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LE SYSTÈME CRÉTACÉ EN PROVENCE

13. Calcaires à nérinées et Oitrea eburnea (30"). 2. Calcaires marneux et gi-ès à Catopygw obtwus, Nucleolite» parai lelu$ (50'^). i. Calcaii^es marneux à Amm. nodotoides, Inoceramuê lahiaius, Periasler (Linthia) yerneuili {iùù^).

Ici nous voyons apparaître, pour la première fois, les calcaires à hippurites^ destinés à devenir la caractéristique du crétacé méditerranéen.

Aux environs d'Uchaux, le turonien est surtout constitué par des couches arénacèesl On y distingue (1) :

Grès de Mornas l Grès et sables à Sphœrulites Sauvagesi, S. Desmoulinsi, Ostrea MornatiemU, (in part.) \ Grés grossiers et sables quartxeux. (80 à 220"). ( Grès à Rudistes {Hippurites Requieni) et à polypiers.

!Grès calcarifères, ferrugineux, à fossiles siliceux (8 à 49"). Grès calcarifères, sableux ou marneux, à Amm. papaliê et petits spongiali^s (18 à 40-).

Calcaire marneux et grès à Epiaster^ Inoceramus labiatus^ Amm. nodotoidet.

L'assise 3 est celle qui renferme la faune dite d'Uchaux, comprenant CaUiaiiassa Archiaci^ Amm. Requieni, A, Bravaisi, Ostrea plicifera, 0. columba major, Trigonia scabra, Cucullœa Matheroni, Cardium hillanumy Spondylus hystrixj Rostellaria omata, Chenopus simplex^ Eulimus amphora, Turrilella Vchauxiana, Cyclolites numismalisy Trochosmilia compressa, etc. Les assises 1 et 2 représenteraient seules le ligérien et le reste appartiendrait à Tangoumien.

Sénonlen proveaçal. — L*ensemble du sénonien, pour la Provence entière, peut être groupé ainsi qu'il suit (2), les épaisseurs indiquées se rapportant à la région du Beausset.

6. Calcaire marneux è Nerinea bimlcata^ Lima ovata, Oitrea vesictUaris, Cypho-

soma submudum, Rhynch. Eudeti (30"*?).

Campanien. { 5. Name?, grès et calcaires à Bélemnitelles, avec Hippuritet dUatatuê, H. cana-

liculatuê^ Ostrea Herceyi^ 0. Caderensis, Cyphosoma corollare, C. microtuber-

culalum (50 à 60-).

4. Marnes sableuses è Osirea probo»cidea et spongiaires (50-). 3. Marnes bleues à Inoc. digitatus et spongiaires (60-). Santonien. { 2. Calcaires et grès à Amm. texanuê, Micratler breviê. M, tttronensis, Holuiter

integer, Spondylus tpinosut, et cale, noduleux à M. Maiheroni (80-). i. Calcaires et grès à Rhynch. petrocoriensis, avec sphérulites et échinides (40-).

Ainsi Ton voit qu*en Provence, bien au-dessus du premier niveau à hippurites qui termine le turonien, il en existe un second, le plus souvent môme subdivisé en plusieurs autres, dans la masse de la craie à bélemnitelles. Ce n'est que depuis peu de temps et grâce aux travaux de MM. Peron (3) et A. Toucas, confirmant une idée émise en 1864 par M. Reynès, que la place exacte de ce deuxième horizon d'hippurites a été reconnue. Jusqu*alors il avait été/éuni au premier [dans l'étage turonien, où il formait le sous-étage provencien de M. Coquand et tandis que, dans le midi, le turonien se trouvait ainsi enrichi de termes qui semblaient faire défaut dans le nord, en revanche le sénonien méditerranéen était extrêmement réduit. La grande lacune qu'il fallait admettre dans

(i) Hébert et Toucas, Bull. Soc. géol. de France, 2« série, II, p. 475; Vdl, p. 84.

(2) A. Toucas, Bull, Soc. géol. de France, 3* série, X, p. 465.

(3) BulL Soc. géol. de France, Z* série, V. p. 460; VIII, p. 88.

le bassin de Paris pour expliquer Tabsence du provencien se conciliait mal, d*ailleurs, avec la parfaite continuité des assises de la craie. Toute difïiculté disparait si l'on reconnaît le caractère sénonien du second horizon d^hippurites, dont Tanalogie apparente avec le premier, résultant de certaines espèces communes, telles que Hipp. comuvaccinum et H. arganisans^ est du même ordre que celle qui relie entre eux, soit les divers horizons de calcaires à réquiénies, soit les divers massifs corallifères du jurassique, si faciles à confondre dans un premier examen. G*est une preuve de plus de la stabilité avec laquelle se maintiennent les caractères des formations de récifs, quand autour d'elles la faune des dépôts littoraux ou pélagiques subit des variations beaucoup plus rapides.

On observe dans le campanien du Beausset, intimement associé au dernier horizon de rudistes, un dépôt à végétaux, formé de calcaires et de grès. Ce dépôt est assez remarquable par l'analogie que ses fougères (Lcmatoptem) et ses conifères (Cyparis^idium, Araucaria) ont gardée avec les types des époques plus anciennes. Les dicotylédones y sont rares et il semble que Ton constate l'action d'un climat plus chaud, se traduisant par une flore moins transformée que celle des régions plus septentrionales (1). Les espèces principales de cette assise sont Araucaria Toucasi et Magnolia telonensis.

Dans le bassin d'Uchaux, le sénonien, réduit à sa partie inférieure, est composé comme il suit (2) :

4. Calcaires marneux ft HippuriUê organisanê et H. comuvaccinum de Piolcnc (15*).

5. Grés, sables et calcaires en plaquettes. 2. Calcaires à rudistes de Mornas.

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