d'épanchemenls éruptifs consi- * dérables, qui offrent une grande analogie avec ceux de la Hongrie. La série des H éruptions, établie par M. de Richthofen et confirmée par les travaux des géolo- |f gués américains (2), est la suivante :

1 A une époque, certainement postérieure au crétacé, que les circonstances local les ne permettent pas de préciser d'une manière absolue, mais qui a probablement précédé le miocène, a eu lieu une sortie de propylite, c'est-à-dire d'une an-

i désite amphibolique parfois quartzifère (5) et venue au jour avec d'abondantes émanations sulfureuses. Il est à présumer que cette éruption a été la conséquence de mouvements du sol succédant à la grande période d'affaissement de Féocène, dont la puissance, dans cette région, dépasse 1000°'. Ensuite sont veues des andésites, les unes, amphiboliques, antérieures au miocène, les autres, pyroxéniques, contemporaines de ce système, et des dacites. Leur sortie a été suivie par celle de trachytes à sanidine, contenant de l'amphibole et du pyroxène, et alternant avec des tufs qui renferment une flore miocène.

Au début du pliocène ont apparu les rhyolithes, qui sont de beaucoup les roches les plus abondantes de la région. Depuis le méridien de 114° jusqu'aux rivages californiens, elles couvrent un espace considérable, formant, dans le voisinage du mont Moïse, un massif dont l'épaisseur varie entre 600 et 2000m (4). Les premières couches pliocènes contiennent des produits de la plus ancienne

(1) Bull, de la Soc. géol. de France, 5- série, IX, p. 334.

(•2) Clarence Kin^, U. S. geol. explor. of the 40lk parallcl, 1870, 1878.

(5) V. antè, p. 589.

(4) Clarence King, op. cit.

GITES MINÉRAUX.

éruption rhyolilhique, épanchée à travers le miocène disloqué et l 'élagedeHmboldt renferme des nappes, des tufs et des couches puissantes de lapilli, attelant que le phénomène a occupé tout le premier tiers de la période. Au débit, les rhyolithes sont plutôt vitreuses et bréch i formes ; plus lard elles deiienM porphyroïdes; quelques variétés sont poreuses ou perlitiques, d'autres sedhisttf en belles colonnes. Les couleurs sont vives et variées, comprenant le rose lî vert, le brun chocolat. Un basalte à néphéline, épanché en nappes de plus * 300m d'épaisseur et associé à une dolêritc, parait avoir clos la série des épindemenls; il a coulé, dans le bassin d'fdaho, sur le pliocène non dérangé, perçât la rhyolithe déjà dénudée. Hais il existe aussi un basalte plus ancien, perriatk crétacé en dykes et servant d'appui, en discordance, aux couches pliocène* à North Park.

En résumé, dans l'éruption qui nous occupe, les produits acides sont en am considérable relativement aux produits neutres ou basiques, et il paraît qw le même fait se reproduit dans toute la Cordilliére de l'Amérique du Nord.

Quant à la remarquable série trachytique et andésilique des Andes de l'Anerique du Sud, les documents qu'on possède a cet égard sont encore trop incoaplets pour que nous en puissions donner ici un résumé.

DEUXIÈME SECTION

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