Calcaires à Crioceras et Scaphites Yvani
4. Couches marneuses à bélemnites plates, avec Trigonta caudata, Ter, tamarinduê, 3. Grès glauconieux à Amm. radiatu$, A. Astierianus,
2. Calcaires et marnes à Toxatttr complanaluSf Tox. Ricordeanus^ Amm. Astierianu$t Trigonta caudata.
1. Marnes noires et bleuâtres, reposant sur les couches à Ter. diphyoides.
La succession est la même à Barrème, où les calcaires blancs à Scaphites Yvani et Crioceras Emerici (2) renferment une tèrébratule perforée, voisine de T. diphyoides et supportent les couches apliennes sans interposition de calcaire à Requienia.
Orgon, La Bedonie, Le Beaosset. — Pour retrouver ce dernier horizon, il faut aller dans la basse vallée de la Durance, où le calcaire à Requienia est assez développé, aux environs d*Orgon, pour que le type de l'étage y ail été choisi ; près de là, dans le massif des Alpines, on voit, en superposition régulière (3) :
5. Calcaire compact (SO"") avec couches marneuses à la base, à Toxatter Ricordeanus, Bel, eubfueiformU, Ancylocerae^ Crioceras.
2. Calcaires compacts à rognons de silex (100») et calcaires marneux (200") à Toxaster cornpîanatuê, Ostrea Couloni^ Janira atava^ Corbis corrugala.
1. Calcaire cristallin (20») à bélemnites plates, B. latus, B. dilatatus.
Ici nous remarquerons que le calcaire à criocères, assez réduit comme épaisseur, contient Toxasler Ricordeanus, espèce des argiles ostréennes de la Haute- Marne. Ce même calcaire à céphalopodes déroulés, devenu blanc et co mpact, forme à Avignon le rocher des Doms (4).
Les Criocères manquent à Orgon et à Gavaillon, où, en revanche, on observe, au même niveau, le célèbre calcaire dit à caprolines ou à Chamay qui a fourni le type de Turgonien. Ce calcaire est très blanc, presque crayeux et renferme Requienia (Chamay Caprotina)^ ammonia, R, Lomdalei, R. gryphoide%, Toucasia carinata, Monopleura trilobata, Pygaulus depressus, Pseudocidaris cluniferay elc., avec des nérinées gigantesques et des polypiers. Le calcaire d'Orgon repose, par des calcaires à silex sans fossiles, sur les bancs à spatangues du néocomien.
A la Bedoule, le calcaire blanc compact à Requienia et nérinées, qui a 50"*,
(1) Hébert, BulL de la Soc. géol, de France, 2« série. XXVIU, p. 153.
(2) Dont M. Coquand avait fait autrefois Tétage barrémien,
(3) Toucas, Bull, de la Soc. géol, de France, 3* série, IVt p. 316.
(4) Renseignement fourni par H. A. Toucas.
936 GROUPE SECOiNDAlRE.
repose sur 200" de calcaires à chamacés, couronnant eux-mêmes lOO" de calcaires lithographiques sans fossiles (1).
Aux environs du Beaussel, Thorizon à Criocères fait également défaut, et l'oii voit le calcaire compact à Requienia Lonsdalei, épais de 60 à 500™, reposer sur le calcaire à Ostrea Couloni et Toxaster complanatusy puissant lui-même de 50". (2). D'ailleurs, dans une grande partie du massif, le calcaire à Ae^uimm se charge de silex et les fossiles disparaissent. Aussi, en 1851, Leymerie, remarquant que les réquiénies n'existent qu'à la partie supérieure du calcaire, proposait-il pour cette assise le nom de calcaire provençal.
En somme, les calcaires à Requienia seraient des récifs de l'époque où se formaient, plus loin des côtes, les calcaires à criocères et à Scaphites Yvani, Ils joueraient, relativement à l'infracrétacé, le rôle que jouaient les calcaires dits coralliens dans la période oolithique et ainsi l'étage urgonien (de même que l'étage corallien) ne serait bien distinct que là où il est constitué à l'état de récifs. Encore, dans ce cas, pourrait-il y avoir divers horizons de calcaires à Requienia^ comme il y a divers horizons de calcaires coralliens à dicérates ou à Glypticus, et tandis que les uns appartiendraient à la base de l'urgonien, d'autres pourraient empiéter plus ou moins sur l'aptien.
Aptien de Ciargas et de la Bedoale. — C'est aux environs d'Apt, dans la localité de Gargas, que l'étage aptien présente l'un de ses types les plus nets. Il se compose d'un calcaire marneux blanc jaunâtre, avec Ancyloceras Retiauxianus et Ostrea aquila^ reposant sur des marnes argileuses bleuâtres, dites marnes de Gargas^ très riches en Plicatula placunea et en ammonites pyriteuses, Amm, Dufrenoyi, A. ^ism^ avec Oslrea aquila, Belenm, semicanaliculaim. Le tout a pour base les calcaires blancs urgoniens. L'épaisseur de l'étage, de quelques mètres seulement à 2 kilomètres d'Apt, devient exceptionnellement considérable sur la colline de Gargas (3).
L'aptien delà fiedoule est également très développé; son épaisseur atteint prés de 200™. Cet étage comprend (4) :