‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 351 sur 483 · Craie à Micraster corteatudinarium de Chftteaudun · texte numérisé non relu

Craie à Micraster corteatudinarium de Chftteaudun

1 . Craie de Villedieu^ à Amm, Texanus, A. êubtricarinatus^ Micraêter turonetuis.

La craie jaune de Yilledieu n'a qu'une faible épaisseur. Elle débute par 5" d'une craie très tendre, glauconieuse, à silex gris, contenant, avec de gros ^pongiaires, Rhynch. vespertilio et Spondylm truncatus. Ensuite viennent 1* de calcaire marneux à nodules^siliceux et Micra»ter brevis (Spatangus turonensis), puis l'fSOde craie bréchiforme compacte, à Ostrea Matheroni, Amm. Bourgeoisie Janira quadrico$iaia. Enfin on observe au sommet 4* d'un calcaire très dur, plus ou moins spathique, avec Amm. polyopsis et Nauiilus roiundus. A Cangey, cette assise contient Cidaris vindocinensis et, à Villavard, elle est mélangée de grès à Ellipso$milia Bourgeoisi. Quant à la craie de Châteaudun et de Chartres, elle présente les caractères principaux de la craie blanche du bassin de Paris.

Yallée de la Saône. Jura. — La craie blanche s*est étendue dans la vallée de la Saône, comme en témoignent quelques lambeaux de craie à silex, conservés à la faveur de failles au pied de la côte Châlonnaise. D'ailleurs des Micra$ier

SYSTÈME CRÉTACÉ. BASSIN DU RH5nE. 965

en silex, trouvés en divers points sur les premières hauteurs du Monran, semblent bien attester qu'autrefois la craie blanche, ultérieurement dénudée, recouvrait une notable partie de la région.

A Cuiseaux (Saône-et-Loire), on observe, au-dessus du gault, quelques décimètres d'une argile sableuse, fortement mélangée de parties blanches gaizeuses et contenant la faune de Rouen (1).

Dans TAin, près de Leyssard, un lambeau de craie, glauconieux à la base et épais de 30 à 40", repose sur le gault à Amm, mamiUaris (2). De môme, dans le Jura, M. Bonjour a le premier signalé, prèsdeLains, par 520"» d'altitude, un gisement de craie tendre blanche, à Echinoconm conicus et Micrastery formant une couche de 4",50 au-dessus d'une craie à silex, avec CyclolUes elliptictis.

Quant au cénomanien, il est représenté en quelques points du Jura par une craie sableuse et des sables marneux à Amm, rotomagensisj Scaphites xqualis et Boîaster subgloboms, reposant sur une couche de sables bariolés à Ostrea carinata,

Daaphlné, Alpes mari tintes. — Dans le Dauphiné, le cénomanien se montre sous la forme des grès verts de la Fauge, à Discoidea cylindricay surmontés par des sables à Amm. varians et Turrilites œstatus. Rien n'indique la présence du turonien; mais une puissante assise de calcaires en dalles, appelés lauzesy épaisse de 106^> recouvre le cénomanien et parfois repose directement sur le gault à nodules. A Sassenage, ces lauzes contiennent Bel, mucronata (3) et se montrent ainsi l'équivalent des calcaires à silex des environs de Grenoble ainsi que des calcaires plus ou moins crayeux d'Entremont-le-Vieux (Savoie), qui renferment aussi Ostrea vesicularis, Ananchytes ovata, A la partie supérieure des calcaires à silex, près du Yillard de Lsms, H. Lory a signalé un calcaire blanc jaunâtre avec Orbitoides média, Ostrea larva, Otostoma ponticurriy espèces maêstrichtiennes.

Dans la Drômc et les Basses-Alpes, le sénonien se montre, encore exempt de rudistes, avec imm. subtricarinatus, A, Pailleteanus^ Micraster coranguinumfeic. et il en est de même à la Palarea et au col de Braus, près de Nice, où les calcaires marneux à Amm. texanus^ Inoc. CripsU Micraster coranguinum, reposent directement sur des couches à Inoc. labiatus et 0. columba.

Cette persistance du type septentrional de la craie contraste avec le changement marqué qui s'opère dans la composition du système, aussitôt que, quittant le pied des Alpes, on pénètre dans la Provence. A ce moment apparaît un type nouveau, destiné à prévaloir dans la zone méditerranéenne jusqu'au Sahara et caractérisé par le grand rôle que jouent, dans la faune, la famille des chamacés et celle des rudistes.

ProYenee. GénomaBieii. — La coupe générale du cénomanien de la Provence comprend cinq assises (4) :

(i) Charpy et de Tribolet, Bull. Soc, géol. de France^ 2* série, X, p. 151.

(2) Benoit, Bull. Soc. géol, de France, 2- série, XYI, p. 114.

(3) Lory, Bull. Soc. géol. de France, 3* série, IX, p. 58.

(4) A. Toucas, BuH. Soc. géol. de France, y série, IV, p. 310.

96 i GROUPE SECONDAIRE.

Page 1