‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 365 sur 483 · ÉOCÈNE PARISIEN · texte numérisé non relu

ÉOCÈNE PARISIEN

toadapis, Plenadapù, etc. avec Gastomis EdwarcUi, Eupteromis remenm^ Trionyx, Emys, Simœdosaurus, etc. Au-dessus viennent les marnes lacustres de Chenay (1 à 10"), avec cyclades et planorbes, que couronnent 10 à 12" d'argiles à lignites, entremêlées de sables à cailloux roulés et de grès. Ces argiles sont le gisement des Cyrena cuneiformis, Mdania inquinata^ Cerithium variabile, C, turrisy etc. Sur quelques points, le sable est à gros grains et contient Teredina perîonata avec de nombreux mammifères, Plesiadapis, HyxnodictiSy Proviverra, Lophiodon, etc.

Plus au sud, dans la région d'Épemay et de Châlons, la base des lignites offre souvent, au milieu des marnes, des bancs de calcaire lacustre, tantôt marneux, tantôt compact, à P%»a co/Mm?ian« (Mont-Bernon) . Au-dessus de cet ensemble, épais de 6 à 7", viennent les marnes lignitifères à cyrènes et à cérithes, qui n'ont guère plus d*un mètre au Mont-Bcrnon (I). Enfin le tout est couronné, au Mont-Bernon comme à Ay, Cuis et Chavot, par 5 ou 4" de sables quartzeux fins, blancs ou violacés, avec veines minces et irrèguliéres d*argile grise ; c'est le gisement d'Unio Iruncatosa^ Teredina personata, etc. A leur base, ces sables, argileux et plus grossiers, renferment des troncs silicifiés.

Sur le bord méridional de l'Ile-de-France, l'argile plastique, bariolée de teintes vives et employée pour la porcelaine aux environs de Montereau, occupe dans la craie des poches où elle est associée à un conglomérat de gros silex roulés. Ce conglomérat, cimenté par un ciment siliceux, donne le poudingue de Nemours. Avec l'argile, remarquable par sa pureté, s'observent dessables granitiques; aussi quelques auteurs regardent-ils l'arrivée de l'argile et des sables comme due à des phénomènes thermaux (2).

Pleardie. Sables de Sineeny. — Dans la Picardie méridionale, aux environs de Montdidier, l'argile plastique, grise, jaune ou violette, semble raviner les sables glauconieux, comme si elle était le produit d'épanchements thermaux venus de la profondeur (3). Sa base offre des lentilles calcaires formant en quelques points, notamment à Mortemer et à Pronleroy, un calcaire lacustre gris, se débitant en dalles, à la face inférieure desquelles adhèrent des valves dCOstrea bellovacina. Au-dessus vient l'assise des lignites, qui se termine habituellement par un cordon coquillier, souvent épais de 2"», avec Ostrea bellovacina, Cyrena euneiformis, Melania inquinata. Alors apparaissent des sables jaunes, d'origine marine, épais de 9" au moins dans le Noyonnais et dont le fossile le plus caractéristique est Pectunculus terebratularis^ associé à Ostrea bellovacina^ 0. sparna • censisy Cerithium turbinoides, Cyrena cuneiformis, etc. Ce sont les sables de Sinceny, près La Fére, qui établissent la transition entre l'assise des lignites et celle des sables nummulitiques du Soissonnais (4) et qui paraissent correspondre à peu prés aux couches à térédines de la Champagne. Le sommet des sables de

(1) Hébert, Bull, de la Soc. géoL de France, 2* série, V, p. 399.

(2) Don ville, Bull, de la Soj. géol. de France, 5« série, VI, p. 099.

(3) De Mercey, Bull, de la Soc. géol. de France, 3« série, VIII, p. 19.

(4) De Mercey, Bull, de la Soc. géol. de France, 3« série, VI, p. 200; VII, p. 579.

DE LAPPAmE5T, TaAiTÉ DE GÉOLOGIE. 05

Sikiceny est formé par une couche très constante de petits galets noirs, qu*on retrouve en de nombreux points de TIle-de-France et que surmontent quelquefois des grès marins.

Texin, Mormandle, Booiomials. — Dans le Yexin normand, à Neaufles-Saint- Martin et à Dangu (1), Targile plastique, d*un gris jaunâtre ou noirâtre, avec sable jaune, est mélangée de galets siliceux roulés, de forme ovalaire, déprimés et parfois agglomérés en poudingue. C*est le commencement d*une formation, probablement du même âge que les sables de Sinceny, qui parait s'être étendue sur la Normandie tout entière, où elle a laissé comme témoins des galets, des blocs de grès (grès à pavés de Rocquemont) et des poches de sables. Â Neaufles, une des argilières renferme un véritable lit â ossements de tortues, crocodiles et mammifères, avec écailles de Lepidasteus MaximUiani,

Nous rattacherons au type parisien du Suessonien, malgré leur éloigneroent du bassin de Paris proprement dit, quelques affleurements isolés qui préparent la transition de Téocène français aux types anglais du système. C'est à ce litre que nous décrirons ici les gisements de Dieppe et de Hontreuil.

Auprès de Dieppe, à Varangeville, on observe la succession suivante (2) :

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