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CITES MÉTALLIFÈRES

fente irrégulière, ouverte au contact d'une syénite arec une andésite arophîbolique, qualifiée par M. de Richthofen de propylite. Après l'éruption de ectk dernière roche, une andésite ordinaire s'est fait jour» amenant arec elle 4t puissantes émanations solfatariennes, qui ont décomposé la propylite et l'«at imprégnée de minerai, pendant que, tout autour, se déposaient d'énormes roams de quartz gris ou rose.

Le filon, puissant de 200 à 300" aux affleurements, se coince dans la profondeur, où il se poursuit alors, au moins A Gold Hill, sous la forme d'une fa* ordinaire, à parois parallèles, de 20m de puissance. Les parties riches formol au milieu du quartz, d'énormes lentilles irrégulières dites bonanzas, et dont chacune n'est qu'un morceau altéré de propylite, devenue spongieuse, argiles* et pénétrée de psaturose (argent rouge), d'argent sulfuré, d'argent natif, de gâte riche, avec de l'or, de la pyrite et de la blende. La principale bomauza de GeW Hill avait plus dé 300* de longueur sur 250" de hauteur moyenne et, dans la cinq premières années de sa mise en exploitation, le Comstock Iode a fourni pour 340 millions de francs de métaux précieux. La formation et le remplissage de cette remarquable fente datent de la fin de la période miocène.

Il est à remarquer que l'activité des émanations ne parait pas complètement éteinte dans le Comstock Iode où, dès le début, des sources chaudes ont souvent gêné le travail des mineurs.

Les filons aurifères du Colorado offrent, à la puissance près, des caractère analogues à ceux du Comstock Iode. C'est ainsi que la plupart d'entre eux sont formés par un remplissage de quartz et de feldspath surchargé de silice, où la minerais riches se concentrent en veines de sulfures de fer et de cuivre, avec un peu de galène, de blende et de mispickel. L'or se trouve en mouches au mili«i des pyrites (1). Dans les monts Calaveras, en Californie, Foret l'argent sont associés au tellure.

Hongrie. Transylvanie. — Les filons du district de Schemnilz, en Hongrie offrent l'association des caractères propres aux filons conditionnés avec c^ui qui appartiennent aux gîtes d'émanation. Leur relation avec les andésites amphiboliques de la période miocène est évidente et Ton peut saisir sur le fait l'altération de la roche encaissante sous l'influence des émanations solfatarienm* Mais ce n'est que plus tard que les fentes se sont remplies de sulfures de plomb et d'argent, ce dernier métal étant plus ou moins aurifère. L'allure des filons est celle de veines entrelacées, s'enrichissant en leurs points de rencontre. U> directions principales sont 15° et 35°. Le pendage est faible, oscillant d'ordinaire entre 40* et 70°.

On distingue (2) les filons contenus dans les andésites amphiboliques et ceut qui traversent la syénite et les schistes anciens. Le premier groupe, le plus important, se compose de sept filons, dont chacun est plutôt un ensemble de

(1) lingue, Geol. exploration of the 40,k parallel, 1870.

(2) Zeiller et Henry, Ann. des Mines, 7a série, III, p. 207.

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fentes qu'un filon proprement dit, la distanee entre les deux veines extrêmes d'un même ensemble pouvant atteindre 40 mètres. Dans l'intervalle de ces deux veines, ainsi que sur une certaine épaisseur à droite et â gauche, l'andésite est toujours imprégnée de cristaux cubiques de pyrite de fer, preuve des émanations solfatariennes ; mais c'est dans les fentes que sont concentrés les métaux précieux, dont la venue parait avoir exactement coïncidé avec Tépanchement des rhyolithes; car, d'après M. de Ricbthofen, c'est seulement au voisinage de ces roches acides que les andésites de la Hongrie et de la Transylvanie renferment des gîtes argentifères et aurifères. Le remplissage date donc de la fin du miocène ou des débuts du pliocène. D'autre part, la direction des filons est en moyenne de 35#, ce qui est, à 2 degrés près, l'orientation du système des Alpes, transportée à Schenmitz. II y a donc ici un précieux accord entre les données de Ta stratigraphie et celles que fournit la considération des directions.

Il convient également de rattacher au type californien les gîtes aurifères du district de Vôrôspatak-Nagyag, en Transylvanie, étroitement reliés aux éruptions de dacite de la contrée. L'or, répandu dans le quartz avec les pyrites, soit â l'état natif, soit en combinaison avec le tellure, occupe des filons irréguliers dans la roche éruptwe elle-même ou dans un conglomérat tertiaire au milieu duquel les fentes semblent se perdre. Les parties puissantes des gîtes sont, comme au Comstock Iode, de véritables brèches, où des morceaux de dacite et d'andésite ont subi l'action des émanations sulfureuses. Dans le conglomérat, on remarque que la richesse en minerai noble est d'autant plus grande que les filons sont plus intimement fondns avec la roche encaissante et que les galets quartzeux de cette dernière sont plus gros (I).

Par une exception peu commune, l'or de Yôrôspatak est souvent en cristaux, qui contiennent une proportion sensible d'argent.

Australie. — L'or australien se trouve surtout dans des filons de quartz, qui traversent en grand nombre les schistes siluriens. Une forme particulière est celle des veinules horizontales de quartz aurifère, apparaissant sur toute la hauteur d'un filon presque vertical de diabase. La venue de l'or date de deux époques distinctes : une époque ancienne, probablement contemporaine du silurien supérieur, et une époque moderne, sans doute de la fin de l'ère tertiaire. Grâce à la venue ancienne, les conglomérats permo-carbonifères contiennent de l'or natif. Mais la principale richesse est concentrée dans les alluvions pliocènes et actuelles, formées aux dépens des filons de la venue la plus récente.

oifglste. Fer oxjdnié. — Le fer oligiste qui, dans la nature actuelle, s'offre â nous comme un produit de la décomposition du chlorure de fer des volcans par la vapeur d'eau, accompagne souvent les massifs granitiques, auxquels il forme une sorte d'auréole. C'est ainsi qu'on l'observe au voisinage du granité du Rehberg, près de Saint-Andreasberg au Hartz, et sur la limite des

(1) Hôfer, Zcils. d. d. geol. GeêelhchafU XVII, p. 533

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massifs granitiques de Norvège (1). Le gîte si célèbre d'oligiste de Rio, dans l'île d'Elbe, quoique très voisin des serpentines et des gabbros de la îvgioii, parait lié à l'épanchement granitique tertiaire de l'île (2).

Quant au fer oxydulé, celui de la Scandinavie est presque toujours en amas enclavés dans le terrain primitif, au voisinage des amphibolites.

Diamant. — Le gisement du diamant a beaucoup exercé la sagacité des observateurs. La plupart du temps ce précieux minéral se rencontre, à l'état remanié, dans des alluvions. Mais il en est autrement au Cap, où la roche-mère du diamant est une sorte d'ophite bréchoïde, occupant, à la surface du sol, des cavités elliptiques en forme d'entonnoirs. Dans cette gangue, qui a toutes les apparences d une boue éruptive, le diamant existe en octaèdres très nets, à face» légèrement courbes, séparées de la roche encaissante par un mince enduit de calcite. On a également signalé du diamant dans une serpentine platinifère de Bornéo.

Dans la province de Minas Geraes, au Brésil, le diamant se trouve dans des alluvions, en compagnie d'oxydes de titane, de fer titane, de tourmaline, de quartz, de martite, etc., en échantillons roulés. Or, d'après M. Gorceix, le diamant se rencontre aussi en place y dans des argiles provenant manifestement de la décomposition in situ de schistes anciens, et où Ton voit des filons de quarti avec rutile, anatase, oligiste et martite. Dans ce gisement, ni le diamant, ni les autres minéraux ne présentent de traces d'usure.

Il y aurait encore bien des choses intéressantes à dire sur le gisement d'un grand nombre de matières diversement précieuses. Mais une telle description nous entraînerait au delà du cadre de cet ouvrage, où nous avons simplement voulu donner un aperçu des principales variétés géologiques de gîtes minéraux.

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