‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 270 sur 483 · LE LIAS DANS L*ÂUXOIS ET LE BERRI · texte numérisé non relu

LE LIAS DANS L*ÂUXOIS ET LE BERRI

Belemnite$ Bruguieriy B. elongatm, Amm. spinaiuSf Plicatula (Harpax) spinosa, P. ParkiruonU etc.

Le toarcien est riche en Bel. acuarius. Cesi à la base, dans la zone A. serpentinus, que se trouve la pierre à ciment exploitée à Vassy, près d*Avallon. A Thisy, celle zone offre, sur 8'",40, sept bancs à ciment d'une puissance totale de i'»,05, séparés par des schistes bitumineux à Posidonia Bronni, contenant de 2 à 3 70 d'huile minérale, avec des vertèbres de sauriens. A Rome-Chàteau, près dtî Hazenay, cet horizon est représenté par des calcaires fissiles avec nombreux poissons. Les Amm, Desplaceiy i. Holandrei, A. heterophylltis^ habitent la même zone, tandis qu'imm. bifrons caractérise, avec Turbo capitaneus, la zone à A. complanatti» et que l'horizon de Turbo subdupllcatus renferme Amm. crassui, Beiemnites tripartiluSf Pecten pumUus, Leda roslralis, Nucula Hammeri, Thecocyaihus maclra.

Berri. — Le lias du Berri offre, aux environs de Saint-Amand, les subdivisions suivantes (1) :

I. Sinémurien. 4 à 5"> de calcaire marneux jaunâtre, à Gryphœa obliquata, ne représentant que la partie supérieure de l'étage; aussi, à son contact, le calcaire hettangien est-il corrodé et perforé par des lithopbages.

II. Liasien. 80 à 90" de marnes et de calcaires marneux, offrant, de bas en haut, les zones ci-après . l** z. à Gryphœa regtUaris, avec Spiriferina Walcotti, S. pinguis, S. Hartmanni; 2^ z. à Amm. raricostatus ; 5<^ z. à Amm. ibex, très riche, aux Cottards, en petites ammonites (A. Valdani^ A. centaurus^ A. Henleyi, etc.) et en Waldheimia numismalis; 4"^ z. à Amm. Davœi; 5<» z. à Amm. margaritatug ; 6® z. à Amm. spinalus avec Waldheimia quadrifida et Spiriferina rostraia.

m. Toarcien. 60" de marnes et d'argiles, présentant, de la base au sommet, ' la succession suivante : 1*, 5"" de marnes à Amm. Holandrei; 2*», O'^jlO dfe schistes à posidonies; 3<>, 0'»,10 de calcaire à poissons lépidosté^s; 4®, 15"> de schistes à posidonies; 5**, 30°» d'argiles à nodules calcaires avec Bel. acuarius, Amm. bifrons, A. cornucopiœ, A. Raquinianus; 6**, 10°» d'argiles ocreuses sans fossiles ; 7*, couche oolithique à Bel. irregularis, Amm. Ihouarsensis, Gryphœa sublobata, Rhynchonella cynocephala.

■avte-XanM, éuwm. — Dans la Haute-Marne, le sinémurien a 5°> d'épaisseur, tandis que le liasien a 91" et le toarcien 53°»,50; le liasien est ferrugineux à plusieurs niveaux et contient même une couche de minerai oolithique à G. regularis. De même, le toarcien se termine par 2" de minerai oolithique à .4mm. aalensis et Bel. irregularis.

La composition du lias dans le Jura ne diffère pas sensiblement de celle qui a été constatée en Bourgogne et en Lorraine, comme on en peut juger par le tableau suivant, relatif aux environs de Salins (2) :

(1) Dagincourt, loc. cit.

{%) Marcou, ÈUm. de la Soc. géol. de France, 2* série, t. m.

C Grès supérieur et rainerai de fer oolithique i Amm, opalinus^ A, bi front (8 k iO") Toarcien. . . } Marnes de Pinperdu, à Trochus (15»).

( Schiste bitumineux à posidonies (2 a 3").

? Marnes à plicatules ) lA"

, . j 1 Marnes à Amm. margaritattu , S

' * ' * y Calcaire à Bélemnites, avec Beh acutus, B. umbilicatus.

{ Marnes à Gfyphaa regulari* .

Sinémurien. . Calcaire à Gryphées arquées (S*").

Dans la contrée de Besançon, le sinémurien a 15"*, le liasien 30"* et le toarcien de 60 à 40™.

TYPES FRAHÇAI8 DIVERS DU SYSTÈME LIASIQUE

Bassin dn BiiAne. — Aux environs de Lyon, notamment dans le massif du Mont-d'Or, l'étage rhélien se compose de grès quartzeux, de calcaires roussâtres, à reflets souvent nacrés, de cargneules, de plaquettes dolomitiques couvertes de Tœniodon prœcursor avec Gervillia prœcursor. L'ensemble a une quinzaine de mètres. Le bone-bed y affecte la forme d'un calcaire rosé, à cassure mate, avec Myophoria, sur lequel les dents de poissons se détachent en blanc (1).

Dans le bassin du Rhône, la zone à Ammonites planorbiSf puissante de là à 15", se compose, en bas, de marnes blanches, de cargneules et de grès ; en haut de calcaire compact, à grain fin, presque blanc ; c'est le choin-bâtard du Montd'Or lyonnais. Le fossile le plus caractéristique est Plicatula intusstriata (2). A Robiac et à Gammal (Gard), ainsi qu'à Mercuer (Ardèche), la faune est très riche et se compose de Ampidlaria angidata^ LiUorina clathraUiy Cypricardiaporrecta^ Lucina circularis, L. arenacea^ Mytilus productusy M, Mcalprum^ M. Stoppanit, M. Dalmasiy Corbtda Ludovicœ, Lima Valoniensû, Pecten Valonien$iSy P. PoUux^ P. Thiolliereiy P. Euthymei, Plicatida fiettangiensis, Ostrea sublamellosa (0. irregutaris), 0, Marcignyana.Terebratula psUonoli, Diademopsis serialisy D. mintmt», etc.

La zone à Amm. angulaiusy dont l'épaisseur est de 6 ou 8™, est formée de calcaires gréseux et de calcaires compacts, fins, durs et fissiles. Aux environs de Lyon, ces calcaires renferment des grains de quartz hyalin (3). Les fossiles y sont souvent silicifiés ; on y trouve : Acrodm nobilis^ Amm. angtUatus^ Littorina clathrata, Turritella Deshayesi, Chemnitzia Dumortieri^ Cardinia Listeri^ C. hybrida, avec les genres Trochus, Turbo, Cerithium, Orihostoma, MontlivaulHa.

Le lias offre, dans le bassin du Rhône, la composition suivante (4) :

(1) Dumortier, Éludes paléontologiques, I, 1864^ p. 3.

(2) Id., op. cit., p. 15.

(3) Id., op, cit., p. iOO.

(4) Id., Étudei paléontologiqueê, 1867, 1860, 1874.

Page 1