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CARBONIFÈRE FRANCO-BELGE

U est à remarquer que plusieurs des assises qui viennent d*étre indiquées peuvent faire défaut en un point donné. Il n'est aucune localité où la série entière existe sur la même verticale. Dans le massif de la Meuse, Tépaisseur du calcaire carbonifère est de 760°'; elle est de 258'» dans le massif de la Sambre.

A Maffles» dans la vallée de la Dendre» le petit granité contient des géodes tapissées de cristaux de calcite et quelquefois remplies d*un liquide inflammable ; on y trouve aussi de petits cristaux, complètement libres , de quartz bipyramidé (1). C'est à peu près à ce niveau que viennent se placer le calcaire à chaux hydraulique de Tournai et les marbres de Soignies et de Féluy. La faune de ces calcaires se compose, outre les espèces déjà indiquées, de NaUtilus cariniferuSy Orthoceras mbcanaliculatumy Goniatites rotatoritu^ Euomphalus t€ibulatus^ Athyrig lamellosa, A. Roissyi, Fenestella plebeia, etc.

Quant à ce qu'on appelle la faune de Vi$e\ elle comprend : Cythere Phillipai. PhiUipsia globicepsy Nautilîis cycloitomay Orthoceras calamus , Euomphaltis calil" lu»y E, fallax, Bellerophon coHatus, Conocardium trigonale, Productus fimbriatus, P, proboscideuSy P. punclatuiy P. striatuSy Chonetes comoidesy C papiUonacea^ Spirifer crassus, etc.

Les phlhanites du calcaire carbonifère, abondants à plusieurs niveaux, paraissent résulter de la substitution de la silice à des éléments calcaires , d'origine organique ou inorganique (2). Cette pseudomorphose, qui n'a pas toujours été complète (car le microscope montre souvent des plages calcaires non transformées), a dû s'accomplir à une époque où les sédiments, tout en conservant une certaine plasticité, possédaient déjà la structure normale du calcaire carbonifère.

Les phthanites sont fréquemment remplis de crinoïdes, en totalité ou en partie transformés, tandis que les petites coquilles sont entièrement silicifiées. Quelquefois des organismes à test siliceux demeurent si parfaitement distincts dans la masse des phthanites que, selon le P. Renard, il est bien difficile d'attribuer soit à des foraminifères, soit à des spongiaires ou à des diatomées, l'apport de la matière siliceuse qui a produit les pseudomorphoses.

iffUirii — Au nord de Mons , le calcaire carbonifère, terminé par des bancs continus de phthanite, est couronné par des schistes noirs, très siliceux, épais d'une soixantaine de mètres et renfermant une couche très riche en Posidonia Becheri. On y trouve aussi les genres Productus et PhiUipsia (3).

Au dessus viennent 25'» de schistes ampéliteux , pyriteux et aluniféres , avec noyaux de calcaire noir fétide, où Ton trouve : Goniatites diadema, G. atratus^ Orthoceras dilatatum^ 0. pygmœum, 0. strigUloiam, Mytilus ampelilicola, Productus carbonarius, Lingvla parallela, A ces fossiles sont associés des poissons, Campodus Agassiziy Palœoniscus striolatus, Megalichthys Agassizi.

C'est alors que commencent les schistes houillers proprement dits, inférieurs

(l).Gosselet, loc, cit., p. 143.

(2) A. Renard, Bull, Acad, roy. de Belgique, "t série, XLVI, p. 9.

(5) Mourlon, Géologie de la Belgique, I, p. 119.

au terrain houiller productif et couronnés, d'après MM. Briart et Coniet (1), à 100"» au-dessus des ampélites, par une sorte d'arkôse à grains de phthanite, qui serait Téquivaient du milhtone grit anglais. La môme arkose existe à la base du terrain houiller de Liège.

A Auchy-aux-Bois, la même assise se compose de schistes pyriteux avec schistes compacts fossilifères et un calcaire rempli d'encrines , qui le rendent très semblable au petit granité des Écaussines. On observe dans les schistes (2) : Schisodus sulcatusy Aviculopectenpapyraceus, Spirifer glaber, Productus semireticuîatusy P, carbonarius,

A Lens, un schiste compact à Spirifer^ Productus et Orthis forme également la base du terrain houiller et, entre Huy et Liège, on observe sur le même horizon des schistes alunifères, atteignant jusqu*à 50 mètres d'épaisseur et contenant des boules de calcaire compact avec GoniatUes diadema, G, alratui, Productus carbonarius, Aviculopecten papyraceus, quatre espèces d'Orthoceras et des poissons (PalœoniscuSy Campodm). On a donné à ces schistes noirs, bitumineux et remplis de pyrite, le nom d^ampélites de Chokier.

Étage hoaliler. — Le terrain 'houiller productif se compose surtout de psammites et de schistes avec houille : les schistes forment à peu près les 7$ de l'ensemble. Accessoirement on rencontre des poudingues, des grès et des arkoses; il est rare que le grain des poudingues soit supérieur à la grosseur d'un pois. Dans le schiste se trouvent des rognons de limonite et de fer carbonate.

La puissance du terrain houiller, dans le bassin de Mons, est d'environ 2900 mètres. On y compte 156 couches ou veines de houille, dont la puissance varie entre 0™,10et l^jôO. Mais il est rare, en vertu de l'inclinaison des couches et des dislocations du bassin, qu'on observe plus de 80 veines sur une même verticale. Les 156 couches connues se partagent en 54 couches de flénu ou charbon à gaz, 28 de charbon dur, 36 de charbon gras pour forge, 38 de houille sèche anthraciteuse. A Liège, il y a 85 couches, très bouleversées d'ailleurs, comme l'indique la figure 286. A Charleroi, où le système supérieur manque, on en compte 82, de0«%20 à 1",40.

Fig. 286. — Esquisse du bassin houiller de Liège (d'après M. Van Scberpenzeel-Thym). — D, schistes gédinniens; C, calcaire carbonirére; 1,2, reines de houille; 3, couche de grés; FF, grande faille, f, f, failles secondaires.

Chaque couche de houille est, en général, intercalée entre deux bancs schis-

(i) Ann. de la Soc. géof. de Belgique, IH, p. 84.

(2) Ch. BaiTois, Bull, Soc, géol. de France, 2« série, II, p. 223.

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leux; le supérieur (toit ou roc) est feuilleté, micacé, rempli d'empreintes végétales ; rinférieur ou mur a uhe cassure irrégulière et est traversé en tous sens par des racines et des radicules de Stigmaria, Le schiste y est argileux, privé de fer et peut quelquefois être employé à la fabrication de poteries allant au feu.

I^s grés peuvent former le toit, mais jamais le mur de la houille; ils renferment des tiges et des troncs, mais pas de feuilles (1). Ces dernières ne se rencontrent que dans les schistes ou dans la houille elle-même.

BéparUUoii des houilles d'après leur «aallCé. -^ La qualité des charbons

varie très régulièrement, dans le bassin franco-belge, depuis la base jusqu'au

sommet de l'étage houiller. On y distingue les zones suivantes :

• 4. Zone supérieure ou des charbons à gaz (flénus). 3. Zone des charbons gras.

"2. Zone des charbons denii-^i*as.

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