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constance dans la région parisienne et de son emploi dans les construclions, est
(i) Vélain, Bull. Soc, géoL de France, 5« série, VI; Réunion exiraord. i Paris, i878. (2). De Raincourt, Bull, de la Soc. géo'. de France, 2- série, IX, p. 589.
996 GROUPE TERTIAlRt:.
formé par un ensemble varié de couches fossilifères, où dominent les calcaires à texture grossière, avec de nombreux foraminifères. Dans son épaisseur» variable de 10 à 45 mètres, on peut distinguer les divisions du tableau ci-dessus (1).
Calealrç «ramiler Inférieur. — L*assise inférieure est constituée, à Paris, par une glauconie grossière, espèce de poudingue calcaire à grains dé silex noirs et verts et de glauconie, contenant des dents de squales avec Turbinolia eUiptica et NummiUites lœvigata. Dans le Soissonnais et le Laonnois, c*est un sable calcaire jaunâtre, peu chlorité, souvent aggloméré en une pierre de taille (Festieux, Mont Ganelon, etc.), dite pierre à liards à cause de Tabondance des nununulites, iV. Imvigata, N. numismalis et reposant, par une couche à Cardium hippopeum et C. porulosum, sur un poudingue glauconîeux à Turbinolia et Lunvlites urceolata.
Le Banc Saint-Leu est surtout développé aux environs de Creil ; il donne une pierre fme et grasse, qu'on exploite à Saint-Maximin et aussi à TIsle-Adam, où elle constitue la Roche des Forgeis, A Liancourt, le même horizon est composé de bancs solides à Fimbria lamellosay Lucina gigantea et à Pont-Sainte-Maxence, on y recueille Nautilns Lamarcki; mais là, le calcaire se transforme par places en un sable dolomitique. A Grignon, cette couche est à Tétat de sable calcaire meuble et glauconieux.
Le banc à verrains est ainsi nommé de Tabondance de Cerithium giganteum (2). En général, c'est un calcaire solide, glauconieux et très coquillier, à Turritelîa imbricataria, T. carinifera, Crassatella tumida^ Venericardia planicostata^ formant le banc Saint-Jacques des carriers de Paris. Meuble à Grignon, où il contient, comme à Vaugirard, des oursins des genres Echindampas, Echinanthus, Pygorhynchusy avec Crassalella tumida, Pectuncultis pulvinatus, Voluta cithara, etc., et se termine par un lit à Cerith. serratum, il devient blanc dans le Valois où il donne la pierre de Crépy et Villers-Cotterets. A Pâmes et à Chaussy, c'est un sable calcaire, remarquable par le nombre et l'admirable conservation de ses fossiles.
Dans le Vexin français, tout le calcaire grossier inférieur ne forme qu'une seule masse glauconieuse, fournissant la pierre de taille de Chérence,Vallangoujard, Saillancourt. Sur les limites du Vexin normand, à Ecos, Fours, Cahaignes, il n'y a plus qu'un sable grossier à becs de céphalopodes et dents de squales, Carcharodon, Otodus, Lamna, supportant un sable vert remarquable par Tabondance des échinodermes, Macropnemtes minor^Hemiaster subglobosus, Cassidulus faba, Lenita palellaris, Pygorhynchus grignonensis, Cœlopleurus radiatus, Echinocyamus inflatus, Scutellaria placentuîa, avec les fossiles de la base de Grignon (5). De l'autre côté du bassin, en Champagne, c'est un sable calcaire marneux, contenant les beaux gisements fossilifères à Cerithium giganteum et CrassaUlla plumbea de Fleury-la-Rivière et de Damery.
Calealre grossier moyen ei sapérlenr. — Le calcaire grossier moyen
(1) Michelot, Bull, de la Soc. géoL de France, Z* série, XII, p. 1845.
(2) Dont le moule interne ressemble à une vis ou verrain,
(3) Goubert, BulL de la Soc, géol. de France, 2« série, XYH, p. 146.
ÊOCËNE PARISIEN. 997
forme des bancs peu épais, mal agrégés, dits vergelés et lambourdes. Sa partie supérieure fournit un banc royal à Orbitolites complanata^ Cerithium lamellosum, Fmus Noœ, Cardium aviculare^ Terebellum convolutum. Celte assise, souvent à Tétat de sable meuble, contient de nombreux petits foraminifères (Trtioculina, etc.) dits Miliolites à cause de leur ressemblance avec des grains de millet.
Le calcaire grossier supérieur offre une composition assez complexe. Sa base est caractérisée par Tintercalation d*un lit d'eau douce, dit banc vert, entre deux bancs marins; Tinférieur est la roche de Saint-Nom; le supérieur ou cliquart a fourni autrefois les excellentes pierres dites liai$ de Vaugirard, Bagneux et Crétcil. La faune des deux lits marins est la même et se caractérise par Cerithium angulosum, C. interruptum^ C. denticulatum, C. calcitrapoides, Turritella fasciata.
Quant au banc vert, où domine Cerithium lapidum, c'est un lit marneux reposant parfois sur une argile verte lignitifère avec restes végétaux, poissons et Lophiodon et couronné par une couche à limnées, paludines et CycloUoma mumia. Au Trocadéro, cet horizon a fourni une flore intéressante, à Nipadites Burtini, Ottelia parisiensis, Nerium parisiense^ attestant la présence d'un estuaire, dans le voisinage duquel croissaient des palmiers-éventails, des conifères et des Dryandra^ c'est-à-dire une flore d'aspect africain.
Les Roches et bancs francs^ qui viennent ensuite, sont des calcaires durs à cérithes (grignards) avec Cer. denticulatum^ C. cristatum, C. angulosum^ C. lapiduMf Natica mutabilis, Lucina saxorum, alternant avec des lits d'eau douce à Cycl. mumiay dont l'un fournit la pierre à chaux de Mont-l'Ëvêque, près Sentis.
Caillasses. Types d'ean douée dn ealealre grossier. — Les caillasses sont des lits minces alternatifs de marnes quelquefois magnésiennes, de calcaires compacts et de lits siliceux. Les caillasses coquillières renferment des bancs de rochette à Corbula anaUna^ recouverts jpar des couches à Anémia tenuistriata, Cer, lapidum, C. cristatumy C, echidnoides . Dans l'Aisne, les coquilles de cet horizon sont transformées en silex translucide.
Les caillasses sans coquilles sont des calcaires compacts à dendrites, des sables calcaires ou siliceux, des calcaires crayeux {tripoli de Nanterre), des lits de silex carié, parfois avec cristaux de quartz limpide et de fluorine,, enfin des marnes contenant des pseudomorphoses de gypse aciculaire en silice.
Le calcaire grossier se prolonge, au sud-est de l'Ile-de-France, par des dépôts d'eau douce qui se relient intimement au banc vert. Cette liaison est évidente à Longpont (Aisne), où, sous la roche à cérithes, on observe, reposant sur une glaise téguline d'un vert foncé, un lit de calcaire à Planorbis Chertieri, Bythinia conica, B. Deschiensiy Cer. lapidum. Le môme horizon existe à Saint-Parres (Aube) et à Provins, où il est formé de calcaires blancs avec nids de marnes blanches, très douces au toucher et de calcaires fossilifères jaunâtres avec lits durs intercalés. Sa faune se compose de Planorbis Leymeriei, Bythinia Deschiensi, Achatina Nodotiy Paludina novigentiensis^ etc., avec des dents de Lophiodon.
C'est encore à cette assise que doit être rapporté le traverlin de Horancez, près
Châteaudun, où des marnes pulvérulentes, formées de carbonate de chaux presque pur, alternent avec des calcaires durs à Planorbis LeyrAeiiti, P. Chertieri, Hdix ChertierU Limnœa Michelini, etc.
SaMes de BeaadMiaip. — L*assise des sables de Beauchamp ou sables moyens (^)t dont la puissance se maintient entre 10 et i5°*, est remarquable par sa faune, assez variable pour qu'on y distingue plusieurs niveaux fossilifères, qui sont, de la base au sommet, celui d'Anvers^ celui de Beatichamp et celui de Morte fontaine.
L'horizon d'Auvers, qu'on reti*ouve à Acy-en-Multien, Lizy-sur-Ourcq, Mary, NanteuiMe-Haudouin, est caractérisé par des fossiles roulés, souvent brisés, des galets siliceux et de nombreux polypiers, avec fragments de calcaire perforés par des lithophages. Ses fossiles principaux sont Cerithium trochiforme, Turrir tella sulciferaj Ostrea cubitus, Nummulites varidaria^ Dendrophyllia cariosa^ Lithodendron irregularsy etc. A Cormeil, il est représenté par des grès concrétionnés à Numm. variolaria, Turritella Beberti, Cardium obliquum, etc.
Le second horizon, développé à Beauchamp, près d'Herblay, sous la forme d*un sable blanc avec grès à pavés, contient une riche faune, caractérisée, à la base, par Cerithium mutab'de^ C. tuberculosumy Melania lactea^ Ostrea cucullarisj Cyrena deperdita^ Psammobia nitida^ Corbula gallican Lucina saxorum, MytUus Rigaulti et au sommet, par Cerithium Bouei, C, scalaroides, Melania hordacea^ Cytherea elegans. Cette même faune se retrouve, très richement représentée, au Guépelle près de Louvres, ainsi qu'à Ermenonville, où sa partie supérieure abonde en Cerithium mixtum.
A ce niveau se montre à Beauchamp, immédiatement au-dessus du sable verdâtre à Melania hordacea^ un calcaire lacustre en plaquettes qui devient plus caractérisé dans le Valois, où il forme le calcaire de Duq^ (2), à Limnœa arenularia, NyÈtia microstoma, etc. A Lizy-sur-Ourcq, c'est un calcaire marin gréseux, en partie dolomitique, à Cytherea elegans et Portunus Bericarti, qui occupe à peu près la même place (3).
Au dessus de ce calcaire vient à Beauchamp xm calcaire gréseux ou une marne à Avicula fragilis (A. Defrancei) qui se transforme, aux environs de Hortefontaine,^en un sable très coquillier à Fusus polygonus, F. subcarinatus^ Cerithium Cordieri, C. pleurotomoides, C. tricarinatum, Corbula angulata^ etc. A Paris, la couché à avicules est à l'état de calcaire ou de grès, couronnant un sable fin jaune-verdâtre.
Calcaire de Salnt-Onen. — Enfin, après ce dernier retour de l'élément marin, le faciès lacustre, qui s'était déjà essayé dans le calcaire de Ducy, reprend le dessus avec le calcaire de Saint-Ouen (travertin inférieur des auteurs),
(i) Cette dénomination a été créée par d'Archiac» qui donnait le nom de tables inférieurs aux diverses assises de sables subordonnées i Targile plastique et celui de sables êupériewê aux sables de Fontainebleau.
(2) Tournoûer, Bull. Soc. géol. de France, ^ série, IV, p. 47C.
(3) Goubert, iV/., 2* série, XVII, p. 445.
Formation gypseuse.
ËOGÈNE PARISIEN. 999
ensemble de marnes» parfois avec silex nectique, de calcaires marneux et de
calcaires durs en plaquettes, épais de 10 à 20'° et contenant Limnœa longiscata,
Byihinia pusilUif Cyclostoma mumia^ Planorbis rotundatus. Ce calcaire, exploité
pour Tempierrement en divers points de l'Ile-de-France, se transforme, aux
environs de Reims, en un ensemble de marnes, d'argiles et de calcaires plus ou
moins siliceux, passant souvent à la meulière, avec Limnœa longiscata, L. acumi-
nata^ Planorbis rotundatus, etc. Les mêmes couches, à Germaine, près d'Éper-
nay, contiennent des lentilles d'argile réfractaire. Plus au sud, on trouve à ce
niveau le calcaire fibreux de Provins, qui passe au marbre de Givry.
«ypse et Harnes. — L'assise du gypse parisien, dont l'épaisseur est de 50"^ à
Montmartre, de 55"* à Sannois, de 30*° à Enghien et de 15"* sous le plateau de
Carnelle, est constituée par des assises alternatives de marnes, tantôt marines,
tantôt lacustres e1 de gypse ou pierre à plâtre, saccharoîde et parfois cristallisé.
Quand la formation est complète, on y peut distinguer les horizons suivants :
Marnes j 11. Marnes blanches de Pantin à Limnasa êtrigota.
supra-g7pseu8es. ) 10. Marnes bleuâtres pyriteuses.