‹ Traité de géologie et de paléontologieChapitre 190 sur 278 · DISLOCATIONS PAR LES FAILLES · texte numérisé non relu

DISLOCATIONS PAR LES FAILLES

vert, on les caractérise par le nom de golfes. Les bassins ou autres dépressions de ce genre ont quelquefois leurs ailes brisées en zigzag et plissées, et en outre, il n'est pas rare de voir leurs bords présenter une succession de selles et de dépressions. La formation carbonifère surtout présente des exemples caractérisés de ces dispositions (Belgique, nord de la France, Westphalie).

Les dépressions dont nous venons de parler sont quelquefois très-profondes, comme dans le bassin carbonifère de Lùttich (plus de 1220 mètres), dans celui d'Ebersdorf (Saxe) (plus de 1500 mètres), et enfin dans celui de Sarrebrùck (plus de 7000 mètres).

§ 5. Dislocations des couclies par la formation de fentes et failles. —

En connexion très-étroite avec le redressement et le plissement de systèmes de couches, comme effet ou comme cause, il faut ranger les formations de fentes (failles) qui séparent des parties de couches primitivement jointes ensemble. La dislocation, dans la plupart des cas, est due à

ce que les couches sus-jacentes s'affaissent ; il est plus rare de voir le soulèvement de ces roches.

Comme nous le verrons, le mouvement de glissement de la masse rocheuse exerce une action plus ou moins énergique sur les parois de la fente, qui, en conséquence, deviennent lisses, polies, striées par le frottement. Les débris formés par l'action des deux surfaces glissant l'une contre l'autre restent dans la fente qu'ils remplissent à la manière d'un filon.

Les failles se montrent souvent en grand nombre dans la même région ; elles sont formées en même temps ou à différents intervalles. Quelquefois elles sont parallèles entre elles, d'autres fois elles se coupent suivant un angle plus ou

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