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CHAPITRE XX

Généralités. — Éléments des roches d'origine interne. — Structure des roches d'origine interne. —- Classification des roches éruptives. —- Provinces pétrographiques. — Différenciation des magmas.

Généralités. — On a souvent opposé aux roches d'origine externe ou exogènes, qui sont les roches sédimentaires, les roches (f origine intetme ou endogènes. Les produits d'épanchement des volcans rentrent dans cette deuxième catégorie, il en est de même des roches plutoniennes, puisqu'elles ne sont pas arrivées au jour. Le nom de roches ignées, que Ton donne quelquefois aux roches d'épanchement et aux roches d'intrusion, a Tinconvénient de préjuger les conditions de leur formation. Il est préférable d'employer le terme de roches éruptives, qui met ces produits de l'activité du Globe en opposition avec les roches métamorphiques , également endogènes, quoique formées aux dépens de roches sédimentaires. On distingue souvent, parmi les roches d'origine interne, d'après la profondeur où elles se sont solidifiées, les trois catégories suivantes :

1° Roches de surface (Oberflàchengesteiné), ce sont les roches d'épanchement ou roches volcaniques (Krgussgesteine);

2° Roches de de ui-profondeur ou hypabyssales, ce sont les roches d'intrusion;

3° Ro'ches de profondeur ou abyssales (Tiefengesteine), ce sont les roches granitoïdes, auxquelles nous avons attribué une origine métamorphique.

11 est très difficile d'établir une délimitation tranchée entre ces trois catégories, car les structures particulières qui prédominent dans chacune d'elles se retrouvent également, quoique plus rarement, chez les deux autres. On ne peut guère prendre pour base d'une classification naturelle des roches d'origine interne les conditions de

frisement, car, en général, l'examen de la structure et de la composition d'une roche ne nous renseigne pas sur la profondeur où elle s'est solidifiée, sauf dans quelques cas exceptionnels. Dans la pratique, on ne peut admettre qu'il soit nécessaire de connaître les conditions de gisement d'une roche pour lui donner un nom.

C'est aussi pour cette raison qu'il n'est pas possible de conserver le groupe des roches fUoniennes, que Rosenbusch [4] introduit dans sa classification entre les roches d'épanchement et les roches de profondeur, d'autant plus que tous les principaux types de structure peuvent se rencontrer dans les filons ou dykes de roches éruptives.

Une classification purement génétique aurait sa raison d'être, si la Pétrographie n'avait aujourd'hui à sa disposition des moyens d'investigation d'une haute précision, qui permettent d'arriver à la détermination de n'importe quel échantillon d'une roche non altérée en partant de l'examen des minéraux qui s'y rencontrent et de leur mode d'agencement. Au premier rang de ces moyens d'invesHj^tion figure l'étude des plaques minces au microscope polarisant»

Il est possible, à l'aide de cet instrument, de reconnaître les minéraux constituants d'une roche, non seulement par les formes de leurs sections, mais surtout par les caractères optiques qu'ils présentent.

Eléments des roches D'oRlGI^E interne. — Les minéraux qui entrent dans la composition des roches d'origine interne sont relativement peu nombreux. Si l'on fait abstraction de la silice, de quelques oxydes métalliques et de l'apatite, qui est un phosphate de chaux, on a afTaire presque exclusivement à des silicates alcalins, alcalinoterreux, ou à des silicates de fer ou d'aluminium. Pour cette raison on a quelquefois appelé les roches d'origine interne roches silicatées,

La silice libre est à Tétat de quartz, de tridymile, de calcédoine, d'opale.

Les principaux oxydes métalliques sont la magnétite ou oxyde de for magnétique (Fe»0*), Voligiste (Fc^O»), le corindon (Al^O^), le rulile (TiO»).

Les silicates sont simples, comme le péridot ou olivine (MgFe^SiO*), le zircon (ZrSiO*), Vandalousite (APSiO'), ou doubles, comme Icafeldspalhs, les /«Wspaihides, les pyroxènes, les amphiboles, les micas, etc.

Les'feldspaths sont des silicates doubles d'alumine et d*une autre base, qui peut être la potasse, la soude ou la chaux. Les feldspaths potassiques sont ou monocliniques (orihose), ou tricliniques (microcline) ; les feldspaths calcosodiques, aussi appelés plagioclases, sont tricliniques, ce sont des mélanges isomorphes de feldspath sodique (albite) et de feldspath calcique {anorthite), avec une série continue des termes intermédiaires {oligoclase, andésine, labrador, bytownite).

On a réuni sous le nom de fedspathides un groupe de minéraux dont la composition se rapproche de celle des feldspaths, mais qui affectent des

CLASSIFICATIO!

Proposée par le Comité français de Péhi^

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