‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 200 sur 483 · de conglomérat · texte numérisé non relu

de conglomérat

iB AYecCalymenetuberculata^ PhragmocerasveH' trieoêum, Orihoceras cochleatum.

A avec Illœniu Barriettêis, Ùrthoceras canalicu^ latum, Monograpttis tudensis, 6. 58- de schiste marneux rouge et vert. 5. 85- de calcaire à polypiers et i pentamères, avec Pentamemê oblongtu,

P. lxvi$, Strophomena rhomboîdalù, FavotitM fibrosa, F. Gothlandiea. 4. 46- de grés calcaire à Rhynchonella diodonta, Leptœtia transverwliêj Orthù

biforata.

3. 200- de schistes marneux et calcaires à ciment avec Trinucletu Wahlenbergi, 2. Schistes à graptolithes, couronnant 80- de calcaire à Orthoceroê vaginatum et

Afaphui expanms, 1. 30- de schistes foncés à didymograptu$ geminu$, Dipfograptus folium^ Monograptuê ienui$. — Niveau des Ceratopyge forficula et Megalaspis grandie.

Bassie. — Le système silurien occupe en Russie une surface considérable. Depuis Saint-Pétersbourg il s*étend à Touest, par TEsthonie et la Livonie, jusqu'aux îles de Dagoê et d'Œsel et à Test jusqu'au lac Ladoga.

Ce qui est très remarquable, c'est que les couches y sont presque absolument horizontales et ne sont guère formées que d'argiles, de sables meubles, de schistes bitumineux et de calcaire argileux, en sorte que leur constitution pétrographique les fait ressembler aux sédiments les plus récents. Au contraire, dans l'Oural, le silurien est à la fois disloqué et métamorphique.

L'étage armoricain est représenté par des schistes foncés à graptolithes et un grès vert à conodontes, que surmonte, par l'intermédiaire d'un calcaire glauconieux, épais de 3 mètres, le calcaire à Orthoceras vaginatum (5 à 12 mètres), avec Asaphtis expansus, Calymene, Lituites, Echinosphœrites aurantium. Ce calcaire à orthocères est aussi connu sous le nom de Pleta.

L'étage bohémien aurait pour équivalents le calcaire à pentamêres (P. oblongus) de Livonie et d'Esthonie, ainsi que les dolomies iet calcaires à polypiers d'Œsel avec Calymene Blumenbachi et autres fossiles de Wenlock.

(1) Géologie de$ mittleren Norwegen, i880, p. 65.

armoncam.

SILURIEN DE L*EUROP£ GËNTRàLE. 689

Le silurien supérieur est représenté, dans les iles d*Œsel» de Dago et de Moen^ par un calcaire cristallin, avec lits de calcschistes, contenant plusieurs des fossiles de Ludlow: c'est là qu'apparaissent, connue en Angleterre, les' poissons cuirassés, Cephalaspis et Onchus.

LE SYSTÈME SI|«U1IIEM DAMS L'EUHOPE GEMTHALE

Bohème. — Le système silurien de la Bohème (1), lorsqu*on en retranche, pour les rattacher au cambrien, les couches qui contiennent la faune primordiale, se compose de deux étages : l'un, qui correspond à Tarmoricain, est l'étage D dp M. Barrande, renfermant la faune seconde; l'autre, celui que nous avons appelé bohémien, est constitué par les étages E, F, G, H, dont les zones fossilifères forment par leur ensemble la faitne troisième. La figure 210 fait connaître, d'après l'auteur

Fig. 210. Coupe résumée du bassin silurien de la Bohème (d'après Barrande). — A, B, schistes et grauwackes azofques ; C, schistes à faune primordiale ; D, grès et schistes de la (aune seconde ; E» F, G, H, étages successifs de la faune troisième; Co,^ colonies; Ca, teirain carbonifère ; Gr, terrain crétacé.

du Système silurien de la Bohême, la disposition générale des couches en forme de cuvette. Si ce bassin n'occupe qu'une surface insignifiante, (car le grand axe de l'ellipse qu'il couvre est de 148 kilomètres et le petit axe de 50 kilomètres environ), du moins la série des couches est puissante et la richesse de la faune remarquable; car dès 1877 M. Barrande y comptait déjà plus de 3000 espèctes.

Faune seconde. Etage D. — Cet étage comprend cinq bandes distinctes, qui ^ont, de haut en bas :

dg Schistes gris jaunâtres et qiiartzites à Calytnene declinata, Âmpyx Portlocki, Dalmanites

Phillipsi,*Illœnu$ Wahlenbergi, Bellerophon grandis ^ Strophomena ntmtta (localités : Kœ-

nigshof, Leiskov, Gross Kuchel).

4^ Schistes très micacés à Calymene incerta. Asaphut nehilit^ lUœnuê Salteri^ Acidaspis Bucki^

Conularia bohemica (loc. Zahorzan, Lieben, etc). /fj Schistes noirs feuilletés fos&ililères et quartzites à Trimicleus omatxis, Dionide formoêa,

Beyrichia Bohemica (loc. Vinice, Trubin). </, Grès quartzeux jaunes du Mont Drabow, de Vesela et de Praskoles, avec Dalmanitct tocialii,

Trinucleui Goldfuiiiy Calymene pulchra, Orthii redux, Conularia rugota^ C. anomala. di Schistes argileux noirs, fissites, micacés, avec nodules siliceux fossilifères, à Calymene Aragoi,

Trinucleuê Réussi^ Placoparia Zippeiy Redonia Deshayeei, Orthis socialis, Bellerophon

bilohatm (loc. Vosek, Santa Benigna).

Aucune de ces espèces n'était connue dans la faune primordiale de Bohême. La bande di est assez complexe. M. Barrande y distingue, à la base, une zone 4l|(x, à l'état de grès ou de conglomérat, contenant Lingtda Feislmanteli. Ensuite

(1) Voir les travaux si développés de H. Barrande sur le bassin de la Bohême. DK lappareut, nuiTi de g6olooii. 44

vient la zone dfi, avec Lingula, Dbicina, Orihis desiderata, Amphton, c'est-à-dire des fossiles du cambrien supérieur d'Angleterre (1). Enfin, dans la zone d^y, M.Krejci a mentionné la présence de Didymograptus Suessi, qui semblerait établir une certaine connexion entre cet horizon et la base de la faune seconde de la Grande-Bretagne. D'après cela, il ne serait pas impossible qu'une portion de d, dût être rangée avec la partie supérieure du système cambrien.

Vers le sommet de l'étage D et surtout dans la bande d^ apparaissent, des deux cotés du bassin, des couches schisteuses qui semblent régulièrement intercalées dans les grès et où se montre une faune que caractérisent surtout les graptolithes. Près de 85 pour 100 des espèces fossiles de ces couches appartiennent à la faune troisième (2). M. Barrande considère ces intercalations comme des co/onte«, c'està-dire comme le résultat d'une migration momentanée des espèces de la faune troisième, déjà développée hors de la Bohême et destinée à s'y implanter définitivement plus tard. Les espèces caractéristiques des colonies sont Monograptus eolonuSf M. priodon, M, Rœmeri^ Cardiola interrupta^ Arethusina Konincki, Sphœrexochus mirus. Plusieurs géologues ont tenté d'expliquer le fait des colonies par des dislocations qui auraient amené quelques parties de l'étage E au milieu des assises de D en concordance apparente (5). Leurs conclusions ont été nettement repoussées par M. Barrande (4), qui a insisté non seulement sur la régularité de Tintercalation, au milieu des quartzi^s, des schistes à graptolithes coloniaux, mais sur la forme généralement lenticulaire de ces gisements. Al'objection fondée sur ce que les graptolithes n'auraient apparu, dans la bande silurienne septentrionale, qu'avec la faune troisième (5), de telle sorte qu-il serait impossible de chercher au nord le centre primitif de leur développement, M. Barrande a répondu que les graptolithes des colonies de Bohême sont ceux de la série de Moffat en Ecosse et spécialement ceux des schistes de Birkhill, lesquels occupent le sommet de l'étage armoricain et paiaissent justement correspondre à la bande d^. L'apparition normale des graptolithes aurait donc eu lieu en Ecosse et en Scandinavie plus tôt qu'en Bohême, et les colonies de cette dernière contrée auraient pu être peuplées par migration d'espèces originaires du bassin septentrional. Il est remarquable ({ue l'apparition des colonies graptolithiques dans ^5 soit accompagnée de coulées de diabase, également caractéristiques de la base de l'étage E.

Faune troisième. Étage E, — L'étage E, dont la puissance varie entre 100 et 300 mètres, se compose de deux bandes: la bande inférieure e^ puissante de 60 mètres et formée de schistes à graptolithes, avec coulées de diabase intercalées; et la bande supérieure «„ consistant en un calcaire fétide et cristallin, qui commence à apparaître sous la forme de sphéroïdes au milieu des schistes sousjacents.

(1) Marr, Quarterly Journal ofthe geol. Sttc. of London, 1880, p. 591.

(2) Barrande, Défense det colonies, IV, p. 129. (5) Voir notamment Harr, loc. cit.

(4) Défense des colonies, IV, 1870, V, 1881.

(5) LinDarssoû, GeoL Magazine, 1878, p. 277.

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