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CR U

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Si.

Etude des pus dans le sens longitudinal. — Nous nous sommes contentés jusqu'ici d'examiner les allures des plissements suivant un plan perpendiculaire à leur direction. Il importe de voir égale- \\ ment comment les plisse comportent lorsqu'on les suit dans le sens même de leur direction, c'est-àdire en se déplaçant parallèlement à leur axe.

En plan, un pli se présente comme une ondulation de la surface d'une couche déterminée, et l'ensemble des ondulations de cette surface constitue la surface structurale de la couche. Si aucune érosion ultérieure n'est intervenue, il est manifeste que la surface structurale de la couche la plus élevée se confond exactement avec la surface topographique. Dans ce cas, lès anticlinaux sont des voûtes au sens topographique, les synclinaux correspondent aux

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vallées, les courbes de niveau indiquent à la fois les allures du terrain et celles de la surface structurale (flg. 60, a). Mais c'est là une exception réalisée, par e^emple, sur de faibles étendues, dans la chaîne du Jura; presque toujours la surface structurale est profondément entamée par les agents dynamiques externes; la surface topographique ne coïncide plus avec la surface structurale. Les cartes

Fig. 58. — Éventail composé (d*aprës E. db Maroeris et A. Hsni).

géologiques représentent Tintersection de la surface topographique avec la surface structurale de chacun des terrains qui viennent à l'affleurement dans la région représentée. Les bandes colorées de teintes conventionnelles représentent les surfaces d'affleurement de ces terrains et permettent de reconstituer les plissements, pour peu qu'on ait eu soin d'indiquer, en un nombre suffisant de points, les plongements des couches (fig. 60, b).

Supposons que la région envisagée présente plusieurs plis droits,

Fig. 59. — Ëvenlail composé inverse (d'après E. de Margerib et A. IIeim).

parallèles, d'une amplitude égale et d'une hauteur qui restera partout la même dans le sens de l'axe des plis. La surface structurale de chacune des couches sera figurée par des courbes de niveau rigoureusement parallèles entre elles (fig. 60, a). La carte. géologique présentera une complication plus ou moins grande suivant que la topographie sera plus ou moins accidentée.

Mais représentons-nous le pays entièrement nivelé par les agents atmosphériques, réduit à l'état de pénéplaine : les lignes d'affleurement des divers terrains décriront des lignes droites parallèles, les

LES PLISSEMENTS

flèches marquant les plongements seront disposées symétriquement de part et d'autre de Taxe des plis (fig. 60, 6). La carte géologique présentera des rayures parallèles, comme celles que Ton obser^'e sur la carte de la Bretagne, où de longues traînées W.-E. de granités, et de schistes précambriens marquent l'emplacement des anticlinaux, où les bandes de terrain carbonifère indiquent les synclinaux.

Supposons maintenant que les mêmes anticlinaux droits, parallèles, diminuent brusquement de hauteur lorsqu'on les suit dans le sens de leur direction.

On verra les courbes de la surface structurale se raccorder deux à deux au lieu de rester parallèles (fig. 61, a); de même, sur la carte géologique, les bandes de même couleur se rejoindront; les flèches indiquant les plongements rayonneront dans toutes les directions intermédiaires, à partir d'un point central situé sur l'axe du pli (fig. 61, 6).

On dira que le pli présente une terminaison périclinale. Tous les plis se terminent ainsi plus ou moins brusquement.

Fig. 60. — a, Surface structurole (I*une couclie plissée. 6, Carte géologique de la même région plissée, supposée nivelée.

au moins à l'une de leurs extrémités, à moins qu'ils aillent se fondre dans un autre pli.

Dans le cas du synclinal, les plongements viendront converger suivant les rayons d'un demi-cercle vers un point situé sur l'axe.

Lorsqu'un anticlinal présentera une terminaison périclinale à ses deux extrémités plus ou moins rapprochées, on le qualifiera de brachyantidinal (P. Lory). De même, un synclinal à terminaisons périclinales rapprochées sera dit brachy synclinal. Les surfaces structurales des brachyanticlinaux et des brachysynclinaux sont représentées par des courbes de niveau concentriques plus ou moins

elliptiques (fig. 61 a). Sur une carte géologique, ces accidents se traduiront par des bandes concentriques, dont les limites seront encore

des ellipses ou des figures

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analogues (fig. 61, b).

Si maintenant les points d'où rayonnent ou vers où convergent les plongements viennent à se confondre, si les ellipses tendent à devenir des cercles concentriques, les brachyanticlinaux deviendront des dôme8\ les brachysynclinaux, des cuvettes (fig. 62, a, b).

Brachyanticlinaux et dômes, brachysynclinaux et cuvettes sont les traits tout à fait prédominants de la tectonique de certaines régions. On peut citer comme exemple des premiers les accidents si caractéristiques des environs de Tunis, où la surface structurale du Jurassique vient par places se confondre avec la surface topographique de certaines montagnes isolées. Les cuvettes elliptiques et plus rarement circulaires jouent un a b

Fig. 61. — a. Surface structurale d'une région de plis à terminaisons périclinales. 6, Carte géologique de la même région supposée nivelée.

Fig. 62. — a, Surface structurale d'un dôme. 6, Surface structurale d*une cuvette.

rôle important autour de Sisteron, où elles sont constituées par des témoins de terrains crétacés au milieu d'un pays jurassique (pi. VIII, 1).

i. Dômes tectoniques, qu*il ne faut pas confondre avec les dômes volcaniques.

Ê. Haug. — Traité de Géologie.

Pl. VIII.

Clichc' Kiuile llaug.

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