‹ Traité de géologieChapitre 518 sur 533 · V. Kiiigsclere Winchester PorUdown UedeWght S · texte numérisé non relu

V. Kiiigsclere Winchester PorUdown UedeWght S

Fig. 589. — Coupe N. S. de Kingsclere à l'Ile de Wight (d'après M. Ch. Barrois). 1, système infracrétacé ; 2, étages cénomanien et turonien ; 3, étage sénonien ; 4, dépôts tertiaires.

Downs et remarquables par la dissymétrie de leurs versants (fig. 599) . Dans ces plis, qui doivent être considérés comme le prolongement de l'accident de l'Artois, le

(i) Bull. Soc. géol. de France, 2» série, XXIX, p. 453.

(2) De Mercey, Bull. Soc. géol. de France, 3* série, IV, p. 560; VIII, p. 422.

(3) Congi'èê géologique, 1878.

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versant septentrional est partout le plus abrupt et il y a des cas où la ligne de plus grande pente des couches a dépassé la verticale, pour s'incliner vers le sud de 70 ou 80 degrés.

La créle qui limite au nord le Das-Boulonnaîs entre Caffiers et le Mont de Couple et celle qui forme la falaise septentrionale de la région wealdienne, à partir de Folkestone, appartiennent à ce système de plissements. Ces deux crêtes, dont I» sondages sous-marins ont permis de suivre le raccordement à travers le détruit. dessinent dans leur ensemble une série de lignes parallèles, de plus en plus rejetées vers le nord à mesure qu'on s'avance â l'ouest, chaque rejet correspondant, selon toute vraisemblance, a un accident transversal d'ancienne date, qui a dévié l'effort du ridement N. O.-S. E., en lui imprimant une sorte d'allure*», crémaillère.

Apennin». — La chaîne des Apennins, intimement liée à celle des Alpes, dont elle forme le prolongement méridional, n'a cependant pas tout à fait la même histoire. Les assises aquitaniennes y reposent en discordance sur l'étage ligurien (1), où abondent les épanchements ophiolithiques, et souvent elles sont entièrement composées de fragments de serpentine, de gabbro et autres roches liguriennes. Aussi peut-on les regarder comme le résultat d'une sédimentation postérieure aux grands plissements des Apennins, lesquels seraient ainsi du même âge que le soulèvement des Pyrénées.

Telle était d'ailleurs l'opinion d'Élie de Beaumont, qui signalait la direction des Pyrénées comme l'une des principales parmi les Apennins. On lui doit aussi cette remarque importante (2), qu'une ligne un peu sinueuse, menée de Londres aux bouches du Danube parallèlement à la direction pyrênéo-apennine, semble avoir été le rivage méridional d'une vaste mer qui, à l'époque tertiaire, couvrait une grande partie du sol de l'Europe; au sud s'étendait un espace continental divisé par des bras de mer et où les montagnes parallèles aux Pyrénées formaient les traits dominants.

A partir de l'aquitanien, suivant la remarque du M. Mayer (3), la portion drs Apennins qui domine le littoral de la Ligurie présente, au point de vue des mouvements du sol, la contre-partie exacte de ce qui se passait cri Suisse à la même époque; on en jugera par le tableau ci-contre.

Enfin, après l'époque pliocène, un nouveau relèvement des Apennins a porte les marnes subapennines et leurs équivalents siciliens à des altitudes qui dépassent 1000".

L'Apennin est caractérisé par la grande diversité de ses deux versants, dont l'un abonde en plis et en refoulements, tandis que l'autre présente des déchirure* par où les éruptions volcaniques se sont fait jour et est interrompu par des loues d'affaissement.

(1) Taramelli, Acad. dei Lincei, 1878.

(2) Notice tur la iyttime) de montagne», p. «S. (3J Mayer in lleim, Meckanitmui, etc., II, p. 20*2.

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