Argile oslréenne (14 à
L'argile ostréenne, que quelques auteurs rapportent encore au néocomien, est grise ou bleuâtre et renferme des lits de calcaires marneux coquilliers en dalles et de lumachelles, dont quelques-unes sont très compactes, comme celle qui, dans l'Aube, est exploitée sous le nom de viarhre de Chaource, Les fossiles de l'assise sont Venus Vendopei^anay Cardium Voltziy Ostrea Leymeriei, Toxaster Ricordeanuseide nombreuses serpules (S. Richardi,S.lUuolà)y avec une variété de grande huître intermédiaire entre 0. aquila et 0. CoulonL Dans l'Aube, l'argile ostréenne a 40°*. On peut la suivre à travers la Nièvre jusque sur les bords de la Loire.
Les assises 2 et 3 s'observent depuis la Meuse jusque dans la Nièvre. Elles sont d'eau douce et remarquables par l'éclat et la diversité de leurs couleurs, qui signalent de loin à l'attention l'argile panachée de blanc et de rouge ou de rose vif. Le minerai hydroxydé, en oolilhes réunies par un ciment argilo-siliceux, forme une nappe très régulière aux alentours de Wassy et de Bailly-aux-Forges. Les coquilles qu'on y rencontre sont d'eau douce et appartiennent aux genres Vnio (V. Comueli, U. elongata, etc.), Pqhidina, Paluilestrina, Cyclas. On y obseiTe aussi des végétaux, Séquoias, fougères, pins, etc. (2).
La couche rouge de Wassy est une argile durcie, d'origine marine, dont les fossiles, Natica ComueliyCerlthium Cornueli^ Corbis corrugata, Lavignôn minutai Gervillia linguloideSy Heteraster ohlongus, etc., indiquent la partie supérieure de l'urgonien, c'est-à-dire le sous-étage rhodanien. Souvent réduite à un simple feuillet, elle forme, dans l'Aube, le cordon de nodules de sanguine fossilifère de Leymerie et, dans l'Yonne, les moellons pétris de cériihes de M. de Longuemar (3).
Aptien. — L'aptien est caractérisé, dans la région qui nous occupe, par .
(1) Ébray, BulL de la Soc. géol. de France, 2« série, XVI, p. 213.
(2) Comuel et Tombeck, Butl, de la Soc. géol. de France^ 3« série, I, p. 326; II, pp. 371, 508.
(3) Comuel, Bull, de la Soc. géol. de France, 2- série, XVU, p. 750.
î)ÏO GROUPE SECONDAIRE.
Tabondance des plicatules, ce qui lui a fait donner le nom d'argile à plicatute». Cette argile, d'un gris bleuâtre ou d*un vert jaunâtre, possède, aux environs de Saînt-Dizier, une épaisseur de iS"» et se divise en trois assises :
3. Argile à plicatules supérieure, à Amm. ^i$us, A. Deshayesi, Plicatula placunea, P. radiola. 2. Argile à plicatules moyenne, à concrétions marneuses, avec A. Cornuelianus, Ancyloceras
Malheroni.
1. Argile à plicatules inférieure, sans ammonites, avec Ter, sella, Osirea aquila, Plicatula pia~
cunea.
Au-dessus de ces argiles viennent quelques métrés de sables et grés jaunâtres, à Ostrea aquila, 0. arduennensis, formant la zone supérieure de Taptien (1). Dans la région ardennaise, l'aptien inférieur est un grés ferrugineux, à ciment calcaire, fournissant le minerai du Bois-des-Loges, prés de Grandpré (Ardennes) et celui de Blangy, dans TAisne, avec Ostrea haliotidea.
Quant à l'aptien supérieur, il consiste en sables verts argilo-ferrugineux à Amm, Milletianm et Ostrea arduennensis, épais de 15 à 20" et devenant, aux environs d'Aubenton, les cendres pyrileuses noires de Liart et de la Folie-Not, avec couches dures subordonnées de grès.
Alblen. Sables TerCs et Gaalt. — L'albien, dans l'est du bassin de Paris, se divise généralement en deux assises : Tune sableuse, à la base, dite Sables verts^ Tautre argileuse et appelée gaidt à cause de son identité avec l'assise anglaise de ce nom, ou argile téguline en raison de son application constante à la fabrication des tuiles.
Les sables verts, mouchetés de grains de glauconie, forment une couche de 9 à 10"*, dont la partie supérieure, en raison de sa couleur foncée, est bien visible à la Côte Noire de Moëlains, près de Saint-Dizier. Ces sables ont été rencontrés, vers 600"* de profondeur, par les puits artésiens de Paris. Ils constituent, grâce à la continuité de leur affleurement, depuis les Ardennes jusque dans la Nièvre, un précieux réservoir d'infiltration pour les eaux souterraines qui, retenues par l'argile du gault, vont s'accumuler en pression f ous le fond de la grande cuvette parisienne. Les sables verts ne renferment guère d'autres fossiles que des morceaux de bois pétrifié. La pyrite y abonde souvent.
La coupe du gault est assez complète aux environs de Montiérender, où l'on peut distinguer (2)