‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 168 sur 483 · C. TYPE VITREUX · texte numérisé non relu

C. TYPE VITREUX

Fechstela. Vltr^phyre. — Le type vitreux est représenté, dans la série ancienne des roches acides, par les VUrophyre$ et les Pechsteim ; les premiers résultant simplement de la superposition du caractère porphyrique à la texture fondamentale des pechsteins, il convient de décrire ceux-ci tout d*aboixl.

Le Pechstein ou Rélinite est un verre naturel hydraté, dont la composition la plus habituelle peut s'exprimer par 63 à 75 «/o de silice, 9 à 15 7© d'alumine, 2 à 8 Vo d'alcalis et 4 à 9 «/o d'eau. On y observe :

L Sanidine, plagioclase, quartz, mica, magnétite, hématite ;

IL' Pâte vitreuse, à granulations opaques, accusant par endroits une texture fluidale, avec traînées pétrosiliceuses et texture perlilique postérieure à tout, mais ne se développant que quand il n'y a pas trop de cristaux anciens.

La sanidine offre souvent des reflets chatoyants azurés. La pâte est paifois très riche en cristallites, qui deviennent visibles sous un grossissement de 1400 diamètres.

La cassure des pechsteins est généralement très conchoïdale. Leurs couleurs dominantes sont le brun, le vert noirâtre, le vert olive foncé, avec taches rouges et jaunes. Leur éclat résineux justifie le nom qui leur a été donné dans toutes les langues {RéUnitet petchstoné). Les gisements les mieux caractérisés de ces roches sont ceux de l'Esterel, de la Saxe (Heissen, Zwickau, Tharand) et de l'ile Royale sur le Lac Supérieur en Amérique.

Le Vitrophyre ou pechsteîn porphyrique {Pechsteinporphyr) résulte simplement de l'intercalation bien nette de gros cristaux anciens dans la pâte d'un pechstein. Les transitions abondent d*une classe à l'autre et même, d'après M. Rosenbusch (1), oh n'a jamais observé de pechstein qui fût complètement exempt de cristaux macroscopiques.

Cette classe comprend des roches d'apparence bréchiformes, où des taches tantôt lenticulaires, tantôt arrondies, de matière fmement cristallisée, se détachent sur un fond de pâte vitreuse. En devenant de véritables globules, ces taches rondes donnent le vitrophyre globuleux de Spechtshausen, près Tharand.

iÉfllB ItODEfelill

A. TYPE ORANITOÏDE

Llpatft«s iranttoides. -^ Le nom de LiparitéÉ a été ci'éé par J. Roth poUr désigner les roches modernes les plus acides, quelles que soient leur composition

(I) Op. ciL, p; 104.

hU COMPOSITION DE L'ÉCORCE TERRESTRE

luiiiéralogique et leur texture, pourvu que leur teneur en silice exige la prêsenœ du quartz en liberté. Deux minéraux sont caractéristiques de ces roches : le quartz et la sanidine ou orthose vitreux.

Le type granitoîde est représenté, dans la série des liparites, par ce qu'on a appelé les granités de l'île d*Elbe et de l'Algérie. Mais si l'apparence de ces roches est granitique, elles offrent néanmoins des caractères très spéciaux, qui les éloignent des granités anciens. Tout d'abord la texture de leur pâte est granulitique et même parfois, comme dans la roche de la Grande-Gai itte (Algérie), étudiée, par MM. Vélain et Michel-Lévy, microgranuHtique. Ensuite l'orthose y est fendillé, vitreux et appartient surtout à la variété sanidine. Aussi ces roches mériteraient-elles, à divers points de vue, le nom de trachytcs (1). Les cristaux anciens, à la Grande-Galitte, sont le mica noir, partiellement épigénisé en chlorile, le quartz bipyramidé, la sanidine, Toligoclase et le zircon. Le quailz est riche en inclusions liquides avec bulles mobiles et petits cubes de chlorure de sodium ; le feldspath abonde en inclusions vitreuses.

Les liparites granitoïdes sont fréquemment associées à dos pegmatites, comme celle de l'île d'Elbe, qui contient de la tounnaline cl, avec elle, divers minéraux lithinifères. Elles représentent donc un retour de la puissance de cristallisation des roches acides, à la faveur du long repos des éruptions pendant la période secondaire. Mais ce retour n'a pas été jusqu'à reproduire les types largement cristallisés de la séné ancienne.

B. TYPE THACHÏTOÏDt:

Upariteai porpbyriqnes. Rbjollthes — Au type trachyloîde appartiennent les Liparitjps porphyriques {Porphyres molaires de BeudanU Rhyolithes de M. de Richthofen, Trachytes quartzifères de divers auteurs). Leur pâte, toujours iiide au toucher, justifie, non moins que la texture, leur ancienne attribution à la famille trachy tique.

La composition normale de ces roches comporte de 75 à 77 «/o de silice, 12 à 12,5 **/o d'alumine, 1,5 % d'oxydes de fer, 1 à 1,5 7ode chaux, 0,3 à 0,5 Vo Je magnésie, 7 à 9 % d'alcalis et 0,5 à 1 % d'eau. Les minéraux constituants paraissent s*étre développés dans Tordre suivant :

I. Mica noir, amphibole, oligoclase, orthose vitreux prédominant, quartz bipyramidé et, accessoirement : pyroxène, sphéne, apatite, fer oxydulé.

II. Magma en grande partie amorphe, avec traînées pétrosiliceuses et sphéro* lithes à croix noire ou entièrement amorphes.

En outre, beaucoup de ces roches (et notamment les porphyres molaires de Hongrie) sont remplies de cavités ou géodes, dont les parois sont tapissées do calcédoine, d'améthyste et de quartz. D'ailleui'S le quartz grenu, l'opnlo ot le

(I) Micliol-ljévy, UulL de la Soc. géoL de ftancc^ •> série, Ml, |». 2^7.

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