II. Orthose, microcline et albite, quartz
L'apatile, que le microscope seul permet de distinguer, est généralement concentrée dans les cristaux de mica, sous la forme de petits prismes hexagonaux.
Le quartz existe très rarement à l'état de cristaux anciens; il forme, à l'œil nu, de gros grains vitreux, à contoui^s irréguliers, le plus souvent grisâtres ou enfumés, et au microscope, des plages étendues, se moulant autour de tous les autres éléments cristallins, ce qui prouve que ce minéral s'est consolidé le dernier.
Parmi les feldspaths anciens, l'oligoclase est ordinairement plus altéré que Torthose, qui forme souvent de beaux cristaux màclés, d'un rose de chair. L'orthose récent se distingue par l'étendue de ses plages et l'uniformité do leur orientation optique.
Le mica est en paillettes hexagonales ou en lamelles ondulées, dont la couleur est le noir, le brun tombac ou le vert noirâtre.
Les inclusions vitreuses font défaut dans les granités ; en revanche, les inclusions liquides à bulles mobiles abondent dans le quartz, au point de lui donner
(i) Noie sur les émanations volcaniques et mHa/lifères.
('2) Le cbifTre 1 s*appliquera dorénavant aux cristaux anciens ou en débris et le chifnré» Il aux éléments de la pâte, cette distinction étant empruntée i la Minéralogie mitrographique de NN. Fouqué et Michel-Lévy. L'étymolog^ie des principaux noms de roches est indiquée d'après >I. Daubrée {Classification des roches du Muséum^ 1867). Quant au genre, masculin ou féminin, au sujet duquel les auteurs ne sont pas d*accord, on a choisi la solution la plus habituellement
UtTOptéC.
ROCHES AQDES ANCIENNES. 565
parfois un aspect laiteux. Le liquide de ces inclusions est tantôt de Teau pure, tantôt une solution saline aqueuse, tantôt un gaz condensé qui paraît être Tacide carbonique. Quelquefois deux liquides différents existent ensemble dans une même inclusion, mais sans se mélanger.
Le rapport du volume des libelles à celui des liquides peut être très variable dans un même grain de quartz. On conçoit d'ailleurs que les fissures capillaires dont beaucoup de cristaux sont traversés aient pu modifier les conditions primitives des gaz et des liquides enclavés. Dans le granité rose de Baveno, on remarque que les inclusions sont particulièrement allongées et ont leurs grands axes parallèles (i).
Le granité dit de Vire, exploité dans le Calvados, le Cotentin, l'Ille-et-Vilaine et employé pour les trottoirs de Paris, le granité à pavés de Limoges, de Guérel, celui des Vosges près de Remiremont, de Manzat dans le Puy-de-Dôme, sont de bons types de granité commun ou à grain fin. Mais il y a aussi des granités à grands cristaux comme le granité de Cherbourg et celui de Celles et de Saint-Quentin du Puy-de-Dôme.
Quelquefois la dimension des éléments est assez grande pour que la roche prenne le nom de ' -> ,^ * ^ /
granité à grandes parties (Rie- Pig. 126. - Textuir du granile propremem dit (d'api-ès Kjeruif).
sêngranii).
Les auteurs allemands donnent le nom de granitite au granité qui contient à la fois de Torthose et de Foligoclase ; ce serait, quant à Tétendue occupée sur le globe, le plus important des membres de la famille granitique. Une variété de granitite a aspect globulaire est connue en Scandinavie sous le nom de Aap/^aidyn. Mais le nom de granitite a été aussi appliqué à des roches que les géologues françait^ ont rangées dans la grande famille des porphpes quartziféres.
Le granité porphyroïde est celui dans lequel de grands cristaux de feldspath, ayant parfois jusqu'à 10 centimètres de longueur, tranchent sur le reste de la pâte. (Bretagne, Pyrénées, etc.)
Le granité est gneissiqtte quand les éléments manifestent une certaine tendance à l'orientation. A ce point de vue, il est parfois très difficile de distinguer certains granités à mica nettement orienté des gneiss que nous apprendrons à connaître en parlant de la primitive écorce. Plusieurs roches, tout d'abord rangées dans cette dernière catégorie, ont été ultérieurement reconnues pour des roches
(1) Rosenbusch, Mikroêkopùche Phynographie der tnatêigen Gtifeine, p. 9.
hm
d'épanehement. La composition intrinsèque du gneiss et du granité étant identiquement la même, cette incertitude de délimitation n*a rien qui puisse surprendre et c*est à Tétude des circonstances du gisement que la solution doit être demandée dans chaque cas particulier, si tant est que la distinction des deux roches soit toujours possible.
Les figures i26 et 427, empruntées à M. Kjerulf (1), permettent d*apprécier la différence de texture du granité proprement dit et du granité gneissique ou
gneiss granitoîde. Dans Tune comme dans l'autre les parties noires correspondent au quartz, tandis que les espaces blancs représentent les parties occupées par le feldspath et Télément micacé.
On dit enfin que le granité est euritique quand son grain est assez fin pour que la loupe soit nécessaire à la distinction des éléments constituants.
Cette variété est Ja limite de ce que Delamétherie appelait la ffranitelle.
11 arrive souvent que Tamphibole hornblende prenne part à la constitution normale d'un granité au point d'y remplacer le mica. 11 en résulte un granité amphibolique, parfois désigné sous le nom de granité égyptien ou syénite (2). D'autres fois le mica fait place à un minéi^ii verdâtre, qu'on a pris d'abord pour du talc, mais qui paraît être de la chlorite et ainsi se forme un granité chiaritetur qui n'est autre chose que la protogine (5) du mont Blanc et de l'Oisans. Mais, d'après les études récentes de M. Hichel- Lévy, il parait que c'est à la granulite que cette dernière roche doil être rattachée à titre de variété.
Si l'on considère les éléments du granité sous le rapport de leurs proportions relatives, on trouve que c'est ordinairement le feldspath qui domine: ensuite vient le quartz et, en dernier lieu, le mica.
(1) Die Geoloffie de$ sûdlichen utid mittieren NorwegeUf Bonn, 1880, figures 2^ et'S36.
(2) Il est bien vrai que la dénomination de syénite a été employée par Pline pour la roche de Syène en Egypte, qui est un granité amphibolique. Mais l'usage a prévalu de réserver, comme Ta fait Werner, ce nom pour une roche d'orthose et d'amphibole que nous étudierons plus loin.
(3) Ce nom a été créé par Jurine à l'époque où en raison de sa situation dans le massif du mont Blanc, la protogine était considérée comme la plus ancienne des roches.
Fig. 127.
Texturejdu granilef gneissiqup ou du [gneiss granitofde (d'après Kjerulf).
ROCHES AGimCS ANCIENNES. 567
Une moyenne de nombreuses analyses donne, pour la composition normale du granité, les résultats suivants (i) :
Silice 72,00
Alumine 16,00
Oxyde ferreux 1,50
Chaux 1.50
Oxyde mauganeux 0,50
Pousse 6,50
Soude 2,50
Eau 1,00
La densité du granité se tient entre 2,59 et 2,73. Sa résistance à Técrasement varie depuis 500 jusqu'à 1500 kilogrammes par centimètre carré.
M«d« i^muiallilqae : i^ UrmmÈte à orfea blanc. — Lorsque le quartz, au Heu de former des plages étendues, tend à se concentrer en grains au milieu du feldspath, il en résulte un type granitique remarquable en général par sa teinte claire et son peu de cohésion, la kaolùiisation de son feldspath, Tabon* dance du mica blanc-d'ai^ent, enfin les formes extérieurement cristallines de son quartz. G^est ce qu*on a nommé tantôt granité à mica blanc (2) ou à deux micaSj tantôt granité à etoin (5), parce que cette roche est, par excellence, le siège des gisements stannifères. La texture de ce granité est un acheminement manifeste vers celle des véritables granulites, comme en témoigne Tapparence de mosaïque brillamment colorée qu'il ofTre sous le microscope polarisant. Oïl y distingue :
I. Mica noir, oligoclase, orthose, (|uartz bipyramidé ; accessoirement, tourmaline, émeraude, zircon, topaze, sphène, amphibole, grenat, apatite, magnétite.
II. Orthose, microcline et albite, quartz granuleux, mica blanc; accessoirement, oligoclase.
Le type du granité à mica blanc s'observe dans la Creuse et la Haute-Vienné> notamment dans la chaîne de Blond et aussi dans la Corrèze, entre Tulle et Egletons. C'est cette roche qui constitue le rocher du mont Saint-Michel, ainsi que plusieurs filons dans le Cotentin et d'importants massifs en Cornouailles, etc.
Une des particularités du granité à mica blanc est la nature exceptionnelle des minéraux enclavés ; tout d'abord le mica blanc est riche en fluor et en même temps lithinifère : le fluor se retrouve aussi dans la topaze, l'apatite et la tour* maline, laquelle contient également de Tacide borique; enfin l'acide titanique se rencontre dans le sphéne et l'acide [phosphorique dans l'apatite. La roche qui nous occupe est donc particulièrement riche en dissolvants. Or cet effet s'exagère encore dans la pegmatite, dont il sera question tout à l'heure.
If convient de signaler le lien étroit qui rattache au granité à mica blanc la roche de quartz et de mica, également liée aux gisements stannifères, qu'on appelle Hyalomicte ou Greisen et qui n'est qu'un granité à mica blanc privé de feldspath.
La Tùurmalinite (HyaloUmrmalite de Daubrée ou sckorlfek), formée de quartz et de tourmaline, est aussi une variété secondaire du type que nous venons de décrire. Du reste, la tourmaline est assez caractéristique de beaucoup de granités à mica blanc pour qu'on leur ait donné le nom de granités tourmaUnifèret,
(1) Roth in Yon Lasaulx, Pétrographie, p. 328.
(2) Vallard. Carte géologique de la Haute-Vienne, 1809. (5) Jokély, Jahrb, der k. k. geoL Reichsanstalt^ 1850.
508 COlilPOSITION DE L*ËGORCE TERIŒSTRE.
t*» CiraiiMlHe, Protoi^lne. — N0U8 donnerons, avec M. Michel-Lévy, le nom de Grantilite {{) à une variété de granité à mica blanc, à grain généralement plus fin que ce dernier et qui, à l'œil nu, parait composée quelquefois de feldspath et de quartz sans mica, quelquefois de feldspath seul, bien que le quartz microscopique y soit très fréquent, ainsi que le mic^ blanc. La couleur dominante des granulites est le rose-chair. Le quailz y présente de nombreuses inclusions, souvent dihexaédriques, quelques-unes avec bulles mobiles.
De bons types de granulites s'observent dans le Morvan (Lormes, Cervon) à Coudes (Puy-de-Dôme), au Tombeau de Pontgibaud, etc. On conçoit du reste qu'il soit très difficile de tracer une limite nette entre ce groupe et celui des graniles à mien blanc, auquel il se relie insensiblement et avec lequel il partage la propriété d'offrir, à la lumière polarisée, l'aspect d'une brillante mosaïque.
De même qu'il y a des granités gneissiques, de même il parait y avoir des granulites auxquelles l'alignement des feuillets de mica donne une texture rubanée très marquée. A cette catégorie appartiendraient, au point de vue purement pétrographique, la plupart des gneiss rouges des auteurs. Ces gneiss, caractérisés par la teinte rougeâtre du feldspath, la présence du mica blanc et la faible cohésion de la roche, sont en général plus riches en quartz que le granité ordinaire. En Saxe ils contiennent jusqu'à 76 % de silice. Dans le Var,M. Potier (2) attribue un caractère éruptif à ce gneiss à mica blanc ou granulite schisteuse, qui, aux environs de Fréjus, dans la vallée du Reyran, se relie intimement à une granulite massive à grenat, de telle sorte que les deux variétés devraient être considérées comme deux aspects différents d'une seule et même roche. Dans le Morvan, M. Michel-Lévy a signalé la liaison étroite du gneiss rouge avec la gra* nulite et la même chose a lieu en Saxe, où divers observateurs ont établi que le gneiss rouge offrait, par son gisement, les cai*actéres d'une roche éruptive. Seulement, pour M. Michel-Lévy, le gneiss rouge du Morvan et de la Saxe sérail le résultat de l'injection d'une granulite entre les feuillets d'un ancien gneiss.
D'après M. Michel-Lévy (3), c'est à la granulite que doivent être rapportées la plupart des roches décrites dans les Alpes sous le noin de Protogine. Le quartz y est nettement granulitique et la chlorite, qu'on a prise à tort pour du talc, résulterait de la décomposition du mica. Le mica blanc abonde dans certaines variétés, notanunent dans celle de la Bérarde (Isère), où tout le feldspath est du microcline. L'aspect scliisteux et bréchifoime de beaucoup de protogines résulterait des efforts mécaniques auxquels elles ont été soumises.
Il est à remarquer, du reste, qu'il n'y a pas de séparation tranchée entre le mode granitique et le mode granulitique. Ainsi le granité de Baveno est granuli-
(1) GeUe granulite n'est pas celle des auteurs aUemands, qui ont désigné sous ce nom un ensemble de roches stratiformes, faisant partie de la série des terrains cristallitos de la croûte primitive, mais ayant, du l'esté, la même composition que notre granulite et auxquelles nous réserverons le nom de leptynite*,
(2) htUL de la Soc, géoL de France, 5« série. VII, p. 000. (7i) Minéralogie micrographique, pi. 11.
BOGUES ACIDES ANCIENNES. 56i)
tique par son quartz et pourtant ne se relie pas à la catégorie des ' granités à mica blanc, dans laquelle il paraît également bien difficile de faire renti*èr la plupart des protogines. En particulier, dans les Alpes, ces dernières roches semblent jouer, relativement aux chloritoschistes, le même rôle que le gi'anite relativement aux gneiss.
ll«4le peffOMUoide. Pegmattte. — La Pegmatite est une granulite ou un granité à mica blanc à grandes parties, c'est-à-dire très largement cristallisé, et offrant cette particularité que le quartz et le feldspath, de couleur généralement très claire, y ont cristallisé Tun dans l'autre en s*orientant chacun d'un façon uniforme sur de grandes étendues (1). Le mica blanc est concentré en masses sur certains points, tantôt en grandes lames hexagonales empilées, tantôt sous forme de mica palmé (Pyrénées).
La Pegmatite, qui se présente plutôt en filons qu'en massifs, abonde en druses ou cavités, sur les parois desquelles se voient de beaux cristaux d'orthose, de quartz hyalin ou enfumé, de tourmaline et quelquefois d'émeraude. On pieut citer, parmi les meilleurs exemples de cette roche, la variété de Bagnéres-de- Lucbon et quelques types du Puy-de-Dôme, où les prismes hexagonaux de tourmaline ont plus de 0",15 de long.
Parmi les particularités des pegmatites, il y a lieu de mentionner le mélange fréquent de Torthose récent avec du quartz et de Talbite qui y pénétrent sous la forme d une multitude de veinules parallèles et équidistantes, donnant au feldspath un aspect marbré caractéristique. Du même ordre est l'association de l'orthose avec le microcline, se révélant au microscope polarisant par des stries à angle droit.
On donne le nom de Pegmatite graphique {Schriftgranit) ou hébraïque (Lapis judaicus) à une variété dans laquelle les petits cristaux de quartz apparaissent sur les clivages de l'orthose sous forme de coins alignés simulant, tantôt d(% lettres hébraïques, tantôt des ttu'actères cunéiformes (fig. 128).
M. Michel-Lévy (2) a fait la remarque que les textures granitique, granuli tique et pegmatoïde semblent trois étapes successives vers
la complète séparation, en éléments Fig. 128. — Pegmatite graphique dHiiteroé, en Norvège
minéralogiques distincts, du mag- (d après KjeniU).
ma formant la pâte des roches acides ; dans le premier cas, le quartz et le feldspath récents sont entièrement séparés en grandes plages distinctes; dans le second, le quartz, encore postérieur au feldspath, s'est isolé en grains qui
(1) De là le nom de Pegmalite, dérivé par Ilaûy du grec pegma, exprimant l'idée de pièces fichées dans une pâte.
(2) Huf/. de la Soc. géoL, loc. ciL, p. 228.
570 CONPOSmeN De L'fiCORCE TERRESTRE.
semblent n^avoir pas eu le temps de se réunir les uns aux autre» : dana le troisième, quartz et feldspath se sont pris en masse simultanément. Enfin dans les trois séries, les minéraux constituants sont, presque toiiyours, nettement visibles à Toeil nu. Tout s'accorde donc à faire soupçonner, dans la grande famille granitique, la plus ancienne en date d'apparition parmi les roches acides, une puissance de cristallisation toute spéciale, en rapport avec l'abondance des inclusions liquides et celle des minéraux exceptionnels.
Mode «ranitoporphjriqne. i^ Eivan. — La Combinaison d'une texture por« phyroîde avec une pâte micro- ou cryptograniUque donne lieu, dans les roches acides, à une classe intéressante, qui comprend la majeure partie des parphyra quartzifèreê des anciens auteurs. Ces porphyres, caractérisés en général par la cassure brillante et vitreuse des grains de quartz, qui ressortent sur une pUe d'apparence plus ou moins compacte, forment une remarquable série, dans laquelle on voit se faire toutes les transitions possibles entre le type granitoîde et le type vitreux.
Le premier terme de cette série est le porphyre quartzifére connu, dans les gîtes stanniféres de Gornouailles sous le nom d*Elvan. Ce n'est rien autre choee qu'un granité à mica blanc qui a pris la texture porphyrique. Des cristaux anciens de quartz hexagonal et de mica noir peu abondant y sont disséminés dans une pâte microgranulitique de quartz et d'orthose avec mica blanc. Tantôt cette pâte est à grain discernable ; tantôt elle est à éléments si fins qu'il en résulte un elvan conte, mais que le microscope résout en microgranulite.
L'elvan se retrouve dans les gîtes d'étain du Limousin, avec les mêmes caracr téres qu'en Gornouailles. Sa couleur la plus habituelle est le gris clair. Celui d'Angleterre contient, d'après M. J. A, Phillips, de 71 à 71, 5% de silice avec 13 ou 15 7o d'alumine.
«" Porphyre i^raiiUoide. — Le Porphyre granitoîde, ainsi nommé parH. Gruner, est une sorte de granité à grain fin, dont la pâte se résout à la loupe et auquel de grands cristaux de feldspath donnent la texture porphyroîde; de telle sorte que, si l'on ne craignait d'introduire des noms nouveaux dans la pétrographie^ qui n'en est déjà que trop chargée, on pourrait désirer convenablement cette roche sous le nom de granitophyre. On y reconnaît :
I. Mica noir, chlorite, amphibole, gros débris de quartz ancien et de feldspath, orthose ou oligoclase, apatite.
II. Feldspath et quartz récents de consolidation simultanéeou quartz granulitique. Ce qui caractérise la pâte, c'est qu'elle forme une microgranuUte ou une mi-
cropegmatite. Les porphyres granitoïdes de Boén et d'Urphè, dans la Loire, sont de véritables micropegmatites graphiques, où les parties pegmatoîdes tendent à se réunir en auréoles ou en étoilements autour des cristaux anciens (voir fig. 133). Il en est de même des beaux porphyres granitoïdes de Rochesson et de Saint-Amé dans les Vosges. En général, le type granulitique domine. Le quartz de ces porphyres contient des inclusions liquides à bulles mobiles,