ACTIONS CHIMIQUES DE L'EAU DES MERS
PBtifOMÈIfEB D'ÉTAPORATIOH
SabsAance» dissoutes dans ïemn de mer» — L*action des vagues marines Mir les roches des rivages ne se borne pas à les réduire en fragments plus ou moins grossiei^s, destinés à faire partie des dépôts de plages oi| des sédiments sous-marins. Une portion des éléments de la côte se dissout dans Teau de mer vi vient augmenter la quantité normale des substances que cette eau renferme en dissolution. En effet, les expériences de M. Daubrée (1) ont montré qu'en faisant rouler les uns sur les autres, au sein de Teau, des cailloux appartenant juix roches les plus dures, telles que le granité, on obtenait, non seulement du snble et du limon argileux, mais encore une proportion notable de sels dissous, fello est, avec la précipitation de certaines substances ayant existé dans latmosphère primitive du globe, l'origine des matières contenues en dissolution dans l\»au de mer, dont elles forment de 35 à 57 parties sur 1000. Rappelons que, dans ce résidu solide, que Teau marine abandonne par évaporation, il y a en viron 27 parties de chlorure de sodium, 5 à 5 de chlorure de magnésium, i à S de sulfate de chaux, 1 à 2 de sulfate de magnésie, 4 à 0,7 de chlorure de potassium, 1 à 0,03 de carbonate de chaux, 1 à 0,02 de bromure de magnésium» (Mifm de l'iode et des traces d'argent, de cuivre, etc.
ilvaporatioii de l'ean de mer. — Lorsque, par suite de circonstances spéciales, l'eau de la mer est soumise à une évaporation très active, sans qu'aucun apport vienne réparer ses pertes, il arrive un moment où quelques unes des substances contenues dans cette eau ne peuvent plus y rester en dissolution. Cet nffot se produit d'abord pour la moins solublc de toutes, qui est le sulfate de
(1) Géologie expérimentale, p. 2G8.