POINTS
OBSERTiS
FROFONDEUR
TEMPÉRATURE
OBSEBTiB
A LAQUILLB, AU POUT
l'eaD KfTRlRAIT B2f ÉBULLinOX
D'après ce tableau, partout la température de la colonne est inférieure à celle qui conviendrait à Tébullition de Teau au point observé, cette température s élevant nécessairement, comme on sait, avec la pression que Teau supporte. Donc à Tétat de repos, il n*est aucun point de la cheminée où Teau puisse se réduire en vapeur. Mais tandis qu'à la base la différence entre la température observée et celle de l'ébuUition est de 10» et que, prés du sommet, elle est plus grande encore, il existe, vers le milieu, en D, à 13 mètres de la surface, un point où cette différence n'est plus que de 2 degrés.
Cela posé, lorsque les vapeurs chaudes, amenées en F par les conduits souterrains et traversant la colonne sous forme de bulles, ont acquis une tension suffisante pour soulever l'eau de 2 mètres (cii*constance qu'on voit se réaliser à la surface), la couche D, chaude de 121^,8, parvient en un instant en C, où la température d'ébullition n'est que de 120*»,8. Elle se résout donc immédiatement en vapeur et c'est ainsi que, à partir du milieu, la vaporisation devient soudaine et détermine la projection de la gerbe bouillante. On comprend alors les intermittences du Geyser; car il faut, chaque fois, que l'eau d'infiltration qui, par les fissures, vient remplacer la gerbe expulsée, ait acquis la température convenable et, en outre, que la tension des vapeurs en F soit redevenue suffisante pour provoquer dans la colonne des soubresauts de deux mètres.
Or ce n'est pas une simple hypothèse, car Bunsen a vérifié que si, à l'aide de
Fig. 101. — Le Grand Geyser d'Islande (d'après Tyndali;.
GEYSERS
coi-des, roii suspend trois pierres, l'une en C, Tautre en D et la troisième au f^nA ift nramière seule est projetée en l'air, ce qui prouve bien que le siège de
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