‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 282 sur 483 · Marne bleue tenace (3-,60 à · texte numérisé non relu

Marne bleue tenace (3-,60 à

4. 8* de marnes et de sable, avec nodules isolés et bancs de pierre à ciment, à Myiilus autittio-

dorensiê, Pecien iolidus, Cyprina implicata, 3. Lumachelleii Exogyra brwUruleuia (S^tlO). 2. Sables jaunes et lits durs à Cyprina implicala (3*]. 1. Marne sableuse, passant graduellement à rargile de Kimmeridge (au moins 10"). Amm, bipUx,

Lima Mcnietuiê, Pecien Morini, Trigonia incurva , T. PeUaii, Pleuromya tellina.

(1) Prestwich et Hulke, Quart Joum. geoL Soc, ofLondon, XXXVI, p. 430.

(2) Quart, Joum, geoL Soc. oflxmdon, XXX VI, p. 581.

(3) Blake, QwtrL Joum, geol. Soc, of London, XXXVI, p. 180.

L'épaisseur du Portland sand augmente à Purbeck, où elle atteint de 38 à 44", et à Kimmeridge, où elle n'est pas inférieure à 75".

Le Portland êtone, puissant de 20 à 25"* à Portland, comprend, à la base, une série, épaisse de 21", de calcaires à silex et, au sommet, S^jôO de couches exploitées comme pierre de taille; c'est cette pierre, remarquable par la finesse de son grain et sa résistance aux actions atmosphéri€[ues, qui a servi à la construction de Saint-Paul de Londres. Voici le détail des assises (1) :

Pierres l ^* ^^^^^* calcaire coquillier oolilhique à Cerithium portlandicum, Trigonia çihbote, khM' ) Ostrea expansa^ Pecten lamelloêtu.

{ 8. While bed ou pierre de Portland proprement dite, avec Amm. giganUus. 7. Curfou assise à Ottrea solitaria, 6. Couche à Isanlrgea oblonga, \ 5. Couches à Trigonia gibbosa (1 ft 6"). Calcaires j 4. Silex et calcaire bréchi forme (1") . à silex. \ 3. Couches à Serpula gordialit (2").

2. Calcaire à silex avec Amm. bolonientit, Trigottia gibbosa, T. incurva {S^), i. Lit coquillier à huîtres et serpules, avec ^mm. giga$^ A. triplex, Cardium tUtti' mile, Trigonia gibboia, Pecten lamelloêus, Pleuromya tellina (2",Ï0).

Purbeck beds. — Les couclies de Purbeck proprement dites (Purbeck beJs)^ sont bien caractérisées sur la côte du Dorsetsliire, où elles se divisent ainsi qu*il suit (2) :

Purbeck Formation purement d'eau douce, comprenant le marbre de Purbeck {Purheek-

supérieur (15"). marble), avec Cypris gibbosa, C. iuberculata, Paludina, Physa, Limtnœa, etc.

Calcaire d'eau douce à Cypris siriato-punctata, C. granulala, tortues et poissons.

Couches saumàlres ft Cyrena.

Purbeck moven J ^^^^^ "**"" * Pecten, Modiola, etc.

no-) \ ^^^^^^^^ ^^ schistes, lacustres ou saumâtres, à poissons (Lepidolus) et croco-

^ '' I diles (Macrorhynchus).

4" de Cinder-bed à Hemicidaris Purbeckensis et Ostrea distorta. Couches à Cypris fasciculata, Valvata, Physa Brislowi, avec mammifères, Plagiaulax Becklesi, P. minor, Galesles, Triconodon, Spalacot/ierium. i Marnes d'eau douce à Valvata, Limnœa, Cypris Purbeckensis, C. punctata. Purbeck \ ^"^^^^ saumfttres à Serpules, voisines de Serpula coarcervites du Hanovre

inférieur (SS") i ( **''")•

^ '' I Dirt-bed ou couche ligniteuse à végétaux, avec souches en place. [ Calcaire d'eau douce ft Cyclas (S^fSO).

Dans l'île de Purbeck même, d'après M. Judd, l'épaisseur atteint 25" pour l'assise supérieure, 47" pour l'assise moyenne et 52" pour l'assise inférieure.

Le marbre de Purbeck, employé au beau temps de l'architecture gothique, est formé par les débris d'un gastropoSe d'eau douce, Paludina fluviorum.

Les principaux poissons du Purbeck sont : Lepidotus minor, PholidojAorus omatuif Ophiopsis breviceps. Les Crocodiliens sont Goniopholis crouidem et Macrorhynchus; les tortues, Pleurostemon concinnum, P. emarginatuniy etc.

(1) Blake, /oc. cit.

{i) Forbes in Lyell, Eléments, 1865, p. 377.

Les végétaux des couches de Purbeck sont des fougères, des conifères et des cycadëes; les souches de ces dernières {Cycadeoidea oix Mantellia megalophyllia) se voient encore en place, avec leurs racines, dans le dirt-bed de Tile de Purbeck, où il reste parfois i à 2°^ de tige attachée à la souche. Dans le même gisement, on observe des troncs silicifîés de conifères ; ces troncs sont couchés et pnt de 6 à 7" de long sur 0",30 de diamètre. Le même dirt-bed, avec souches en place, se retrouve à Lulworth Cove, où le phénomène est d*autant plus remarquable que les strates encaissantes y sont inclinées sous un angle de près de 45<^ (fig. 405) ; de telle sorte que Taxe des troncs, demeuré perpendiculaire à la couche, fait ce même angle avec la verticale (1).

Le sondage des environs de Hastings est entré, sous les dépôts infracrétacés, dans les couches de Purbeck qui se sont montrées assez riches en amas gypseux. L*épaisseur de ces couches y est d'environ 50°* ; mais le gypse n'apparaît que dans les SO*" inférieurs, où sa puissance est d'une dizaine de mètres.

Fig. 403. — Couche ft végétaux de Purbeck A.

Lnlwoilh cove.

a, portlandien; &, calcaire d'eau douce; c, dirt^

bed; d, calcaire d'eau douce.

LE STSTÈHE OOLITHIQUE BM MORHAIIDIE

Bajoelen, oollthe ferroglneuse. — Le système oolithique est à la fois très développé et très fossilifère en Normandie, où les falaises de l'embouchure de la Seine et de la côte du Calvados en facilitent beaucoup l'élude.

Le bajocien de Normandie, puissant de 18 à 24", comprend (2) :

3. Oolithe blanche de Port-en-Bes«in (9 à 15<") ; calcaire blanc grisâtre, parfois marneux, à Belemn, unicanaliculalus, Ainm. Parkinsoniy Tereb. PhUlipti, T. $phaeroidaliSj Stomechinus bigranularis.

2. Ooliibe ferrugineuse (S") ; calcaire jaune ou gris2itre, à nombreuses oolithes ferrugineuses, avec faune très riche :

c. Zone à A.niortcnsii, A. Parkinsoni, Pleurotomaria mutahilia^ P. bessina, Tereb. sphxroidalis.

b. Banc dur à grands Amm.*Humphriesianu$,

a. Conglomérat à grosses oolithes à Bel. giganteus, Amm, Sowerbyi, A. cycloides, A. HumphrtetianuSf A. Gervilleij A. Brongniarti. \ . Matière ou assise à Lima heteremorpha (3 à 8»), calcaire blanchâtre à silex, formant la zone à Amm, Murchitonx. >

L'oolithe blanche, remarquable par ses brachiopodes, ses spongiaires et ses

(i) Lyell, Elementi, 1865, p. 389.

(2) Eug. Desloogchamps, Etudes sur le$ t. jm'a$9ique$ inférieurs, p. 05.

oursins, serait le faciès normal du bajocien normand. L*oolithe ferrugineuse, dépôt évidemment littoral, est caractérisée par la profusion et le bon état de ses fossiles, qui ont rendu justement célèbres les gisements de Sully, de Saint-Vigor et des Houtiers. Aux espèces qui viennent d*étre énumérées, il convient d*ajouter Amm. Blagdeniy A. subradiatus^ A. Tntelleiy A. Martiusi^ A. Neuffenm^ Rhynch. plicatella^ Pleurotomaria ornata^ P. armata^ Astarte obliqua^ Lima Hector^ Collyrites ringem, etc. Certaines parties dures, noduleuses, de cette oolithe sont riches en phosphate de chaux.

BachoDlen. Hantes de Port-em-BessIn. Calealre de Caem. ^ Le bathonien peut se diviser en deux assises, le fullers earth et la grande oolithe. Le fuller*t earth est susceptible de deux faciès, dont H. Eug. Deslongchamps a démontré l'équivalence; lun est caractérisé dans \e calcaire marneux de Port-en-Bemn, l'autre dans le calcaire de Caen,

Le premier est formé d'une masse argilo-marneuse brunâtre, puissante de 30 à 55"*, avec couches subordonnées de calcaire marneux jaunâtre, bleuâtre ou presque noir. Les fossiles y sont peu nombreux; on recueille surtout Belemnites bessinus et une térébratule voisine de T. sphwroidalis.

Le calcaire de Caen, épais de 50 à 55°*, présente une succession de bancs calcaires blancs, très purs, faciles à tailler et durcissant à l'air. A la base est une couche d'argile ou banc bleu qui repose directement sur l'oolithe blanche. D'importantes carrières, notamment celles d'Allemagne, près de Caen, sont ouvertes dans ce calcaire, avec lequel ont été construits, non seulement les monuments du Calvados^ mais encore la tour de Londres et la cathédrale de Cantorbéry. L'assise est peu riche en fossiles, mais fournit des restes de grands sauriens, Teleosaurus cadomensisy Pœkilopleuron Bucfdandi et des poissons. Elle parait devoir être considérée comme l'équivalent des schistes de Stonesfîeld. Dans sa partie supérieure on remarque plusieurs lits de silex.

Calcaire de BanTlIle. Calcaire * bryozoaires. — La Grande Oolithe est représentée en Normandie par Yoolithe mUiaire ou calcaire spathique de Banville. Cette couche, très pauvre en fossiles et d'une puissance assez variable (car elle a 8" à Banville et atteint quelquefois 50",) est formée, aux environs de Caen, par un calcaire gris jaunâtre à lamelles spathiques, tandis que, dans les falaises de l'arrondissement de Bayeux, elle consiste en un calcaire compact avec de nombreux silex. Aux monts d'Eraismes, cette oolithe est devenue un sable incohérent, avec cycadées et fougères, tandis qu'autour du récif silurien de Montabard, la roche est pétrie d'oolithes blanches assez grosses et pénètre dans les cassures du dépôt primaire sous-jacent.

L'oolithe miliaire est surmontée par le calcaire à bryozoaires, improprement appelé calcaire à polypiers. Cette assise, équivalent du Bradford-clay et du Forest-marblCf est formée de cailloutis et de plaquettes jaunâtres ou bleuâtres, renfermant souvent de nombreuses oolithes blanches et séparées par de minces lits de sable calcaire pétri de débris de bryozoaires et de brachiopodes, Eude$ia

LE SYSTÈME OOUTflIQUE EN NORMANDIE.

cardiunif Dictyothyris coarctata, Terebratula fiaheUum, etc. Les pai*ties les plus profondes sont marneuses et renferment Waldheimia digona en très grand nombre.

On peut distinguer deux faciès : i<* les couches d*eau profonde de Banville, dites caillasses (8 à 10"), avec un horizon inférieur à Apiocrinuî Parkinsoni^ A. elegans^ Rhynchonella Boueti, et un horizon supérieur à Eligmus; 2"* les couches de rivage ou pierre blanche de Langrune, remplies de bryozoaires et dont la puissance peut varier depuis 1"" jusqu*à SO^^-C^est Thcrizon des petits oursins» Acrosalenia spinosa^ Polycyphus normannus, etc.

Le combrash proprement dit fait défaut en Normandie; mais ses fossiles, Pholadomya crassa, Corbis ovalis, Bhynchonella majora se retrouvent à l'état remanié, à Lion-sur-Mer, à la base de Toxfordien, attestant que c*est par suite de dénudations que cet horizon ne se voit plus en place (1).

CMloYien. — Le sous-étage callovien a 20 ou 25"^ au plus et se divise en quatre assises (2) :

4. Zone ferrugineuse (Callovien ferrugineux de Triger), avec ^mm. macrocephalus, A. corona-

tus^ Rhynch. êpathica^ Dictyothyriê Trigeri. 3. Zone sableuse :

b. Couches supérieures, à A, Backerix, A. Jason.

a, — inférieures, à Amm, modiolarU. 2. Zone argileuse^ à Amm, buUattu, i. Couches à fossiles bathoniens remaniés de Lion-sur-Mer et de Séez.

Les couches calloviennes reposent en discordance sur les assises bathoniennes, comme l'indique la figure 404, empruntée à M. Deslongchamps. Au contact, le

lion-sup4IICer

ArtftBfil

Sms Xe Merlerault

D E] Il H ^

Fig. 40L — Coupe de Lion-sur-Mer au Merlerault (d'après H. Eug. Deslongchamps).

1, oolithe miliaire; S, calcaii'e à bryozoaires; 3, couches inférieures à A. macrocephalus. i, couches supérieures à A. macrocephalus; 5, callovien moyen et supérieur.

calcaire à bryozoaires offre des surfaces corrodées et perforées par des lithophages. L'axe du soulèvement est au Merlerault, où le callovien supérieur, en couches presque horizontales, bute contre les assises inclinées de Toolilhe miliaire.

Oxfordlen, CoralUem. — L'oxfordien présente, sur la côte du Calvados, à la falaise des Vaches-Noires, entre Trouville et Dives, où il affleure jusqu'au niveau

(i) Eug. Deslongchamps, BuiL de la Soc, géoU de Normandie ^ YI, p. 227. (2) Id., op. cit.

de la mer (fig. 405), une coupe classique, qu'on peut résumer comme il suit (1) :

!2. Argiles à Osirea gregarea (7").

1. Argile avec trois lits de calcaire noduleax àooli'tbes ferragineuses (2',50), avec Amm. cordalus, A. arduennensiê^ Ostrea (Lopha) flabelloides, Cryphxa dilalatOf Waldheimia Parandteri, Plicaiula tubifera, i3. Argiles à Gr. dilalata (i8-,50).

2. Argile à ammonites pyriteuses (8°>,50), avec A.Marix^ A. athleta, Belemn ClucyetniSf Pentacrinus cingulatuê.

i. Argile massive (Ô") et banc gréseux (0",30 à l"), avec Ammonites faustui, A. MaHx^ Gr, dilalata^ Ostrea gregarea, Exogyra nana^ Perna mytiloides. I. Harnes de Dives, ou zone à Amm. Lamberti. 60" d'argiles et de marnes calcarifèresà >1. Lam^ bertîj i4. Diincani, A, alhleta^ A. Jjalandei^ Gr. dilalata, Waldheimia Bemardina {W, imrpressa) .

Le corallien^ à rembouchure de la Seine, comprend deux assises : celle du bas est Voolithe de Trouville ou zone à Amm. Martelli (2), dont le fossile le plus

Ronfleur TrotnrQle Dîv»« Lton-s-Her FoitenBMsiB.

Fig. 405. — Coupe résumée des falaises du Calvados.

1, toarcien; 2, bajocien; 3, bathonien inférieur; i, Iiatbonlen supérieur; 5, callovien; 6, oxfordien; 7, corallien; 8, kimmeridgien ; 9, terrain crétacé.

abondant est un oursin, Echinobrissus scutattis. Cette assise, épaisse de i5 à iS*", se compose d*un calcaire marneux gris, oolithique (1"»,50) à Trigonia major et Perna quadrilatera, que surmontent 7*" de calcaire rempli d*ooIitbes rouges et blanches à Echinobrissus ; puis viennent 5"* d'argiles noires avec nodules calcaires et oolithes blanches, à Pecten subfibrosus et Echinobrissus, enfin b^ de calcaire jaunâtre oolithique. Les nérinées abondent dans cet ensemble ainsi que les Chemnitzia heddingtonensis, Opis Phillipsi, 0. Ventts, etc.

La seconde assise est le Coral-rag de Trouville ou zone à Cidaris florigemma, séparé de l'oolithe sous-jacente par une marne noire à Exogyra nana et gros radioles de Cidaris. Le coral-rag, qui n'a que 0'»,70 à Auberville, a 25" à Bénerville, où il offre la structure caverneuse et irrégulière qui lui est habituelle. On le retrouve dans le haut de la ville de Trouville, où il renferme Hemicidaris crenularis, Glypticus hieroglyphicus, Pygaster umbrella, etc. Mais ce récif a une étendue limitée et, à 300'» à Touestdela carrière de Trouville, on ne trouve plus que des lumachelles à Cidaris florigemma et Ostrea solitaria, avec un calcaire gréseux et un banc de calcaire dur à coquilles brisées. Puis, en allant à Hennequeville, on observe, terminant Tassise, 4" de calcaire gréseux jaunâtre et de grès dur, avec un calcaire tendre sableux à trigonies clavellées. Ainsi se prépare la substitution du faciès sableux au faciès calcaire. Aux environs de Courtomer, c'est la zone à Amm. Martelli, puissante de 60", qui est

(i) Douvillé, Bull, de la Soc. giol. de France, 3* série, IX, p. 44i. — Hébert, ibid., 2* série XVII, p. 303.

(S) Douvillé, loc. cit.

LE SYSTÈME OOLITUIQUE EiN NORMANDIE. 963

formée de calcaires sableux et de sables (calcareous grit) et elle est séparée par un grès ocreux (Gacé), du calcaire oolithique et compact du coral-rag.

A Glos prés de Lisieux, on observe sur 33 à 40°* d'épaisseur, un sable jaune, avec rognons de grès calcarifère, contenant Trigonia Bronni, Nerinea Cassiope, des aslartes, des lucines et des actéonines. Ce sable paraît être l'équivalent du calcaire d*Hennequeville et forme ainsi une zone de passage entre le corallien et le kimmeridgien. Aux environs de Belléme, c'est un calcaire à dicérates qui repose sur le grès calcaire à trigonies, superposé lui-même aux argiles oxfordiennes (1). Ce calcaire correspond au calcaire de Blangy de M. de Caumont. Il est pétri de moules de fossiles, nérinées, Cardium, Diceras arietinum.

Au Havre, Tétage corallien est argileux et ne se disfingue pas, dans les sondages, des argiles oxfordiennes ou de celles de Tétage kimmeridgien. Du reste, on remarque à Trouville que même les couches d'oolithes ne laissent apercevoir leur texture que quand elles ont été exposées à Tair libre.

Séqaaalen, Ptéroeérien. — Aux environs de Belléme et de Mortagne, le calcaire à dicérates supporte une assise, épaisse de 4", de calcaires et de marnes dits calcaire à aslartes et contenant Astarte supracorallina f Nerinea Gosœ, Pholadomya Protei, Ceromya excentricaj Ostrea deltoidia.

Ce faciès calcaire du séquanien est propre à, l'intérieur de la Normandie et, à l'embouchure de la Seine, c'est le caractère argileux qui domine dans les sédiments de la même époque.

Ainsi les calcaires siliceux jaunâtres de Villerville sont surmontés par 16 ou i7 mètres de marnes argileuses, noirâtres, dites argiles ou marnes de Villerville^ à trigonies clavellées, contenant Ostrea deltoidea, Belemnites nitidtcs et se terminant par un lit de calcaire noduleux à Pterocera Oceani, P, Pontiy Pholadomya Prolei^ Terebratula subsella^ Rhynchonella inconstans, Rhabdocidaris Orhignyi,

De l'autre côté de l'embouchure de la Seine, à la Hève, on constate aussi qu'un système, épais de 12"», d'argiles grises à Ostrea deltoidea et de calcaires à Amm. Cymodocej Bel. nilidus, Waldheimiq humeralisy représentant le séquanien, est recouvert par O^jOO d'un calcaire marneux à plérocères ; ce dernier renferme, avec les fossiles du calcaire noduleux de Villerville, Amm. decipiens, A. Cymodoccy Pinnigena Sanssurei, Ostrea solitaria^ Waldheimia humeralis^ Trigonia papillata, Pholadomya Protêt ^ Ceromya excentrica^ Rhabdocidaris Orbignyi^ Pygurus Boyeri, enfin une variété à gros plis dCExog. virgula.

ifîrgwdîtm. — Au-dessus, mais seulement à quelque distance au nord de la Hëve, où l'érosion a enlevé une partie de l'étage (fîg. 406), se présentent les argiles bleues à Ammonites orthocera, A. Lallieri, A. longispinus et les lumachelles à Exogyra virgtda. Ces argiles, dites argiles de Honfleur; forment seules la falaise entre Bléville etOcteville (2), en vertu du plongement des couches et de l'érosion, qui a fait reposer, sur leurs tranches redressées, lés sables infracrétacés (fig. 407).

(1) Hébert, l^es mers anciennes et leurs rivages,

(2) Letnier, Bull, de la Soe. géoL de Normandie, TI, p. 200.

L*épai88eurde Tétage kimmeridgien, qui n*est que de 40 à 45''* aux environs da Havre, s*accroît sensiblement dans Tintérieur de la région normande. A Villequier,

Cotft dlnÇMnrilU

Banc d'Ainfard

BttnedulUttier

Villes Hi

Fig. 406. — Coupe théorique de rembouchure de U Seine (d'après M. Lennier).

1, argiles oxfordiennes; 2, étage corallien; 5, étage kimmeridgien ; i, sables ferraginenx; 5, gault; 6, craie glauconieuse.

dans la vallée de la Seine, une faille amène au jour 45°^ d^asslses à Ex. virgula. Dans le pays de Bray, les mêmes assises sont visibles sur plus de iOO ou iSO". Elles se composent d*argiles bleues et de lumachelles, les unes arénacées, les

Fig. 407. — Contact des sables ferrugineux et de l'étage kimmeridgien entre la Hère et Octeville

(d'après M. Lennier).

1, marnes à ptérocérei ; 2, argiles à ammonites; 3, argiles virguliennes ; i, sables ferrugineux crétacés.

autres calcaires et assez compactes pour avoir été exploitées comme marbre (marbre d^Hécourt). Juste au milieu de la série s'observe une assise, épaisse de 5 à 4'", de calcaire blanc à cassure lithographique, ne contenant que rarement dos fossiles. Les espèces de Tensemble sont Ex. virgula^ GervUlia kimmeridgenr «g. Ammonites Lallieri, etc.

On remarquera ici qu'en Normandie, où les sédiments argileux dominent, le ptérocérieriy considéré comme réduit aux marnes à ptérocères, est infiniment moins développé que le virguliea. Le contraire aura lieu dans certaines régions de Test, où les couches sont presque uniquement calcaires. Si donc on se rappelle que, dans Tétage exclusivement argileux du kimmeridge-clay anglais, il n'y avait rien qui indiquât avec netteté la faune ptérocérienne, il paraîtra évident que les mots de ptérocérien et de virgulien doivent moins désigner deux sousétages bien distincts que deux types du kimmeridgien moyen, susceptibles de se remplacer en partie; le premier ayant une tendance à absorber surtout la base, tandis que le second se développe plutôt au sommet.

Bolonlen, PorUasdlcB év Wrmj. — C'est seulement dans le pays de Bny qu*on peut observer en Normandie les assises supérieures au virgulien (fig. 408). L'ensemble débute par une marne calcaire à Ostrea catalaunicOf 9"^ surmonte un grès calcaire en plaquettes à Anomia lœviguta. Puis viennent des calcaires marneux et des marnes bleue$ Q^lcarifèrçs, enfin ^n grèsx^lcaire gl»u-

Page 1