‹ Traité de géologieChapitre 500 sur 533 · GÎTES DE DÉPART. GÎTES CUPRIFÈRES · texte numérisé non relu

GÎTES DE DÉPART. GÎTES CUPRIFÈRES

Définition des gîtes. — Nous avons donné le nom de gites de départ à une catégorie de gîtes métallifères ordinairement en amas, et où la richesse métallique, après avoir été, selon toute apparence, amenée au jour avec une roche éruptive, s'est concentrée en lentilles près du contact de cette dernière avec le terrain encaissant. Ce type est réalisé par un grand nombre de gites cuprifères, qui forment en quelque sorte la contre-partie des gites stannifères, car ils sont tous en relation avec des roches basiques et de couleur foncée, tandis que l'étain accompagne des roches acides et de couleur claire. Les diorites, les gabbros, les serpentines, les trapps, etc., paraissent avoir été les véhicules les plus habituels du minerai de cuivre et de ses analogues.

(i) Géologie expérimentale, p. 41.

(2) CbaHon, Annales des Mines, 7* série, IX, p. 119.

1178 GITES MÉTALLIFÈRES.

Par ce seul fait que le minerai accompagne une roche basique, on peut préf«r qu'il ne doit pas exister sous forme d'oxyde. En effet, c'est à l'état de tdfm qu'on le rencontre. Seule, la partie supérieure des gisements, depuis longtarç* exposée à l'action oxydante des eaux d'infiltration et, peut-être aussi, Tenues jour avec un certain cortège de vapeurs aqueuses» offre des oxydes, parmi lesquels domine la limonite, d'où le nom qui lui a été donné de chapeau 4c fe (Eisernerhut) des filons.

Italie, Espagne, ete. — L'un des meilleurs types de ce mode de gisement e* le célèbre gite cuprifère de Monte Catini en Toscane. Sa forme est celle d'à coin, finissant en pointe près de la surface, dans le sein du terrain numnnfitique, mais s'élargissant dans la profondeur au point d'atteindre 15 métro. L» roche encaissante est un gabbro verdâtre ou rougeâtre, produit vraisemblalir d'une éruption boueuse, de nature serpentineuse et le remplissage de la fe* est formé par une argile onctueuse, stéatiteuse, au milieu de laquelle le aàm pyriteux, le cuivre panaché et le cuivre sulfuré sont disséminés en blocs pis ou moins volumineux. Le toit de la fente est assez régulier et généralenol pauvre; mais le mur offre des renflements irréguliers, où le cuivre panaché et tout particulièrement concentré en lentilles de O^JO à 2B»f20 d'épaisseur, f* fois longues de 45 à 20 mètres en direction.

Au Terriccio, dans la Castellina Maritima, un gros bloc de chalcopyrite aéfc trouvé, entouré d'argile stéatiteuse, dans un gabbro d'âge nummulilique, 4 H. Coquand a observé un fait analogue au milieu des serpentines de la poûfc de Ceuta, au Maroc. Enfin, à Rio-Tinto, dans la province de Huelva, en Espagae. la pyrite cuivreuse, mêlée de pyrite de fer, forme des gîtes lenticulaires de 15 i 100 mètres de puissance, sur 80 à 700 mètres de longueur, au voisinage & porphyres dioritiques.

C'est donc une association très constante que celle des roches vertes avec de* sulfures cuivreux. Elle se vérifie encore en Lombardie, dans le Val Trompia. où se répètent les circonstances de la Toscane (1) et en Scandinavie, où le nickel se montre souvent associé au cuivre et toujours au voisinage des anciens gabbros.

Chessy. — Le curieux gisement de Chessy et de Saint-Bel, dans le Rbdn*. consiste dans une argile ferrugineuse remplie des produits d'oxydation da cuivre, cuivre oxydulé en beaux cristaux, malachite, azurite, cuivre oxydé noir, formant le chapeau de fer d'un gite de pyrites de fer et de cuivre.

Les minerais oxydés sont aussi à l'état d'imprégnation dans un grès triasiqi* ou permien, mis en contact, par une faille, avec une roche amphibolique, qualifiée de diorite, et c'est seulement dans cette dernière que se trouve la pyrite, sous la forme d'une seule grande masse lenticulaire, paraissant synchronique de l'éruption.

(1) Edmond Fuchs, Ann. des Mina, 1868.

GITES CUPRIFÈRES.

Fjg. 571. — Coupe verticali du gltfi de pyrites de ïigs no (d'après M. Piske).

I, pyrites; î, roche impnf-

Norvésc Kaaun, Oural. — Le gite cuprifère de Vigsnes (fig. 571) est situé sur la côte sud-ouest de la Norvège (1). Il forme un filon irrégulièrement ramifié dans les schistes cambriens, à leur jonction avec un massif de gabbro à saussurile. Des fragments de achiste complètement isolés, de 3m de long sur 1|M de large, se rencontrent au milieu de la masse du minerai, qui les imprègne sur une portion de leur épaisseur. Le minerai lui-même consiste en pyrite de fer cuprifère, contenant 40 % de cuivre et accompagnée de quartz, de calcite et de blende.

Une coupe horizontale du gisement ferait ressortir des inflexions assez nombreuses et une véritable incertitude de délimitation entre le minerai et la roche encaissante, imprégnée à son contact.

Le gite de nickel d'Erferlien (fig. 572) suil assez e tentent, en direction comme en profondeur, le contact d'un quartzite schisteux avec un massif de gabbro à . aaussurite qui l'a percé en formant un dôme (2). La distribution du minerai, consistant en pyrite magnétique nickel ifère, est très irrégulière; quelquefois le gabbro eu est assez fortement Imprégné pour qu'on puisse le traiter avec avantage. Du reste, en beaucoup d'aulres points de la Norvège, le gabbro et la norite se montrent accompagnés de minerai de nickel, de cobalt et de cuivre, et presque toujours les gîtes sont concentrés au contact de lu roche éruptive et du terrain encaissant. 1 Dans le Nassau, d'après H. Burat, le nickel sulfuré existe dans la pâte même de la diabase de Dillenburg. ■ A Bogoslowsk, dans l'Oural, les minerais de cuivre forment des gites de contact entre une diorite et un porphyre, ou encore entre une diorite et un calcaire. Le minerai est un mélange de pyrite et de chalcopyrite, arec chapeau de malachite et de limonite. A Gumeachewsk les sulfures sont dans un filon de diorite, tandis ' que les carbonates marquent le contact du filon avec un calcaire.

Dans la même catégorie doivent être rangés les minerais de platine de l'Oural, où le platine, associé au fer chromé, a pour gangue une serpentine.

Lu §npfrieu. — Les célèbres gites de cuivre du lac Supérieur, en Amérique, étant contenus dans les roches cristallines ou cambriennes, leur âge est ., p. 307.

B7Î. — Coupe prise dans

gîte midiéUKre d'Ericr-

o (d'après ■. Fr. Huiler).

1, gabbro ;1 quarliite schis-

GITES MÉTALLIFÈRES.

difficile à fixer avec certitude. Néanmoins on ne peut manquer d'être frtppê k leur constante association avec des trappsplus ou moins amygdaloîdes, analogw aux mélaphyres permiens et qu'un véritable pechstein accompagne à File Boyak Le cuivre est souvent à l'état natif, et M. Rivot en a vu en place une masse è gagée sur plus de 30m de hauteur, avec 8 à 12m en direction. Le métal In aussi des veinules ou des lamelles irréguliéres, intimement unies à la masse à trapp verdâtre. L'argent natif y est fréquent, soudé au cuivre, mais nom avec lui ; l'un et l'autre sont disséminés pêle-mêle avec de beaux erisUiiè! spath calcaire, dans les conditions d'une véritable galvanoplastie naturelle d comme le trapp agit fortement sur l'aiguille aimantée, M. Rivot a émis 1'idéep) cette roche avait dû exercer une action électromagnétique sur les dissolut* cuivreuses épanchées en même temps qu'elle. Ramnielsberf, Ducktown. — Citons encore, parmi les remarquables àt\

ments cuprifères, celui du Rammelsberg, au Hartz, puisa* lentille, de 600m de long avec 60m de puissance, formât pyrites de fer et de cuivre avec galène et blende, et celui è Ducktown dans le Tennessee (ûg. 573). Ce dernier, intertéj dans les schistes huroniens, forme des noyaux massifs de prié de fer et de cuivre, ayant 500m de long et jusqu'à 150** puissance. La chalcopyrile domine en profondeur; ensuite «*

Flg\teZ'cn r^ère de *a Pyr*te» Pu*s un &a8e formé de cuivre oxydulé (cuprife)* Ducktown (d'après de cuivre carbonate (malachite), précédant le chapeau

tt.Credner). . V r ^

«i , M a* i«« «ciel de limonite.

a, chapeau de limonite ; b, zone de la Époques d'émanations cuprifères. De même que 1*

cupriteetdelama- ,,.,... .. , . . . . „w

lachite; c, zone de 1 etain, il parait y avoir eu deux époques principales dep* rf, zone de la^yiTte chements cuivreux, Tune liée aux éruptions mélaphyriques* cuivreuse; e, seins- l'époque permienne ou triasique, l'autre subordonnée au

tes cristallins en- r i r ^i

eaissants , impie- chements serpentineux de Téocène supérieur. Cette denw*

gntîs de minerai. , . 4 , .

est attestée par les gîtes de la Toscane. Quant à la prenne» elle ressort avec une non moins grande netteté de l'intercalation d'assises suttifiées cuprifères au milieu de l'étage permien. Nous avons déjà mentionrcli couche si constante des schistes bitumineux cuivreux à la base du zechsteifl * la Saxe. Des particules extrêmement fines de chalcopyrite, de philljpsifo^ chalcosine, y sont disséminées dans le schiste avec cuivre et argent natifc * nickel arsenical. On peut penser que l'arrivée des dissolutions métallifères dus le bassin où se déposait le schiste a été la cause de la mort des poissons, <M les restes s'y retrouvent en si grand nombre.

On sait que le cuivre abonde dans le permien russe, au point d'y fonuer.par^ carbonates, le ciment d'un grès dit grès cuprifère. Un grès semblable, avecpW* lipsite et malachite, s'observe dans le permien des environs de Toulon. L* tri* et les arkoses du Morvan présentent de nombreuses taches de cuivre carbortffr H en existe aussi dans le grès vosgien des environs de Saint-Avold et de Yaudrf

FILONS CONCRÉTION.VËS.

^vange, dans le grès bigarré d'Angleterre, dans le conglomérat permien de la "•Mûrtschenalp (Glaris), avec cuivre panaché argentifère, cuivre gris, cuivre sul- Pfiiré, etc., enfin dans le trias de New-Jersey et du Connecticut, où un grès , méfctamorphisè par un trapp, contient, dans ses fissures, du cuivre panaché, du i) cuivre sulfuré et de la malachite.

■ . On peut donc dire que rien ne semble mieux démontré que l'intime liaison des agites cuprifères avec des roches basiques et leur récurrence a deux époques » principales, l'époque per mienne et celle de l'éocéne supérieur. Ajoutons que le

■ mercure, à l'état de cinabre, parait, en Californie (1), en relation étroite avec des uMrpentines associées à des coulées trachytiques, tandis qu'ù Almaden, en Es- «'pagne, le gisement, qui semble dater de l'époque permo-carbonifère, s'observe

m voisinage d'amphibolites.

SITB8 COMCHÉTIOKKÉa. FILOU* FI.OWBirfeRE»

a ■MBalttoa de» filon» concrétion né » • — Les filons concrétionnét remplissent t des fentes bien définies, offrant parfois, comme à Pnibram, une régularité presii que géométrique. Dans l'intérieur de ces fentes, dont la largeur moyenne se tient i aux environs de 1 ou 2°, les gangues et les minerais forment des zones parall léles aux parois (fig. 574) et où les matières, plutôt conditionnées que cristallisées, sont i implantées normalement aux épontes et d'une > manière très symétrique. Quelquefois il subsiste dans l'intérieur des vides ou drutes où les cristaux parviennent à se développer avec des faces terminales. Souvent l'intérieur des liions contient des morceaux anguleux de la roche des parois el ceux-ci sont également revêtus (fig. 575) de couches concentriques de gangues et de minerais (Ringelerxe). 11 est évident que des eaux

minérales ont circulé avec lenteur dans les Fig. 674. — Coupe d'un Mon i fentes, en y déposant, d'une paroi à l'autre, les , matières dont elles étaient chargées, jusqu'il ce que l'intervalle fût entièrement comblé. De cette façon, l'âge des diverses zones minérales peut se conclure de leur distance aux épontes. Fréquemment on constate que des druses cristallisées ont été, après coup, remplies par de nouveaux apports, et ainsi du quartz a pu venir se mouler sur des cristaux cubiques de fluorine, dont

Mon (roche encaissante

3, quartz; i. pyrite <

(1) Rolland, Annale* de* Mine*, 1878.

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il a gardé l'empreinte en creux. D'autres fois, le remplissage déjà fracturé, la fente s'est ouverte de nouveau et une venue minérale tirdiwu formé un système de veines récente disloquant les veines anciennes.

Filwa du lute. — L'un des tns les plus nets et les plus anctaxment. connus d'un champ de filai concré lionnes est celui qui t'èkà dans le Ilartz autour de ClastU Fi ^73 1.',™,,^. rf-fli„n. i,r8rh1l„,m„ ,,.„. ,„ traversant à la fois les couehoèf*

a,mgauntodebrocte<ne»iMwUi ft.g.iène; tingue une dizaine de groupe»* *> sures, plus ou moins enchevêtrée, dont chacun offre un filon principal [Hauptgang), qui contient des fragmoft anguleux des roches encaissantes. Hais le remplissage est surtout formé d'uv matière schisteuse tendre, noire, bitumineuse, au toucher gras et se débitai sous le choc en lamelles courbes douées d'un éclat très vif. Cette roche, drtr Gangthonsckiefer, paraît résulter de l'écrasement et de l'altération des parois un de la formation de la fente. Elle est traversée ai de nombreuses veines ou veinules métallifère. atteignant parfois plusieurs mètres de puissant remplies de galène, de blende, de chalcopyrite s aussi de cuivre gris, avec quartz, barytine, cnbnates de chaux et de fer, etc.

Lii figure 576 montre comment le Pisthater ftut l'un des principaux filons du Hartz . rempli) m* lissure îles schistes dévoniens, au voisinage du» failli' qui les met en conlact avec la grauvvaike du l'ulm. Celle faille elle-même est occupée par an autre lilon moins puissant, le Setter grutier Linilev Gang, et le rejet qu'elle produit ne saurait éw évalué à moins de 500™. Ces circonstances donnent à penser que les filons de Clausthal sont postérieur*

irifiîl-tS .'

wiese(llailt|(il'nprè9i.Groililacli).

, filon Keunr qrBntr Ltndentr;

i, grauw»cki> à l'étage carbonifère; d'autre part, ils nf pénètre* amenai ; d, jamais dans le permien. Ainsi l'âge de la formation Bt"uweacî["trduOiim "u'*û* " des fentes se trouve assez étroitement défini. Le remplissage concrètionné , dont le dépôt ne parait avoir exercé aucune action sur les parois encaissantes, est évidemment d'uae date postérieure. En étudiant les environs d' A vallon, dans le Morvan, V. de Beust (1) fut frappé, dès 1840, de voir les imprégnations de galène, de carbonates de cuivre, de quartz et de barytine qui, dans cette région, pénètrent I KrilUche iitlcuchtung der Wtrntrtchen Gangthtorie.

FILONS CONCRÉTIONNÉS, 1 1 85

pt au milieu des sédiments du trias et du lias. C'est ainsi qu'on y observe des i gryphées arquées dont l'intérieur est rempli de sulfure de plomb. D'ailleurs, n dans le voisinage immédiat de ces épanchements, le granité contient, à Chitrym les-Mines, de véritables filons concrétionnés avec galène, quartz, barytine et ^ fluorine. L'émanation plombifère se trouve ainsi datée au même titre que celle H du cuivre dans les schistes permiens du Mansfeld. M. de Beust émit donc le ^ premier l'idée que le remplissage plombeux, barytique et quartzeux des filons I de l'Erzgebirge et du Hartz était l'œuvre des périodes qui ont immédiatement ( suivi le dépôt des couches permiennes. Cette conclusion, aujourd'hui pleinement L. acceptée, fait du remplissage métallifère des anciens filons concrétionnés l'œuvre . d'une activité thermale et, sans doute aussi, solfatarienne, qui, succédant aux . épanchements de la série éruptive ancienne, a marqué les premiers temps de l'ère secondaire.

A un autre district appartiennent, dans le Hartz inférieur, les filons de Saint- Àndreasberg, remarquables par leur gangue de calcite, hexagonale ou rhomboédrique, et contenant galène, blende, argent rouge, arséniures et antimoniures d'argent, arsenic natif, avec de nombreuses zéolithes, apophyllite, harmotome, stilbite et de la fluorine. La roche encaissante est formée de schistes et de grauwackes du silurien inférieur; mais les filons sont exactement concentrés à l'intérieur d'une ellipse criblée de fentes puissantes et stériles, dites faute Ruscheln, dont le remplissage est constitué par une matière argileuse grasse avec fragments du schiste argileux encaissant.

Erzg ebirge, Przibram. — L'Erzgebirge saxon est depuis longtemps célèbre par ses districts miniers, dont Freyberg occupe le centre. Les émanations métallifères en ont été classées comme il suit par MM. Michel-Lévy et Choulette (1) :

1* Venue sulfurée ancienne, de l'époque du système du Rhin (direction, 24°), composée de :

blende noire, galène argentifère, mispickel, pyrite, chalcopyrite, quartz blanc laiteux et vitreux

cristallin, dolomie et manganèse carbonate ; coïncidant avec l'éruption des eurites et des pech-

steins.

2* Venue barytique, ferrugineuse, fluorée et cuprifère, entre le Thûringerwald et le mont Viso.

— fioumonite, galène pauvre, chalcopyrite, cuivre gris, oligiste, limonite, manganèse, quartz,

barytine, dolomie, fer carbonate, fluorine. 3° Venue sulfurée, arsenicale et antimonifère, contemporaine des Pyrénées (dir. 114°). — Galène,

cobalt, nickel, bismuth, avec quartz saccharoïde. 4° Venue de barytine, fluorine et pyrites concrétionnées, s'échelonnant des Pyrénées aux Alpes

occidentales.

5* Venue de dolomie et de calcite, contemporaine des Alpes occidentales (dir. 53°). 6» Venue de pechblende et d'argent rouge, avec chalcolithe, de l'âge des Alpes principales (dir.

79°), associée à l'épanchement des basaltes et des phonolithes.

Le nombre des filons reconnus dans le gneiss des environs de Freyberg dépasse mille, dont cent cinquante forment ce qu'on appelle la formation quartzeiise noble, caractérisée par l'association au quartz de l'argent rouge, de l'argent sulfuré et de l'argent natif. L'activité éruptive se traduit d'ailleurs encore dans l'Erzgebirge par le grand nombre des sources thermales.

(1) Ann. des Mines, 1871.

If

GITES MÉTALLIFÈRES.

ÀPraibram, en Bohême, il parait y avoir eu d'abord une venue tt//kntll, dont les fentes sont dirigées 24°- et qui est composée de sulfures, d'arséoiure* ri d'antimoniures de plomb, de zinc, de fer, de cuivre, de nickel, de cobalt et d'agent., avec quartz et Ter carbonate. La blende apparaît la première sur les al bandes ; ensuite viennent la galène et le quarts. Ce premier remplissage, une fis consolidé, a subi une dislocation violente et une venue barytique s'y est alors introduite par simple réouverture, bientôt suivie d'une venue de caicite. La gnafc venue sulfurée serait contemporaine du trias.

¥!*■■■■ — Un champ de fracture très remarquable par l'extrême multiplie* des fentes métallifères est celui de Vialas, dans la Lozère. Une élude alleulite As rejets mutuels a porté H. Rivot à classer les filons, par ordre d'ancienneté, c«formément au tableau suivant, où sont indiqués les systèmes de dislocations dot les fentes paraissent avoir été contemporaines (2) :

1° Fractures hora 6 1 7 de il boussole, dir. = 70° Système du Finistère.

%• — h. 5 — — 56» W — du Weslmoreland.

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