‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 109 sur 483 · ROCHES CORALLIENNES · texte numérisé non relu

ROCHES CORALLIENNES

des BeiTnudes, soulevés de près de 80 mètres. L'île Metia se terniiiie vers la nier par de hautes falaises verticales, entaillées dans un calcaire blanc compact, laissant à peine deviner son origine corallienne. De véritables cavernes s y rencontrent, avec des incrustations stalagmitiqnes. Dans une des cavernes d'Atiu, on a pu cheminer pendant deux heures sans en trouver la fin (1) ; le calcaire n'offrait pas la moindre trace de texture celluleuse. Des cavités semblables existent aux Bermudes. Ces cavernes peuvent avoir été agrandies par le ti'avail des eaux, mais il semble raisonnable de penser que la plupart correspondent à des vides originels du récif, ou tout au moins à un défaut d'homogénéité qui n'a n'en de surprenant dans une construction de ce genre.

En tout cas, ce qui a été unanimement reconnu par les observateurs, c'est que la roche de ces anciens récifs ne le cède, en compacité, à aucun des calcaires du terrain secondaire. La seule différence tranchée qu'elle présente avec ces derniers consiste dans le peu d'étendue horizontale des calcaires coralliens de Tépoque actuelle, par opposition aux grandes surfaces que recouvrent, par exemple, les oolithes du terrain jurassique. Cela prouve que le type des anciennes constructions coralliennes ne doit être cherché ni parmi les atolls, ni même parmi la plupart des barrières actuelles de récifs, où la puissance des vagues excelle à édifier des remparts étroits, tandis que les courants maintiennent les lagunes et les canaux intérieurs dans des conditions généralement impropres à la production de larges plates-formes. Sans doute les mers secondaires étaient beaucoup moins agitées que le Pacifique et offraient des bas-fonds étendus, que les courants ne balayaient pas. Ainsi pouvaient se développer des récifs largement étalés, peut-être à la manière de celui des Abrolhos, sur la côte brésilienne.

(!) Dana, op. cit., p. iOi.

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