Grès à Sahaliteê andegavensiê de Noirmoutiers
7. Zone k Bithynia crastilahris et Cerithium criHatum (calcaires supérieurs de Campbon, lacustres et saumàtres).
6. Zone à Cerithium parUieme (cale, marin ooquUierde Csmpbon).
5. Zone à Lithocardium Tournoûeri, Corbula angulata^ Cer. tricarinatum (sables coquilUers de Campbon et grès à TégéUux du Bois-Gouët).
4. Zone à Cer. angtUalum, C. Caillaudi, Goniocardium Heberii (sables coquiUiers du Bois-Gouêt, grès à Ostrea mutahiliê de Campbon).
3. Zone à MUioleê et à Orhitolitee complanata, Alveolina eUmgata (cale, supérieur d'Arthon et cale, de Saint-Gildas).
2. Zone à Cerithium giganteum (cale, coquillier ou ghnare d'Ârthon).
i. Zone à NummulUes et Oslrêa flabellula (grès calcarifère de la Banche et du Four, en faee du Croisic).
Les assises 1 et 2 représentent le calcaire grossier inférieur parisien ; 5 est le calcaire grossier moyen; 4, 5, 6, 7 appartiennent au calcaire grossier supérieur; quant à 8, bien qu*on ne lobserve nulle part en contact avec les assises précédentes, on en a fait Téquivalent du sable deBeauchamp (1).
Enfin, à Landéan (Ule-et-Yilaine), existent des argiles lacustres à Melania muricata, Potamides perdilusy etc., qu'on peut attribuer à Téocène supérieur, probablement sur rhorizon des marnes supragypseuses (2).
Les dépôts correspondant au calcaire grossier, dont Tensemble n'a pas plus de 50'° d'épaisseur, sont répartis entre 21 lambeaux distincts, dont aucun n'offre ]a totalité des assises. Le plus intéressant est celui du Bois-Gouêt, prés de Saffré, où H. Vasseur a trouvé une faune remarquable par son abondance et son bel état de conservation, ainsi que par les analogies qu'elle dévoile entre l'éocéne de la Bretagne et celui du Cotentin. Évidemment les mers où se formaient ces dépôts se reliaient l'une à l'autre en contournant le massif breton.
Aquitaine, Péricord. — L*assise éocéne la plus ancienne du bassin de la Gironde (fig. 521) est un sable argileux, épais d'une soixantaine de mètres, qui
Fig. 5SI. — Coupe du système éocéne aux environs de Blaye (d'après M. Matheron).
1, étage inférieur de Blaye; 3, étage supérieur de Blaye; 3, annie à ùêtrea euculUtrtM ; i, mamet vertes et calcaire lacustre de Blaye ; 5, calcaire marin de Saint-Estépbe ; 6, marnes et cale, marneux à Anomia girundica; 7, mollasse du Fronsadais; 8, marnes blanchâtres de Fronsac; 9, calcaire à astéries.
n'a encore été rencontré que dans des sondages et où l'on a recueilli (3) : NumrmUites Lucauina, N. perforata, N. npira^ Orbitoides tubmedia^ etc.
A leur partie supérieure ces sables passent au calcaire grossier de Blaye ^ que M. Matheron a divisé en deux assises (4) : une assise inférieure, caractérisée par
(i) Crié, Comptes rendue, IGII, 21 mars 1881. (21 Yasseur, Op. cit., p. 288.
(3) Linder in Vasseur, Terrains tertiaires de la France oceidetUaU^ p. 399.
(4) BuU, Soc. géol. de France, 2* série, XXIY, p. 199.
ËOGÈNE. AQUITAINE, LIMAGNE. lOii
Echinolampas stellifertis et formée d*un calcaire massif à grains de quartz et miliolites ; et une assise supérieure, à Echinol. Girondicui^ avec Cerithium angulosuMy Delphinida conica, Corbi$ lamellosay Orbitoliten complanata. C'est probablement à cet ensemble que correspond le calcaire de Saint-Palais, à Echinolampas dorsalis et Cœlopleurus Delbotn,
La partie supérieure du calcaire de Blaye est ravinée par une argile verdâtre ou jaunâtre à Ostrea cucullaris, qui parait correspondre au sable de Beauchamp. Au-dessus doit venir un calcaire, lacustre dans le Blayais, à Plassac, où il contient Limnsea longiscata et Planorbis rotundatm et marin ou saumâtre à Bégadan (Médoc), où Ton y recueille Cerithium interruptum^ C. perditum. C'est à ce niveau que se place la mollasse de la Grave, prés Libourne, à Palmolheriurn girondicum, P. médium^ etc.
Le calcaire marin de Saint-Estèphe, assimilé par M. Matheron au gypse parisien, contient, avec Echinolampas ovalis et Sismondia occitana^ des miliolites et un certain nombre de fossiles très voisins de ceux du calcaire grossier parisien. Il est recouvert par des calcaires et des marnes à Anomia girondica et Ostrea cf. longirostris,
La mollasse ou marne sableuse du Fronsadais, qui vient ensuite, offre la même huître et contient aussi Xiphodon gracile et Paloplotherium minus. On peut l'assimiler aux marnes de Pantin (1). Elle passe, à sa partie supérieure, à ^ un calcaire contenant Ostrea cf, cyathula et de nombreuses turritelles. Sur cette assise repose le calcaire à Bilhynia Duchasleli de Civrac et de Castillon, où l'on peut voir l'équivalent du calcaire de la Brie (2).
Les grès et sables ferrugineux de Bergerac paraissent correspondre aux argiles à Ostrea cucullaris^ tandis que le calcaire de Beaumont du Périgord, à Planorbis <:astrensisy et le gypse de Sainte-Sabine à Palœotherium, correspondent au gypse parisien, étant eux-mêmes surmontés par les calcaires supérieurs du Périgord, avec lesquels se termine l'éocéne.
¥el«j. iiimacB«. — Un lac existait dans le Velay à l'époque de l'éocéne moyen et supérieur. Le dépôt qui en occupe le fond est une) arkose, grès blanc à grains de quartz et de feldspath, mêlés d'un peu de mica, à ciment tantôt argileux, tantôt siliceux, dont la flore, d'un caractère africain,fparaît correspondre à celle du calcaire grossier parisien (3). Oa y remarque un palmier, Sabalites microphyUus^ un dattier, Phœniciles (Palwophœnix) Aymardi, avec Dryandfa Micheloli, Myrica crenulata, Comptonia Vinayi, etc.
Des argiles grises et rouges, sans fossiles, séparent les arkoses du Velay de marnes jaunâtres, avec bancs de gypse fibreux, contenant à Cormail les animaux du gypse parisien, notamment PateoAerium. Par dessus viennent les calcaires et marnes de Honzon^ épais d'environ 100 mètres et contenant, avec Limnœa longis-
(i) Yasseur, op. cit,^ p. 406.
(2) Tournofter, Bull, Soc. géol. de Franccy 2« série, XXVI, p. i017.
(3) De Saporta, E9$ai sur le$ plantes des arkoses de Briwt i«78.
iOiS GROUPE TERTIAIRE.
cata^ Planorbis cornu ^ P. planulatiu^ un poisson, Lebtas Aymardi^ et de nombreux mammifères des %QXïrQ^Entélodon^ Anihracotherium, Paloploiheriumy etc. M. Tournoûer (1) place les couches de Ronzon à la hauteur de l'ensemble qui comprend les marnes à limnées de Pantin, les glaises vertes et le calcaire de la Brie.
Cependant d*autres auteurs penchent pour Tattribution de ces couches au miocène et Tétude des végétaux du gisement parait favorable à cette dernière conclusion. 11 est probable que, dans Tépaisseur des marnes de Ronzon, il y a place à la fois pour Téocéne supérieur et le miocène.
TTPES ALPINS DU ITSTEHE ÉOCÈNE
Calcaires A Biuniiiiiiitos | Fiyseh. — L'éocène alpin appartient à une grande zone méditerranéenne qui comprend TEspagne, Tltalie, la Grèce, TAlgérie, une partie de TÉgypte et l'Asie Mineure, par où elle va rejoindre la Perse, les Indes et la Chine, courant ainsi d'une extrémité du monde à Tautre. Dans toute cette zone, que caractérisaient, à Tépoque crétacée, les calcaires à rudistes^ Téocène affecte un faciès spécial, celui des calcaires à nummulites. Ces calcaires, parfois durs et cristallins, relevés dans les massifs montagneux à de grandes hauteurs, sont souvent presque exclusivement constitués par des accumulations de nummulites, ayant depuis la dimension d'une lentille jusqu'à celle d'un écu. Les calcaires peuvent être remplacés par des grès et des marnes, où les nummulites ne sont pas moins abondantes.
Les calcaires et grès à nummulites du massif alpin paraissent correspondre au calcaire grossier parisien, aux sables de Beauchamp el peut-être à une partie du gypse. Ce n'est que dans les Alpes vénitiennes qu'il semble y avoir des représentants de la partie supérieure de l'étage suessonien.
Le nom de flysch a été donné à un ensemble assez complexe de schistes et de grès schisteux, superposés aux couches nummulitiques et ne contenant que des empreintes rapportées à des algues, Fucoides^ Helminthoides, Myrianites, Chondriies (C. Targionii, C. intricatus, etc.), souvent répandues à profusion dans la roche. Les grès tendres à ciment calcaire ou macignos sont fréquents dans cette assise, dont l'épaisseur est considérable. Dans le Dauphiné, elle dépasse 2000"». Elle n'est pas moins grande dans la Ligurie. Le flysch paraît 'être un faciès de l'éocène supérieur propre aux chaînes alpines. Sur les bords du massif, sa place est, en partie au moins, occupée par des couches à operculines et autres fossiles, intimement liées au nummulitique sous-jacent.
DanphiBé, Suisse. — Dans le Dauphiné, à Saint-Didier-en-Dévoluy (2). les
(1) Bull, Soc. géoL de France, 2« série, XXVI, p. i051.
(2) Lory, Deêcr. géol. du Dauphiné, p. 376.
ËOGÈNE ALPIN. 1015
calcaires crétacés à silex supportent un conglomérat siliceux grossier, en haut duquel les nummulites commencent à apparaître. Ensuite viennent un grés calcaire, puis un calcaire sableux rempli de Numm. striata et un calcaire compact foncé à nummulites moins abondantes, que couronnent des grés verdâtres à empreintes végétales. Ces derniers plongent sous des marnes à lignite, des argiles bigarrées ou des sables avec indices de minerai de fer.
A Einsiedeln et dans la Suisse orientale, c'est un grès vert qui forme la base du terrain nummulitique, et ce grés n*est pas plus ancien que le calcaire grossier inférieur du bassin de Paris (i). Dans cette région comme dans les Hautes et les Basses-Alpes, il y a lieu de distinguer un nummulitique inférieur, à Numm. complanata, N. perforata^ etc., et un nununulitique supérieur, celui de Faudon, prés de Gap, d'Entrevernes, des Diablerets et de la Dent du Midi, que caractérise Cerithium trochleare var. diahoU. La faune 'de celte assise offre un mélange de formes analogues à celles du calcaire grossier et d'autres rappelant les espèces du miocène inférieur. Cependant les observations de M. Garnier (2) ont montré qu*à Branchai, les marnes et calcaires à Cer. diaboli, C. plicatum^ var. alpina, C hexagonum, Natica vapincana, Nummulites coU' torta, etc., étaient surmontés par des calcaires à Nummulites striata, supportant eux-mêmes les marnes à Serpula spirulœa d*Allons et les couches à operculines, orbitoîdes, etc. Et c est seulement par-dessus que se montre, soit le flysch, soit le grés de Barréme à Natica crassatina et N. Gamieri, supportant un autre grès, égalament à N, crassatina, dont H. Tournoûer faisait la base du tongrien. Il y a donc lieu de reconnaître que Téocéne est caractérisé, dans le massif subalpin, par des associations de formes assez différentes de celles qu*il présente dans le bassin de Paris. On doit signaler à cet égard la persistance, jusqu*au sommet du parisien, de Nerita [Vêlâtes) Schmidelliana^ espèce caractéristique du suessonien supérieur aux environs de Paris.
Alpes maritimes. — L*éocèné des environs de Nice appartient au type alpin du système. La base en est formée par les assises nummulitiques de Vence, de la Palarea, du col de Braus et de la Mortola, où les dépôts ont un faciès de mer profonde baignant une côte plus ou moins escarpée (5). On y observe:
4. Couches à Serpula (Rotulina) êpirulxa, NummuUteê Biarritzeruiê, N. striata.