‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 296 sur 483 · Calcaire à Pinnigena · texte numérisé non relu

Calcaire à Pinnigena

2. Calcaire blanc à Nérinées et Dicérates (40-) . i. Calcaire à Hemicidaris,

Cet ensemble est recouvert par des couches qui, vu leur position au-dessous de la zone à Nerinea trinodosa, peuvent être boloniennes ou virguliennes. Du reste, dans la contrée, le type virgulien proprement dit est absent et l'on obserrc

(t) Mém. de la Soc. d*émulation du Doub*, 1857.

(2) Mém. Soc. de phgg. et d'hiat. nat. de Genève y 1805.

(3) Guirand in Ogérien, Hitl. nat. du Jura, p. 564

SYSTÈME OOLITfflOOE. T^TE JURASSIEN. 889

le bolonien en contact immédiat avec les couches à faune ptérocérienne, soit que le virgulien fasse réellement défaut, soit, ce qui est plus probable, qa*i\ ait été absorbé par le fades ptérocérien. Quant à la base du récif de Valfin, on peut constater, près de cette localité, qu*elle est formée (i) par des calcaires où les fossiles de la zone à Amm. tenuilohatus d*Argovie sont mélangés avec ceux du sëquanien franc-comtois et ces calcaires eux-mêmes reposent sur 120 mètres de calcaires compacts, rarement oolithiques, appartenant au rauracien ou corallien. De plus, aux Sèches, la place du récif de Valfm est occupée par des calcaires blancs, subcrayeux, contenant en grande (piantité Ter. subsella et Pseudocidaris Thurmannif c*est-à-dire des espèces ptérocériennes. Enfin, à Montépile, on observe, au-dessus des marnes à spongiaires à Amm canalictdatus^ la coupe suivante (2) :

^ . (7. Calcaire blanc à nérinées, Eeiêrodiceras^ etc., crayeux vers la base, plus compact ^«vnirfn l au sommet (57-,50).

ue YHiun. j g Calcaire compact, subcristallin (34»).

!5. Cale, compact, bleu à l'intérieur et gris par altération (58"). 4. Marnes grises feuilletées (45") contenant un mélange des fossiles des couches de Baden (Argovie) et de celles du séquanien du Jura bernois (Amm, polyplocus. A, trachynotust A. iphtcerus^ Rhynch. pinguit), 5. Cale, compact bleuAtre, avec quelques bancs marneux (122"). Corallien. 2. Couches à Hemicidaris crenulari$ [1").

i. Marnes feuilletées et calcaires marneux (30").

€««pe d'oberbachsiten. — L'interprétation de cette coupe, en raison des fossiles de Tassise n®4, réclame la connaissance de la série oolithique en Argovie. Nous irons donc chercher dans ce pays les éléments de la solution, en empruntant à M. Moesch (5) la coupe des environs d'Oberbuchsiten (voir p. 890). . D'après cette coupe, les couches de Baden, (c'est-à-dire la zone à Amm. tenuilobatus)y dont la faune est celle des assises qui servent de base au calcaire de Valfin, sont supérieures au dicératien et supportent le ptérocérien. Elles sont donc séquaniennes et c'est au moins au ptérocérien, peut-être même à l'ensemble du ptérocérien et du virgulien, que doit appartenir le calcaire à HeterodiceraSf qui occupe ainsi une position analogue à celle de l'horizon corallifère de La Rochelle. On observe d'ailleurs, au nord de Valfin, des couches coralliennes peu épaisses, dont on peut suivre le raccordement avec celles du récif et au-dessous desquelles se recueillent des fossiles ptérocériens (4). Par suite, tandis que les récifs à Heterodiceras représentent des épisodes coralliens de l'époque où se déposaient, dans le bassin de Paris, les calcaires à Waldh. humeralis et à Ex. virgula, la zone à Amm. tenuilohatus devrait être considérée comme le faciès pélagique de l'assise à Ostrea deltoidea du nord de la France.

On voit aussi qu'en Argovie, comme aux Ardennes, le glypticien débute par des

(1) Choffat, Mém, de la Soc. d'émulation du Doubs, 5* série, III, p 12.^.

(2) Id., Bull, de la Soc. géol, de France, 3* série, 111, p. 764. — Voir aussi Faisan etBayan, îW., I, p. 170; n, p. 320.

(3) Moesch in Dieulafait, Bull, de la Soc, géol. de France, 3« série, YI, p. 135. — Voir aussi deLoriol, Bull., 3- série, I, p. 146 et Bayan, id.. Il, p. 318.

(4) Communication inédite de M. Marcel Bertrand.

GBQOPE SBC(»fDAIBE.

couches à Phasianella itriata. Enfin, d'après H. Ghoffat (1), les couches du Geissberg ont pour équivalent, en Franche-Comté, Fassise à chailles avec Rhynch. Thurmanni, Bel, h(utatu8 et Amm. cordatuSy laquelle, reposant sur les manies à Pkoladomya exa/tota, . passe insensiblement au glypticien.

Yirgulien

ou

Zone ài4fww. steraipis.

Calcaires en plaquettes [Plattenkaike),

Plaquettes calcaires, de couleur claire (30*), à Amm. uifne$i8Û, Tereb. tuprajttrentit^ Bxogyra sptralis^ Trigonia ivprajurentis.

Ptérocérien.

Couches de Wetlingen.

Bancs de calcaire grenu, rude au toucher (4"K à Pygvrus tennis, Rhabdocidari$ maxima, Stomechinus asper.

Bancs de pierre de taille blanche (9-), à Awum. Ulmensù, A. Holbeini, Pkoladomya Protêt, Ceromya exeentrica.

Zone

i Amm. tenuilohatuê

ou faciès ammonitifëre

du séquanien.

Couches de Baden.

Bancs calcaires marneux (6">) à Amm. tenuilobattu, A. iphicei-us, A. Lolhari, Waldheimia humeraliê, Gervillia letragotia, CoUyriles trigonali$.

Dicératien

ou

Z. à Amm. AchilUê.

Couches de Wangen.

Bancs de calcaire blanc spathique, à nérinées

(40-). Oolithes blanches, à nérinées (20-), ^'ermea

Defrancei, N. Desvoidyi, Diceras arietinum.

Zone

à Amm. bimammalus

ou

Glypticien.

Ten*ain à chailles

ou

couches

à Crenularis,

Bancs calcaires solides et couches naameuses (15-) à Amm, bimammaiuê, Cidaris florigemma, Hemicidarit crenularis, Glyptiau hieroglyphicw.

Zone à Amm. Maranlianut

(base).

Couches du Geissberg.

Bancs calcaires jaunes et marnes (20-) à OUrta caprina, Phasianella striata.

Zone à Impreasa.

Couches d'EfOngen.

Marnes grises à ciment (10-) à Waldheimia impresta^ Pentacrinus pentagonalis.

Zone à

Amm. irartêverêartM

ou faciès à scyphies

de rOxfordien

(Argovien).

Couches de Birmensdorf.

Calcaires marneux gris de cendre, écailleux (7-) à .4mm. arolicus, A. hispidus, A. transversarius, Eugeniacrinus uutans, Scyphia,

Schistes à Zanltes du Mugej. — La coupe d'Oberbuchsiten nous fait connaître la composition particulière du virgulien de TArgovie, qui est formé par des calcaires en plaquettes. Cette même tendance se retrouve dans le Bugey, où le virgulien, épais d'une cinquantaine de mètres, se présente sous la forme, soit de plaquettes lithographiques comme à Cerin, soit de schistes calcaires très minces, souvent imprégnés de bitume, très riches en poissons, lepùiofu*, etc., en reptiles, Chelonomys, StelUosaurus, Sauranodon, Plerodactylut, et en mpreintes de cyca-

(1) Bull, de la Soc. géol. de France, 3« série, VI, p. 360.

dées. Ces schistes, connusàOrbagnoux,à Nantua et au lac d'Armaille, ont fourni» outre une profusion de débris de ZamitesFeneoniSy des restes de Stenopteris desmomeray Ctenopteris IHeri^ Stachypteris minuiay Lomatopteris jurensiSy Cycadopteris Braunianay C heteropkylla, Cycadites Larteliy Zamites distractus, Sphenozamites latifolius, Cycadolepis villosa, etc (1). ^IM. Dumortier et Faisan ont reconnu que les schistes kZamiteSy reposant sur des lits à Ex. virgtda et contenant euxmêmes des radioles de Cidaris carinifera, sont recouverts par le bolonien à nérioées, à Amm. gigas et à Natica Marcousana. Au-dessus viennent encore des dolomies et enfin une brèche qui supporte les calcaires et les marnes du Purbeck. C'est à la base des schistes calcaires à poissons que se placent les calcaires blancs à nérinées et Heterodiceras, synchroniques du calcaire de Valfin.

Ajoutons que des calcaires en plaquettes, semblables à ceux d'Armaille et de Gerin, se rencontrent dans l'Isère, à Creys et à Morestel. Or ces schistes renferment en abondance Ostrea virgula et tandis qu'à Creys on les voit très nettement reposer sur des calcaires compacts' blancs ou jaunâtres, pétris de nérinées et de dicérates, ils sont recouverts par des calcaires blancs à gastropodes, que couronne la dolomie portlandienne (2).

LE 8T8TÈME OOLITHIQUE DAITS LA RÉGIOW MÉDlTERRAHÉElTirE

Page 1