‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 304 sur 483 · SECONDAIRE · texte numérisé non relu

SECONDAIRE

En certains points et probablement à diverses hauteurs, les couches prennent le caractère réciforme et se développent à Fétat de calcaires blancs avec nérinées. dicérates et oursins: c*est d'ailleurs un fait constaté que les faunes coralligènes d'horizons géologiques voisins diffèrent beaucoup moins entre elles que les faunes pélagiques ou littorales correspondantes ; il suffit de se souvenir qu'au début, et avant d'y avoir regardé de très près, personne n avait hésité à reconnaître le coral-rag et ses fossiles typiques dans tous les horizons corallifères de la Bourgogne, du Jura, du Bugey et des Alpes. C'est pourquoi il est fort possible que, si voisins qu'ils semblent les uns des autres, les calcaires coralliens de i'Échaillon, de Ganges, de Wimmis, etc., n'appartiennent pas tous exactement au même étage.

Il convient aussi de remarquer que les stations coralligènes du corallien proprement dit ne se rencontrent guère que dans le Jura septentrional, que celles du séquanien ou du ptérocérien se manifestent dans le Bugey comme eu Bavière; enfin qu'il faut aller chercher en Languedoc ou en Provence celles qui paraissent appartenir à l'horizon le plus élevé. Les choses se passent donc comme si la zone des polypiers constructeurs avait constanunent reculé vers le sud, ce qui concorde bien avec ce que nous savons de l'émersion progre^ssive du massif européen central. Il est naturel qu'à l'époque voisine de celle où les dépôts saumâtres du Purbeck allaient, dans le nord de l'Europe, céder la place aux formations lacustres du wealdien, la zone des coraux se soit trouvée reportée sensiblement au sud du point qu'elle atteignait à l'époque du glypticien.

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