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Marnes à Beletnn, semicanaliculatiu

2. Calcaires mmvneiyi k Ancylocercis Matheroniy A. gigas^ Plicatula placunea (12").

1. Marnes et calcaires marneux à Ostrea aquila et Toxasier Collegnoi (25").

L'étage albien n'a que 10"» à Salazac. Encore est-ce à la condition d'y comprendre 8"> d'un grés jaunâtre à Amm, inflatus et Turrilites Bergeri qu'u à l'exemple des couches de la Vraconne, contient un mélange d'espèces albiennes avec des fossiles du système crétacé supérieur. Autrement le gault proprement dit se composerait de 2"» d'un grès verdâtre, très fossilifère, à Bel, minimus, Amm, aurituSf TurriHtes catenatus, T. elegans, Scalaria Dupiniana, etc., reposant sur les marnes à plicatules.

(1) Jeanjean in de Rouville, Bull, de la Soc, géoL de France, 2* série, XXIX, p. 726.

(2) De Sarran d'Allard, Bull, de la Soc. se. nat. de Nimes, avril 1879.

(3) Toucas, Bull, de la Soc. géol. de France, 5* série, IV, p. 315.

938 ghoope secondaire.

TTPEl HÉDITERRAIIÉEIIS ET ÉTRAMOERS DIVERS DU STSTfeHE IMFRACRÉTACÉ

Région pyrénéeniie. — Le néocomien proprement dit fait défaut dans la région pyrénéenne, aussi bien en France qu*en Espagne, où cet étage n*apparait que près de Valence ou dans les Baléares (1). Mais Turgonien est bien développé sous la forme de calcaires à Requienia (calcaires à dicérates de Dufrénoy, calcaires à caprotines de divers auteurs).

En France, ces calcaires, généralement compacts, cristallins et de couleur foncée, ont plusieurs centaines de mètres de puissance. On les observe à Orthez, dans TAriège, la Haute-Garonne et les Corbières. Leur fossile principal est ilequienia Lomdalei. Des marnes et des calcaires marneux, subordonnés à cette assise, renferment, notamment à Vinport, Orbitolina conoidea, 0. discoidea^ ainsi que des Monopleura et les Ter. sella^ T, tamarindus, Ostrea Leymeriei, Cidaris pyrenaicaf etc. (2).

Dans les environs de Santander, Bilbao et Tolosa, lurgonien est constitué par un calcaire gris ou noir, de 500"* de puissance, abondant en Toucasia carinata, avec marnes noires intercalées qui contiennent de nombreuses orbitolines, ainsi que Ter. sellai T. prsslongay Rhynch. depressuy Toxoêter Collegnoi^ Cidaris Macphersoniy etc. (3). Les célèbres mines de fer de Summorostro, près de Bilbao, appartiennent à cette assise, que recouvrent en divers points les marnes antiennes à Ostrea aquila, auxquelles sont subordonnés les lignites d'Utrillas.

Dans la province de Valence, il y a, selon H. Goquand (4), association intime de calcaires blancs à Requienia Lonsdalei, Nerinea gigantea, N. Archimedis et de marnes à Heteraster ohlongus, Orbitolina lenticularis, Pterocera p^gi^ Plicattda plactinea, Ostrea aquila, Belemnites semicanaliculahis. Les calcaires blancs urgoniens alterneraient à plusieurs reprises avec ces marnes, dont la faune serait un mélange d'espèces urgoniennes et d'espèces aptiennes.

Corbières. — Cette association se reproduit dans une localité classique de la région des Corbières, la montagne de la Clape, près de Narbonne. Là, d'après M. Goquand, une première masse de calcaire à Requienia Lomdalei, épaisse de 60°», supporte 106°* d'argiles et de calcaires à orbitolines, au-dessus desquels revient une nouvelle assise, puissante de SS", de calcaire à Requienia (5).

D'autre part, l'assise intermédiaire renferme, avec les orbitolines, des fossiles ordinairement aptiens, tels que Ostrea aquila^ Plicatula placunea^ NautUus pli-

(1) Hermite, Géologie det Baléares ^ Paris, 1870.

(2) Hébert, Bull, de la Soc. géol. de France, ^ série, XXIV, p. 3S3.

(3) Garez, Étude des terrains crétacés du nord de V Espagne, Paris, Savy, 1881.

(4) Mém. de la Soc. cTémuL de la Provence, III (1805).

(5) Goquand, Bull, de la Soc. géol de France, 2* série, XXYI, p. 195.

SYSTÈME mPRÀGRÉTACË. TYPES DIVERS. 959

cattiSf Amm, gargasensis. Aussi divers géologues, notamment B!M. Leymerie, Goquand, Toucas et Peron, ont-ils admis, pour la région méditerranéenne, Texistence d*un étage urgo-aptien, dans lequel les retours alternatifs du calcaire et de la marne ramèneraient, tantôt les réquiénies urgoniennes, tantôt la faune aptienne. Mais ce mélange de faunes, qui reproduit les circonstances propres au Rimet et à la Perte-du-Rhône, atteste surtout la liaison intime de deux étages consécutifs et l'impossibilité de caractériser Tun d'eux par quelques espèces seulement, Ostrea aquila pouvant descendre dans Turgonien, comme Requienia Lonsdald peut monter dans Taptien. Ajoutons que le véritable aptien marneux de la Provence, à Bel, semicanaliculatus et Ancyloceras, paraît faire défaut dans les Corbières, où les couches à Requienia et Orbitolina sont recouvertes, à Bugarach, par iO**^ de marnes schisteuses à Amm. Milletianut avec Plicatula radioïa, Arca fibrasUf etc. (1).

L'albien aurait, selon H. Hagnan, dans les Pyrénées et les Corbières, une épaisseur de plusieurs centaines de mètres. 11 est constitué par des calcschistes, des schistes noirâtres, des grès et des calcaires sableux, avec Bel, minitnuSf Amtn, Beudantiy A. inflatuSf Hemiaster minimus, Discoidea conica, etc.

Dans l'Ariège, à Audinac, le gault, formé de calcaires marneux et de marnes, a de 400 à 500™ d'épaisseur (2).

Algérie. — Le néocomien existe en Algérie, à la fois dans le Tell et jusque sur les confms du Sahara. Celui du Tell a un faciès vaseux pélagique et offre une grande analogie avec le type du Dauphiné. Mais, dans le sud, c'est tantôt le caractère corallien, tantôt celui d'une formation riche en bancs d'huîtres, qui domine (3). Le premier cas est réalisé dans le Djebel-Bou-Thaleb, où l'on observe, au dessus d'un calcaire à ciment, 100" de marnes à bélemnites plates (B, latusy B, bipar^ titus), que couronnent des marnes multicolores avec polypiers semblables à ceux du calcaire à spatangues de la Bourgogne. Ensuite vient un calcaire gi*éseux jaune à Ostrea rectangularisy 0, Couloni, Pterocera pelagi, couronné par une assise véritablement lardée de radioles de Pseudocidaris clunifera. A celte couche succède un grès que surmontent les couches à orbitolines et Heteraster oblongm, présentant le même mélange de fossiles urgoniens et apliens que dans les Corbières.

Apennin, Alpes, Garpathes, CSroénland. — Dans l'Apennin central, le néocomien est représenté par les calcaires massifs, ruiniformes, de couleur claire, de Monte Nerone, avec Aptychus Didayi et Amm, infundibulum. Au même étage appartiennent les grès et majoliqnes des Alpes lombardes, à Aptychus Didayi et Belemm. bipartitus, leBiancone du Tyrol méridional, qui succède en concordance au calcaire à Ter, diphya, enfin le Biancone des Setle Comuni avec Amm, Astieranuê, A, incertus, A. semistdcatus (4).

(1) Toucas, BulL de la Soc, géol. de France, 3* série, YIII, p. 43.

(2) De Lacvivier, Bull, soc. géol. de France, 3« série, YII, p. 598.

(3) Peron, Ann. des Sciences géologiques , 1875.

(4) Zittel, Geogn, palxoni. Beitraege, 1868.

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PÉRIODE CRÉTACÉE. 941

Le système infracrétacé se prolonge, dans l'Europe méridionale, sous la forme d'une bande étroite de calcaires, longeant le pied des Alpes à la fois en Bavière et dans le Tyrol méridional. Le membre le plus caractéristique de ce type alpin est le Schrattenkalk ou calcaire à Requienia ammoniac reposant sur le néocomien à Aptychus Didayi. Seulement, dans la pensée de H. Gûmbel (i), l'expression de Schrattenkalk s'applique, non seulement au calcaire à réquiénies, mais encore à un calcaire à foraminifères et à bryozoaires, que recouvre une zone à Orbitolina lenticularis.

Le néocomien apparaît, dans le massif des Carpathes, aux environs de Teschen, sous la forme d'une puissante série de marnes, de schistes et de calcaires. L'urgonien y est représenté, à Wemsdorf, par des couches à Crioceras^ auxquelles sont subordonnés des gisements de plantes, Pterophyïlum, Zamitesy Séquoia, etc., dont le caractère est encore assez nettement jurassique. A l'aibien appartiendraient les couches à Belemnites minimm du Godula Berg.

Des dépôts terrestres de l'époque urgonienne ont été observés à Kome (Groenland), par 70*40' de latitude. Les espèces de ce gisement sont en grande partie les mêmes que celles de l'urgonien des Carpathes; cependant une feuille isolée de peuplier et quelques sapins, associés aux cycadées et aux gleicheniées, semblent indiquer que déjà le climat des régions septentrionales avait cessé d'être absolument tropical (2).

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