TRIAS ALPIN
figure 314 indique la succession régulière aux environs ds Saalfelden, tandis que S
c de f y yû^
Fig. S14. — Coupe du système triasique prés de Ssalfelden (d'après Mojsisovics).
a, couches de Werfen; &, couches de Guttenstein ; c et d, calcaires de Virgloria; e, calcaire rouge en plaquettes; /*. calcaire du Wetterstein; (7, couches A Cardita; g d, dolomie; h, calcaire à coraux; 1, calcaire du Dachstein.
la figure 315 fait connaître leur allure dans le remarquable massif du Schlern. Ètmge» Inférleors. — I. Étage vosgien. Le grès de Grôden, qui est dépourvu de restes organiques, occupe dans la vallée de TAdige des surfaces étendues.
Punatsch. Cipit. Bach. Schlern. Thiers.
Fig. S15. — Coupe du trias dans le massif du Schlern (d'après Richthofen).
I, micaschiste; % porphyre quartzifère; 3, grès rouge; A, couches de Seiss; 5* couches de Campil;
6, muscheikalk ; 7, couches de Wengen ; 8, porphyre augitique ; 9, dolomie du Schlern ; 10, couches de Raibl.
On regarde comme l'équivalent du Rôth franconien les couches de Werfen, de Guttenstein, de Seiss et de Campil. Ce sont des schistes micacés rouges ou des schistes sableux d'un gris verdâlre avec argiles schisteuses et intercalations de gypse et de sel gemme. Les fossiles de cette assise sont Ceratites Cassianus^ Posidonia Clarœ, Lingula tenuisûma, Myophoria costata, Rhizocorallium Jenense^ Naticella costata, etc.
II. Étage franconien. L'horizon du Wellenkalk est représenté par des calcaires ondulés, riches en bitume et en silice, rarement marmoréens, avec Ceratites binodosusj Ammonites Studeri, Terehratula vulgaris, Gervillia socialis, Pecten discites, Myophoria vulgaris^ Encrinus liliiformis. La dolomie de Hendola, qui vient ensuite, correspond au groupe de l'anhydrite: c'est une dolomie massive, ne contenant que des polypiers et des restes indéterminables d'ammonites de la famille des Globosi, Enfin on peut rapporter au calcaire de Friedrichshall les calcaires noirs en plaquettes, avec rognons de silex, de Buchenstein et les schistes avec tufs porphyriques de Wengen. Cet ensemble, qui contient Halobia (Daonella) Lommeli, Ammonites Archelaûs, Posidonia Wengensis, est attribué* par M. de Mojsisovics (1) à la base du Kohlenkeuper.
(1) Die Dolomitriffe von SûdliroL
«810 GROUPE SEœNDAIRB.
Kevper tàpim. — UI. Étage Keupérien, 1"* Les couches de Saint-^autan^ par lesquelles débute le trias supérieur, sont des tufs de* porphyre augitique avec marnes et schistes marneux oolithiques. On y trouve, à la Seisser Alp, une faune remarquablement consen'ée, où plus de 37 espèces d'ammonites, parmi lesquelles A. Aon et A. Eryx, sont associées à 3 espèces d*orthocères (0. elegans^ etc.)(l) età!i205 gastropodes offrant un mélange de genres paléozoîques (BellerophoneiMurchhonia) avec d'autres nettement secondaires. Des Productus (P. Léo-nardi) viennent confirmer le faciès ancien de cette faune si curieuse.
La dolomie du Schlem, qui a 1000"* d'épaisseur, est massive, cristalline et grenue, avec druses tapissées de cristaux dolomitiques. Toute ti*ace de stratification y a disparu et rien n'est extraordinaire comme les gigantesques aiguilles aux parois verticales, telles que le Langkofl, que forme cette dolomie. Sa teinte d'un blanc rosé et l'absence complète de végétation la signalent d'ailleurs de loin, non moins que ses contours étranges, au voyageur qui parcourt la haute vallée de l'Adige. Evidemment ces dolomies, aujourd'hui massives, résultent de la transformation d'un calcaire primitivement stratifié, par des émanations magnésiennes dont la source est facile à trouver dans les éruptions de porphyre augitique dont le Tyrol méridional a été Ye théâtre. Seulement, d'accord avec M. de Richthofen, M. de Mojsisovics croit que les masses calcaires n'étaient pas originairement continues et constituaient de véritables récifs coralliens (2).
Les couches de Saint-Cassian ont pour équivalent, sur le versant nord des Alpes, les couches de Partnach, qui correspondent aussi à l'horizon d'Halobia Lommeli. Sur le flanc nord des Alpes, dans le pays de Salzbourg, l'ensemble des couches de Saint-Cassian et du Schlem, équivalent du Kohlenkeuper, est représenté par les calcaires de Hallstadt, Ce sont des marbres rouges, roses ou blancs, bariolés, de 250 à 300m.de puissance, contenant, mec Orthoceras alveolare, 0. reticvdatum, 0. duhium, de très grandes ammonites telles ({\x' Ammonites Mettemichi et des bivalves, Monotis salinaria, A cette assise se rapportent les gîtes salifères de Hallstadt et d'ischl, exploités depuis la plus haute antiquité.
M. de Mojsisovics (3) sépare le calcaire de Hallstadt en deux assises : l'inférieure, à Ammonites Mettemichi, dont il fait l'étage norique ou tout au moins la partie supérieure de cet étage; «et les couches à Amm, Wengensis et A. triadicus, formant la base de l'étage carnique,
2*» Les couches de Raibl, qui terminent le Keuper dans le Tyrol méridional, sont, sur le plateau du Schlern, des couches sableuses, oolithiques et ferrugineuses à Myophoria Kefersteini, ou des calcaires marneux et des marbres coquillîers avec Pema aviculœformis. Mais à Raibl même la série est plus complète et comprend des marnes et calcaires à Myophoria Kefersteini, que surmontent des calcaires noirs à Ammonites Joannis Austrise et des dolomies contenant Pema aviculwfomiiSy
(1) n convient de mentionner l'opinion de M. de Mojsisovics, pour qui beaucoup des orthocères du trias alpin seraient des bélemnitide* du genre Aulacoceroê.
(2) Die Dolomitriffe von Sûdtirol, 1879.
(3) Jahrb. der k. k, geol, ReichsanataU, XIX, p. 91.
TYPES DIVERS DU TRIAS. 81i
Corbula Bo%thomU Anoplophora Mûmteri. Cette dernière espèce, caractéristique de la dolomie de Beaumont, dans le trias franconien, vient confirmer le classement des couches de Raibl au sommet du Keuper.
Dans le Tyrol septentrional, le faciès de cette assise se rapproche davantage de celui du trias allemand et l'on voit les couches kEalohia rugosa et à Cardiia crenata alterner avec des grès semblables au grès de Stuttgai*t, à Equiseium columnarcy Pterophyllitm JœgerU et des cargneules gjpsifères. Dans la basse Autriche, le grès à végétaux se développe beaucoup aux dépens des autres assises et renferme de la houille exploitable.
M. de Mojsisovics attribue encore à Tétage Keupérien la Grande Dolomie ou Dolomie principale (Hauptdolomit), assise de dolomie grenue, d'une épaisseur considérable, qui contient seulement des restes de poissons, comme Semionotus et supporte des calcaires en plaquettes avec Rissoa alplna. D'autres auteurs font de cette assise la base de l'étage rhétien.
Lonbardle, Sllésie, lÉalkans. — Le trias de la Lombardie, très analogue à celui du Tyrol méridional, comprend, d'après M. Curioni (1), les subdivisions suivantes :
8. Assise à Avicula exilis. Calcnires et dolomies & Gyroporella annulala et Megalodus Gûmheli. 7. Assise à Gervillia bipartita. Calcaire marneux fossilifère à Myoconcha lombardica^ Myoptwria
Kefersteini.
6. Calcaire et dolomie métallifère, avec Ammoniteê du groupe des globoti, 5. Assise à Ammonitet (Trachyceras) Aon. Dolomie et calcaire à Halobia Lommeli, Pterophyllum
Jœgeri.