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II. DÉvoMEM MovEN (sédc dc couclics mamo-calcaires

4) Formations à Calcéoles; à leur base :

a) Etage du Spirifer cultrijugatus, Rhynchonella Orbignyana, Orthis subcordifor-

rais, Streptorhynchus umbraculum, var. gigas, Merista plebeja Atrypa reticularis, Phacops latifrons.

b) Zone à Calceola sandalina proprement dite, calcaires marneux, plus purs, de

couleur plus claire; en outre d'un grand nombre de fossiles de la zone à Cultri jugalus î>pparaissent Calceola sandalina, Spirifer concentricus, Camarophoria microrhyncha, Pentamerus galeatus, etc. L'horizon supérieur principalement est riche en pétrifications; à celles déjà nommées s'ajoutent Retzia ferila, Retzia Icns, Spirifer elegans, Produclus subaculeatus, Zaphrentis Nœggerathi.

5) Formations à Slriyocéphales ; à la base :

a) Couche à crinoïdes, pouvant atteindre 10 mètres de puissance, formée d'articles de tige de Crinoïdes, de Coraux, de Rrachiopodes et de Bryozoaires avec Streptorhynchus umbraculum, Orthis Eifeliensis, Camarophoria rliomboidea, Produclus subaculeatus, Spirifer Davidsoni, Spirifer avirostris, Pentamerus

galeatus, Terebralula sacculus et Atrypa relicularis; Calceola sandalina assez fn-quenlcs (Nollenbach, Barendorf, Kerpen, le Sonnenberg). b) Couches à Slrigocépliales proprement dites, calcaires purs, compacts, atteignant jusqu'à 400 mètres de puissance (Pehn, Blankenheim, Sôlenich) avec Strigocephalus iJurtini, Spirifer undiferus, Spirifer Urii, Rhynchonella Schnuri, Cyrtoceras depressum, etc.

lll. Dévosien supérieur (série de couches marno-calcaires). r») Couches à cuhoides, calcaire noduleux et Kramenzel, marne dolomitique et calcaire en plaques minces (Bûdeshein). Les marnes avec Camarophoria formosa, Spirifer Verneuili, Atrypa reticularis, Athyris concentrica, Spiriler glaber, Riiynchonella cuhoides, Productus subaculeatus, Spirifer Urii.

7) Schistes à Goniatites, schistes marneux gris-verdàlre à Goniatites relrorsus,

Goniatites primordialis, Orthoceras subflexuosum, Bactrites gracilis, IMeurotomaria turbinea, Cardiola retrosiriata, Cypridina serrato-striata.

8) Schistes à Cypridines, membre supérieur du bassin de Bùdesheim avec Cyprid.

serrato-slriata, et Posidonomya venusta.

Dans son développement au nord du Harz, le dévonien montre une concordance frappante avec les formations synchrones du Rhin et surtout du Nassau. 11 se montre là en deux grands dépôts isolés, .l'un dans le pays entre Lautenlhal et Goslar, l'autre autour d'Elhingerode. Ce dernier repose sur les couches siluriennes supérieures et occupe l'intérieur du bassin silurien nord du Harz (voy. pag. 403). Il se divise comme il suit :

Dévonien supérieur^ Calcaire de l'Iberg et couches à Spirifer disjunctus, beaucoup de cavités dans le premier (ex. grottes de fiaumann et de Biels), schistes à Cypridines, schalstein.

Dévonien moyeii, calcaire à Strigocéphales avec beaucoup de dépôts de njine de fer, riche en Coraux, Brachiopodes, Trilobites et Strigocephalus Burtini — Schistes de Wissenbach avec Orthoceras triangulare sur le Bùchenberg,

Dévonien inférieur, grauwacke d'Elhingerode sans fossiles — Grès à Spirifer avec Spirifer macropterus [Drei Annen).

Dans le 7/arisM/?6T«eîfr, le dévonien se montre en trois points : 1) entre Ocker et Innersle au bord nord de la montagne, 2) en liaison avec des dépôts étendus de diabase en petites zones entre Ostcrode et Harzburg, 3) sur ribcrg, qui s'élève comme une île au milieu des couches du culm. D'après llômer, le grès à Spirifer a\cc Spirifer macropterus, Ilomalonotus gigas, Pterinca, etc., forme la partie E de l'affleurement dévonien, et les montagnes entre Ocker, Goslar, Bockswiese et Oberschulenberg, en sont presque exclusivement formées. Ces couches sont plissées en beaucoup de bassins et de selles. Sur les grès à Spirifer, rapportés d'ailleurs parRômer au dévonien moyen à cause du Spirifer cultrijugatus, reposent intimement les couches à Calcéoles, Cupressocrinus urogalli, Spirifer speciosus, rhacops latifrons ; un renversement complet de ces séries de couches

met, par endroits, les schistes à Calccolcs au-dessous des grès à Spirifer. Le calcaire à Slrigocéphales avec Oilhoccras lineare, Brontcus signalus, occupe un niveau plus élevé que les schistes à Calcéoles, comme on peut le voir sur le Polslcrherg et à Runtenbock : il est accompagné de lits d'oligiste, de limonite et de magnétite. 11 est encore douteux que certaines couches caractérisées par A. Rômer comme schistes de Wissenbach (couches à Bactrites gracilis, à Goniatilcs subnautilinus, Gon. retrorsus, Gon. lamcd, var. complanatus, etc.), qui, avec des diabases grenues, se rencontrent à la base de ces dernières au Kuckholz-Klippe (Clauslhal) et sur une large échelle entre Goslar, Langcisheim et le Winlerberg, doivent être considérées comme appartenant au dévonien moyen, entre les couches à Calcéoles et les calcaires à Strigocéphales, ou comme faisant partie du dévonien supérieur; vraisemblablement on penchera cependant pour la dernière supposition, puisque V. Secbach y a retrouvé la Goniatites relrorsus. Les couches dévoniennes supérieures (calcaire kramenzel, calcjure à Clymènes, schistes à Cypridines) entourent à l'E., à l'O. et au S., la grande masse dévonienne du Ilarz supérieur, et fournissent comme kramenzel kalke à Schulemberg Arca clymenise, Tentaculites, Phacopslœvis, comme Domanik Kalk à Altenau, Cardiola retrostriata, Goniatites retrorsus, comme schistes à Cypridines à Lautenthal, Cypridina serra tostriata. La masse calcaire du Iberg et du Wintcrberg appartient aussi au dévonien supérieur, au calcaire à Goniatites ; elle est traversée dans toutes les directions par des lits de mine de fer et est extrêmement riche en restes organiques, comme Terebralula clongala, Rhynchonella cuboïdes, Goniatites intumescens, Goniatites primonlialis, Spirifei; simplex, Conocardium trapézoïdale, Acervularia, Cyatophyllum, etc.

Dans l'E. de la Tliïiringe on voit à Saaifeld des calcaires noduleux à Clymènes et Goniatites qui sont certainement des formations du dévonien supérieur, comme à Elbersreulh et llof dans le Fichtelgebirge, dans la haute Franconie, dans la principauté de Reuss, dans le Voigtiand saxon, les schistes graptolithiqucs du dévonien supérieur sont recouverts par le calcaire à Clymènes et les schistes à Cypridines; en Voigtiand (à Planschwilz) il s'y ajoute des tufs diabasiques fossilifères. En Silésie on trouve à Ereiburg et à Kunzendorf deux masses calcaires isolées qui s'élèvent au milieu de la formation du cuhn et qui contiennent Spirifer disjunctus, Atrypa reticularis, Rhynchonella cuboides, Receptaculites Neptuni, Aulopora repens; elles doivent être rapportées au dévonien supérieur. En Pologne (Siewieiv., Dembnik et Kielce) on connaît le dévonien moyen. Dans la Silésie autrichienne et en Moravie, la réunion des trois principales divisions du dévonien forme une zone de plus de 5 milles de large sur environ 7 railles i/2 de longueur qui s'étend en direction S. de

Zuckinantcl à Sternberg en Moravie. A Ebersdorf, dans le comté de Glalz, on connaît du calcaire dévonien supérieur.

Dans les îles Britanniques le dévonien a deux modes de développement; il présente le faciès typique, avec ses Coraux, ses Mollusques et ses Trilobites, et celui du vieux grès rouge avec ses Poissons. Le premier a son développement principal dans les Cornouaillcs et le Devonshire, oîj il a d'abord été décrit et dénommé comme formation indépendante par Murchison et Sedgwick : il est formé de schistes verts, de quartzites et de grès entre lesquels sont intercalés des calcaires marmoréens de couleur gris bleu, et se divise, de la même manière que la formation dévonienne du Rhin, quoique moins nettement, en dévonien supérieur ou groupe de Pilton (calcaires à Clymènes et schistes à Spirifer disjunctus), dévonien moyen ou groupe d'Ilfracombe (calcaires à Strigocéphales et schistes à Calcéoles) et dévonien inférieur ou groupe de Lynton (grès à Spirifer). Le vieux grès rouge (voy. p. 401) est développé dans le sud du pays de Galles et les pays limitants, en Ecosse et dans les îles Orcades et Schetland.

En Scandinavie certains grès et conglomérats qui reposent en concordance sur les couches siluriennes les plus récentes sont considérés avec vraisemblance comme formations équivalentes auvieux grès rouge.

En Russie, les couches dévoniennes se montrent sur l'aire énorme de 7000 milles carrés, disposées en deux zones, dont l'une s'étend en direction N. E. de la Courlande jusqu'à Archangel, et l'autre en direction S. E. de la Courlande jusqu'au delà de Tula. Les deux faciès du dévonien se trouvent réunis en Russie, car le dévonien moyen et la partie inférieure du dévonien supérieur ont le faciès normal, tandis que la partie supérieure du dévonien supérieur, au contraire, a les caractères du vieux grès rouge, par sa richesse en débris de Poissons, Holoptychius, Asterolepis, Pterichthys, et se trouve recouverte en stratilication régulière, presque horizontale, par la formation carbonifère. On rencontre aussi sur le flanc 0. de l'Oural une petite bande dévonienne.

Le dévonien a une large répartition dans l'Amérique du Nord. R est déposé dans un bassin silurien dont l'aile E. est aux monts Alleghanies et les bords N. et 0. dans les bombements du nord de l'Etat de New-York, de rOhio, du Kentucky, et est ainsi entouré j)ar les affleurements siluriens disposés en zones concentriques. Il est en partie recouvert par le système carbonifère et accompagne les roches siluriennes des monts Alleghanies sous forme d'une bande étroite, mais il atteint une plus gi'ande importance et forme une plus large bordure aux terrains archaïques et siluriens situés au nord, à l'intérieur du continent. Au Canada, à la Nouvelle-Ecosse, au Nouveau-Brunswick, on observe le dévonien et, dans cette dernière province surtout, il est riche en débris végétaux et principalement en Psilo-

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phyton. De même qu'en Russie, la partie supérieure du dévonien dans l'Amérique du Nord est formée par le vieux grès rouge à Iloloplycliius et Cephalaspis, tandis que les niveaux inférieurs sont des produits de haute nier et renferment des Spirifcrs aux longues ailes, Rhynchonella, Atrypa, Orlhis, Goniatites, Cyrtoceras, Cyatophyllum,CystiphylIum, Calamopora, Phaccps, dont, cependant, peu d'espèces sont identiques aux espèces européennes. La division et le parallélisme des formations dévoniennes sont exprimés dans le tableau précédent, page 407.

Phénomènes volcaniques dans les formations dévoniennes. Les éruptions sous-marines qui ont mis au jour les tufs diabasiques et les diabases, comme nous l'avons dit à propos des phénomènes volcaniques de la période silurienne, ne sont pas limitées à cet âge, mais se répètent avec une énergie encore plus grande dans la période dévoniennc. Dans les séries de couches de la plupart des territoires dévoniens d'Europe, les roches diabasiques jouent un rôle important ; étendues primitivement en nappes sur le fond de la mer, elles sont maintenant intercalées en lentilles ou en strates ou s'élèvent par places sous forme de dômes. Elles peuvent être alors très-intimement liées aux couches sédimentaires synchrones par des roches tufacées de nature intermédiaire et exactement parallèles en général, de sorte que, par suite de formation répétée de ces deux roches, il apparaît une alternance régulière entre les couches fossilifères et celles qui, primitivement, étaient à l'état igné. — Les filons et amas proprement dits de diabases dévoniennes sont des raretés. Il n'est pas rare que des couches de diabase se répètent plusieurs fois l'une sur l'autre entre les couches dévoniennes, mais les tufs diabasiques et les schalsteins atteignent un développement extraordinaire dans beaucoup de régions dévoniennes. C'est surtout le cas pourDillenburg et Weilburg en Nassau où, abstraction faite de nombreuses alternances de schistes dévoniens, de calcaires et de diabases, on peutobserver le passage de celle dernière, par des brèches de diabase et de schalslcin, au calcaire à Slrigocéphales. Dans le dévonien de Westphalie, du Ilarz, du Voiglland, du Fichlelgebirge et d'Angleterre, on retrouve les mêmes phénomènes. On connaît aussi des dépôts de diorite (ex. Wissenbach) parallèles aux couches sédimentaires supérieures ou inférieures, et des formations degabbro dans les mêmes rapports à Gladenbach en Nassau. Il est très-remarquable que, au contraire, on ne rencontre point ces formations éruplives ni dans le vaste territoire dévonien du bassin duMississipi ni en Russie.

En connexion génétique étroite avec les diabases de ces terrains dévoniens, se tiennent les minerais oligistiques qui sont développés presque partout où les schalsteins limitent le calcaire avec lequel ils sont intimement liés, présentant parfois les mêmes fossiles que celui-ci. Ces mine-

DÉVOMEX.

Fig. 190. — Schalstein tlévonien.

a, avec intercalalions de phosplioriles; b (Dillcnburg).

rais oligistiques sont l'objet d'une exploitation étendue à Brilon, en Westplialie, Zorge,Elbingero(le,RubelandelClausthal dans leUarz, à Wetzlar, Weilburg et Dillenburg, etc.. et il n'est pas rare de les trouver associés avec la linionite. Les oligistes qui se montrent dans les schaltcins du dcvonien moyen à Kongsberg contiennent du phosphore et sont accompagnés de phosphorites intercalées en lentilles. Ce dernier minéral est commun en un très-grand nombre de points de la région de la Labn, de Diez à Niedergirmes, où on l'exploite activement pour l'agriculture.

Abstraction laite des éruptions sous-marines de diabase, de diorite et de gabbro. qui avaient déjà lieu pendant le dépôt des couches dévoniennes, certaines contrées dévoniennes ont été postérieurement le théâtre d'éruptions volcaniques qui ont traversé ces dépôts en filons, ou les recouvrent en nappes sans qu'il soit possible de fixer leur date. Ainsi, au N. E. du llarz, le dévonien est traversé parle granité de l'Ockerthal et transformé en hornl'els au contact de cette roche éruptive. Le dévonien de la Nouvelle-Ecosse est coupé par une puissante masse de granité étendue sur plusieurs milles, qui le recouvre par endroits et qui enferme dans sa masse les fragments ([u'elle a arrachés à lagrauwacke schisteuse des roches dévoniennes voisines.

Dans la presqu'île de Cornouailles, s'élève au milieu des schistes dévoniens et s'étendant E. N. E. vers 0. S. 0. une chaîne formée de quatre grandes masses et de nombreuses masses secondaires de granité qui se ramifient dans la roche voisine et enferment des fragments de schistes. Elles sont de nouveau traversées j)ar des filons de felsitporphyre {Ehans) qui contiennent fréquemment des pyrites de cuivre et de fer et du minerai d'étain. Un filon de diabase quart zif ère puissant de 13 mètres traverse la grauwacke de Coblenz à Ehrenbreitenstein. Le felsitporphyre se montre en dômes isolés sur le dévonien du Nassau, le basalte traverse le dévonien du pays rhénan en filons, et il s'est élevé en dômes à sa surface ou s'est étalé en courants ou en nappes. Les cônes trachytiques du Siebengcbirge et les courants de lave, dépôts de tufs et cratères de la région du Laach, d'âge tout à fait récents, appartiennent à ces pays dévoniens et ont traversé lesdépôtsqui les forment à l'état igné.

La puissance volcanique s'est manifestée d'une manière plus énergique

encore sur les dépôts dévoniens par les bouleversements qu'elle leur a fait subir et en suite desquels la disposition horizontale primitive a fait place à des redressements qui peuvent atteindre et même dépasser la verticale, à des plissements, à des formations de failles ou de bassins et de selles répétés plusieurs fois. L'énorme pression que supposent de telles dislocations de couches semble avoir déterminé la schistosité transversale qui, en beaucoup de pays dévoniens, masque plus ou moins la véritable stratification. Les formations de filons étaient la suite de l'apparition des fentes. Du ressort du dévonien sont, par exemple, les filons suivants : celui de ferspathique épais de plus de 70 pieds de Mûsen au cercle de Siegen, les liions de pyrite de cuivre et nickel et de pyrite de cuivre de l'Oberwald, ceux de cuivre de Dillenburg, les filons de manganèse d'Eimerrode, ceux de galène très-fréquents dans le pays dévonien rhéno-westphalien ; les filons de minerai de cuivre et de zinc qui traversent les schistes dévoniens, granités et felsîtporphyres des Cornouailles liés à ces roches éruptives, puissants de 1 à plusieurs mètres. Ces derniers, dans une masse en filon de chlorite vert noirâtre et de quartz, donnent, les uns un minerai de zinc finement disséminé ou disposé en revêtement des fentes et des druses, et ce sont les plus récents, les autres sont formés de pyrite de cuivre en nids ou en grandes masses. Il arrive aussi que des filons, cuivreux en haut, deviennent zincifères dans le bas. Dans les points où les filons que nous avons décrits sont traversés par d'autres filons de felsitporphyre, non-seulement leur puissance s'accroît, mais aussi leur richesse en minerai. On observe les mêmes phénomènes là oii des filons minéraux différents se croisent ou se coupent.

Le N. 0. du Harz fournit l'exemple le plus saillant des grands bouleversements subis par le dévonien et de la formation de failles formées en conséquence et devenues plus tard des filons minéraux. Mais, comme le dévonien n'a pas été affecté seul de ces dislocations et que le culm les a aussi partagées, nous en parlerons plutôt à propos du carbonifère.

Résumé. A l'âge silurien la vie était presque exclusivement limitée au sein des mers, et les continents, comparativement à l'étendue des mers, étaient extrêmement peu importants. Pendant le dévonien, ils s'accroissent par suite de soulèvements lents et par le continuel dépôt des mère ; ils prennent en même temps un contour plus compliqué: jusque-là stériles, ils commencent à déployer les richesses végétales, Conifères, Fougères, Sigillariées, Lépidodendrées, et des formes plus rares qui n'atteindront leur maximum en nombre et en taille que dans les périodes géologiques suivantes. Les animaux, semble-t-il, n'avaient point encore fait apparition sur le continent à l'époque dévonienne, mais il s'était fait progressivement un changement presque complet de la faune marine. Les poissons Ganoïde»

CARBONIFERE. 411

semulliplienlet deviennent nombreux : les Cartilagineux sont représentés par quelques formes ; les premières Ammonites, les (loniatites, les genres Produclus, Unciles, Strigocephalus, Clymenia, apparaissent, et à côté d'eux se trouvent de nombreux genres de Crinoïdes etdePéléc\podes, Cupressocrinus, Rhodocrinus, Poteriocrinus , — Megalodon, Pterinea, Nucula. Au contraire, ks Graptolithes et les Cystidécs, les Trilobites de la faune primordiale, les genres Calymene, Agnostus, Acidaspis, Asapbus, lllœnus, le genre Lituites, des Céphalopodes, les Ilalysites, sont déjà disparus. En un mot, le faciès du monde silurien a subi un changement dans lequel, d'une manière générale, on ne peut méconnaître une progression graduée, par l'apparition de types plus élevés des mondes végétal et animal.

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