‹ Traité de géologie (volume 2)Chapitre 370 sur 483 · III. Étage supérieur, i ^^^^^^^ de Bembridge · texte numérisé non relu

III. Étage supérieur, i ^^^^^^^ de Bembridge

d eau douce ou saumâlre. / j h j

' — de Headon.

! Sables supérieurs de Bagshot.

— moyens — C Argile de Barton.

- inférieurs - | Couches de Bracklesham.

.\rgile de Londres.

d-eau'doÏri'eL'tu^^^^^ \ ^.^^^^ de Wooiwich. de Reading et d'Oldhaven. ou deau marine. ! Sables de Tha net.

Couches de Thanec, UToolwieh, OldhaTen. — Les sables de Thanei^ qui font défaut dans l'île de Wight et dans tout le bassin du Hampshire, consistent en sables lins, quartzeux, de couleur claire, en partie mêlés d'argile. Us reposent d'ordinaire sur une couche de silex crétacés recouverts d'un enduit vert-olive. Leur épaisseur varie de 1 à IS"». La faune, entièrement marine, comprend des

(i) Ramsay, Physical Geology, 1878, p. 238.

ÉOGÈNE ANGLAIS. 1007

squales avec Funus tuberosust Scalaria BowerhankU Nucula Thaneliana, Pholadomya KoninckU Corbula RegulbiensiSy Ostrea bellovacina^ etc.

Les couches de Woolwich et de Reading sont formées par une succession de lits ou plutôt de lentilles d*argiles, de galets siliceux et de sables très analogues à ceux de Thanet. Épais de 4 à 2S'^ dans le bassin de Londres et moins développés dans celui du Harapshire, ils offrent un mélange de dépôts marins avec des formations d eau douce et d*estuaire. Leur faune, composée de Coryphodon, Lamna contortidens^ LepidotuSyCerithium va7Habile,Melania inquinataf CypHna Morrisiy Ostrea &e//ovadna, etc.» les rattache étroitement auxlignites.du Soissonnais. Quelques plantes terrestres des genres Dryandroides, Grevillia, Robinia, s'y rencontrent avec de nombreuses coquilles d'eau douce telles que Paludina lenta; Planorbis IsevigatuSy Vnio parallela.

Les sables d'Odlhaven sont fins et contiennent des galets roulés de silex. Peu épais, ils sont en revanche très constants. Sauf de rares exceptions, leurs fossiles sont marins et offrent un mélange de la faune des couches sous-jacentes avec celle de Targile de Londres. On peut les considérer comme l'équivalent de rassise des sables de Sinceny (1).

Ariril« *• l-oiidre». — V argile de Londres (London clay) est un dépôt d'estuaire, constitué par une argile brune ou gris-bleuâtre, avec bandes de concrétions calcaires ou septaria. Dans le bassin de Londres, sa puissance varie de 15 à 150°' ; dans nie de Wight, elle a 60» à Alum Bay,90n» à Whitecliff Bay ; enfin, elle disparaît presque complètement dans le Dorsetshire. Les localités fossilifères sont Bognor, Highgate et surtout l'île de Sheppey, connue par ses fruits, Nipadites ellipticus, N. umbonatus, ses conifères, ses lauriers, ses figuiers, etc.

La faune du London clay comprend des mammifères, Didelphis ColchesterU Hyracotherium cuniculuSy Coryphodon eocœnus, etc. ; des oiseaux, LWiomis vulturinust Halcyornis toliapicus, des tortues des genres Chelone, Emys.Trionyx, plus de soixante genres de poissons, enfin les Nautilus ellipticus, Belosepia sepioidea^ Fusus regulariSf Rostellaria ampla, Pinna affinisy Hemiaster Bowerbanki, etc.

Couehes de BraekleslMUii,Bartoii,Headoii,Osbome, Bembridye* — Les COUches de Bagshot et de Bracklesham^ puissantes de 90"', se composent de sables jaunes ou d'un brun-clair, avec couches d'argile. Vers la base, on y rencontre Lophiodon minimuSy Cardila planicosta^ Nummulites lœvigata.

Vargile de Barton, faciès local des assises moyennes de cet étage, renferme de nombreux fossiles marins, dont le caractère tropical mérite d'être mis en lumière. Les principaux sont Voluta athleta^ Fusus minaxy Chama squamosa, Oliva Branderi, Arca duplicata, etc. La flore se compose de chênes, de cyprès, de lauriers, de figuiers, etc.

Les couches de Headon-Hill, alliées par leurs fossiles marins, notamment Cerithium concavunty à celles de Barton, renferment, dans leurs sédiments d'eau douce, les Limnxa caudata, Planorbis euomphalus, etc., ainsi que des ossements

(1) Dollfus, Ann. Soc. géol. du Nord, IV, p. 26.

de Paksotherium annectens^ Anoplotherium commune, ChœropotamiuCuvieri, etc. A la baie de Whiteclilf, les assises saumâtres de Headon Hill sont surmontées par 30"» de couches marines, dites de Brockenhurst, contenant la faune de Toligocène inférieur.

Les couches d^Osboi ne, formées de 18 à 25"» de sables et d*argiles, contiennent Limnmi longiscata. Hélix occlusa, Planorbis euomphalus.

Enfin les couches de Bembridge offrent, à la base, un calcaire lacustre de couleur crème, parfois épais de 6"», surmonté par un banc d'huîtres que couronnent 12" de marnes. La faune du calcaire comprend les genres Limnxa, Paludina, PlanorbiSy avec Bulimus elliptictis et des graines de Chara. La couche à ostracées est caractérisée par Ostrea Vectensis et les marnes du sommet ramènent les limnées et les bulimes avec des cyrénes. On a également trouvé dans les couches de Bembridge les mammifères Dichobune cervinum, Palœotherium crassum, P. curtum, P, magnum, P. médium, P. minus.

LE STSTÊMB ÉOCftME DAMS L'OUEST ET LE CBMTRB DE LA FRAMCE

Thimerals, Perehe, Mormandle, Maine. — Sur la lisière méridionale Ct occidentale du bassin de Paris, notamment aux environs de Chartres et de Châteaudun, on voit se développer, à la base de Téocéne, un conglomérat de silex non roulés, provenant de la craie et empâtés dans une argile rouge et blanche, qui paraît avoir une origine chimique. A Tair, cette argile devient terreuse, se mélange de limon et doime Vargile à silex du Thimerais et du Perche.

Ce môme conglomérat argileux est très développé aux abords de la Sologne, dont il constitue les parties hautes en même temps qu'il couronne les pentes du Sancerrois. Sa gangue y est souvent siliceuse et a été transformée par des émanations de calcédoine en un poudingue d'une extrême dureté. Les silex proviennent de la craie, dont ils renferment les oursins.

Dans les forêts de Châteauneuf et de Senonches, on voit le conglomérat de Targile plastique passer sous des sables quartzeux fins et purs, avec grès lustrés dits ladères, entremêlés de sables grossiers kaoliniques et d'argiles pures, blanches ou bariolées. C'est un faciès de l'étage de l'argile plastique, destiné à se poursuivre dans le Perche, aux environs de Châteaudun et autour d'Évreux, où l'argile devient parfois réfractaire, tandis que les grés lustrés et les brèches à silex sont accompagnés de minerai de fer, exploité dans la vallée de l'Iton. Telle est aussi la composition de l'étage suessonien dans le pays de Lisieux et dans la Seine-Inférieure, où l'argile, très fortement colorée en rouge (Mélamare, Bolbec) et entremêlée de grès et de sables grossiers avec petits galets noirs très roulés, n'a été le plus souvent conservée que grâce à son effondrement dans les failles ou les cavités de la craie.

ÉOGÈNE. GOTENTIN, ÀRMORIQUE. 1009

C*est aussi à Targile plastique que plusieurs géologues rapportent les sables et grès à pavés du Mans, superposés à un conglomérat de silex verdis. Cependant d'autres observateurs regardent ces grès comme contemporains du sable de Beauchamp (1). On y trouve une flore composée de Sabalites andegavensis, Flabellaria Saportana^ Podocarpus Suessionensis, etc., présentant des analogies à la fois avec la flore des gi*ès du Soissonnais et avec celle des gypses d*Aix.

Au-dessus de ces sables s'observe, dans les bassins de Saint- Aubin, prés du Mans et de la Bosse, Duneau, etc., près de Nogent-le-Rotrou, un calcaire lacustre, souvent transformé en argile à meulières et contenant Cerithium lapidum^ Cyclosloma mtmtia^ Planorbis rotundatus, P. pîanulatus, Umnœa arenularia, L. longiscata. On peut le considérer comme Téquivalent du calcaire de Saint-Ouen, ou, peut-être, comme celui du calcaire grossier supérieur.

Coteniln. — Le Cotentin laisse apercevoir, dans les environs de Yalognes, quelques lambeaux de calcaires éocènes, depuis longtemps connus pour Tabondance et la variété de leurs fossiles.

La série de ces dépôts comprend (2) :

6. Calcaire lacustre de GcurbesTillc à paludineg et Cerithium perditum»

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