‹ Traité de géologie et de paléontologieChapitre 266 sur 278 · i^^ 40(3. — Cardiuni porulosum · texte numérisé non relu

i^^ 40(3. — Cardiuni porulosum

gonum, Crassatella poiidorosa, Corbis lamcllosa, Cardiuin porulosum, Venericardia planicosta (lig. 590). Certaines couches du calcaire grossier, les calcaires à Milliolilhes sont formées uniquement de co quilles de Foraminifères et iournissent un précieux point de repère dans l'étude du tertiaire du bassin de Paris. Les Cerithium, Fig. m. - Cerilhium gigantcum. j^^^ ^^ connaît dans le même bassin plus de

150 espcce.-i, peuvent remplir entièrement des couches isolées du calcaire grossier. En même temps, on voit apparaître les Lophiodon et Palaeotherium, précurseurs dos Tapirs et des Pachydermes tapiroïdes.

5) Sables marhis moyens (sables moyens, <jrès de Deauchamp.) Sables quarzeux, claii-s, dans lesquels outre de nombreux Mollusques marins, on trouve abondamment une petite Nummulite (N. variolaria).

Formation éocène sud. Nous avons vu à propos du crétacé que le

faciès de cette formation dans les régions sud où elle se développe était complètement différent de son faciès nord. La même chose se ré|)èlc pour l'éocène. .Vu crétacé, c'était le groupe remarquable des llij)purites qui déterminait le faciès alpin, poDr l'éocène c'est le genre tout aussi remarquable des IS'ummulites qui apparaît soudain en nombre immense. Les Nummulites forment |)resqu'c.\clusivement Kélément de puissants complexes de couches quo l'on a appelées zones à Nummulites. Les particularités pétrographiqucs du crétacé alpin se répètent dans le tertiaire inférieur du sud et des calcaires durs, quelquefois cristallins, y jouent un rùle important; ils sont au contraire étrangers au nord.

Le faciès alpin ou sud de l'éocène est un des phénomènes géologiques les plus importants. De puissants systèmes de couches sont quelquefois formés presipie exclusivement d'écaillés de Nummulites variant pour la grosseur entre celle d'une lentille et celle d'une pièce de deux sous : ces animaux présentent une abondance sans exemple d'individus et ils disparaissent au bout de pende temps. Leur répartition est extrêmement étendue. Les roches qu'elles forment prcs([ue exclusivement se trouvent en une zone à peine interrompue et avec la plus grande régularité , depuis l'Espagne et le Maroc, le long des bords de la Méditerranée, par toutes les Alpes et les Karpalhes, les Apennins, la Grèce et la Turquie, TKgypte, l'Asie Mineure, la Perse, les Indes orientales, jusqu'à la Chine et le Japon, en un mot d'un bouta l'autre de l'ancien monde. Elles ont pris part à la formation des plus puissantes montagnes dont le soulè\ement a bouleversé leur stratification et a déterminé de si puissantes dislocations qu'elles ont pu être portées à une hauteur de 3,000 mètres.

Les couches à Nummulites sont pour la j)lupart des calcaires compactes, gras, de couleur grise, jaune ou rouge toujours caractérisés par leur richesse en Nummulites. Il n'est pas rare que la masse calcaire qui relie et soude les Nummulites entre elles ne soit remplacée par du sable, ce qui forme du grès nuunnulique. C'est de la même manière que se forment des minerais de fer oolithiques comme sur le Kressenberg et à Sonthofen au sud de la Bavière.

On connaît un nombre assez considérable d'espèces de Nummulites, les plus importantes sont : Nummulites hevigata (fig. 591) planulata, Puschi, scabra, biarrit/.iana, complanata, variolaria. Outre ces Eoraminifères, on trouve quelquefois mélangés avec eux, d'autres fois limitésà des couchesqui alternent avec les bancs de Nummulites, un grand nombre de Bivalves et de Gastéropodes qui sont également ceux des dépôts tertiaires d'Angielcrre ' et du bassin de la Seine. Grâce à leur étude, on a pu établir que les couches à Nummulites du Sud j)riscs en masse correspondent à tout l'éocène et qu'elles se partagent en différents complexes (jui .semblent représenter

les divisions isolées des séries éocènes des autres pays : c'est seulement par leur commune richesse en Nummulites que ces couches semblent

Fijc. 407. — Calcaire niimmiililiqiic des Pyrénées Fig. 408. — Calcaire à >'uminulites de avec coupes longitudinales de Kunimulites Hongrie avec coupes transversales de

Puschi. Kummulitcs scabra.

étroitement liées les unes aux autres. Les couches à Nummulites du Sud appartiennent à quatre étages différents.

La zone nummulitique înférieu7^e typique se montre à Biarritz au pied des Pyrénées ; elle forme le niveau le plus inférieur de la formation nummulitique qui atteint là près de 2,000 mètres de puissance ; elle est

Fig. 409. — Nummulites nummularin.

A, aspect extérieur ; B, Coupe liorizonlalc de la coquille; C, moitié d'une coupe transversale fortement grosï-ic ; a, Cniial spiral; b, Ouverture de communication des diambres; c, Chaml)res latérales.

équivalente à V argile de Londres et auxsables du Soissonnais supérieurs. On ne l'a pas trouvée jusqu'ici dans les Alpes.

A h seconde zone nummulitique appartiennent les couches nummulitiqucs moyennes de Biarritz, les couches à Nummulites des Alpes suisses, de Biirgerstock, Sihlthal et du Kressenherg. Ce groupe correspond au calcaire grossier de Paris : les roches ferrugineuses et les grès glauconifères du Krcssenherg, outre les Nummulites, contiennent plus de 70 formes identiques aux espèces du calcaire grossier.

La troisième zone nummidilique est le mieux développée aux environs de Nice et sur le Niederhorn dans les Alpes de l'Ouest, à Reichenhall dans

la Bavière sud ; elle semble équivalente aux grès de Beauc/iamps et à Varyile de Barton avec lesquels elle a plus de 50 espèces communes entr'autres la Nummuliles variolaria par exemple.

Une quatrième zone mimmulUique se trouve dans les Alpes de la Bavière du Sud immédiatement au-dessus de la précédente. Ce sont les couches nummulitiqucs à Végétaux de Beit-im-Winkcl synchrones des couches houillères de llaring en Tyrol. Ces couches se rapprochent cependant de l'oligocène par la présence de formes du tertiaire récent et on doit peut-être les joindre à ce dernier terrain. Certaines couches montrent des rapports tout semblables au bord sud des Alpes (Ronca) et dans les Alpes calcaires (Diablerets).

Le lacies sud de Téocène ne s'affirme pas seulement par les couches à Nummulites que nous venons de décrire rapidement, mais encore par une seconde formation de roches particulières au système des montagnes alpines, par le jhjsch qui recouvre la zone nummulitique inférieure des Alpes (zone nummulitique du Kressenberg) avec laquelle il est très-intime -

Kig. 410. — Coupe de la Tonnation nummulitique au Grûnten près Sonlhofen (Bavière du Sud).

A Ncocoiiiicn inférieurx

It Calcaire à Caprolincsi

(.' Grè>> du Gniilt \

Il Calcaire ili; Sewen \

D' Marne de Sewcn. 1

a, Grès vert.

b, Scliiste marneux crulacc alpin, c. Calcaire à Nummulites

(I, .Marne avec minerai de fer

e. Calcaire nummulitique quarzcux

f, Coui'iies numniuliiiquc ^cmblablesau flysch ] F, Fly-cli

Éocônc alpin.

ment lié. Le flysch est un groupe puissant de grès et schistes de couleur sombre, de calcaire argileux et de schistes marneux si riches en Fucoïdes (surtout Chondrites intricatus, Targionii , furcatus) qu'ils recouvrent souvent entièrement les surfaces do stratification des couches, — d'où le nom de grès à Fucoïdes. On peut ranger aussi dans la formation du flysch les schistes noirs de Glarus remarquables par leur richesse en Poi&sons osseux bien conservés. Comme nous l'avons déjà dit, le flysch est sus-jacent aux formations nummulitiqucs du Kressenberg, de la vallée de la Silil et doit être considéré comme un dépôt synchrone de

la troisième zone nummulitique formé sur le bord des hautes montagnes, tandis que les sédiments nummulitiques se déposaient à l'intérieur du bassin situé sur l'emplacement des Alpes actuelles. Ce système puissant de plus de 500 met. est rempli d'Algues marines, mais (abstraction faite (les Poissons dans les schistes de Glarus) il ne montre aucune trace de la animale, quoiqu'il soit intercalé à des roches remplies de coquilles.

FORMATION OLIGOCÈNE.

Voligocène an sud de V Angleterre . Les argiles de Barton sont suivies d'une formation fluvio-marine pendant le dépôt de laquelle avaient lieu des oscillations continuelles de la mer, qui expliquent la composition tantôt marine, tantôt d'eau saumâtre, tantôt d'eau douce de ces couches. Elle se partage en trois divisions :

4 ) Voligocène inférieur d'IIeadon, Oshorne et Bembridge formé principalement de couches alternativement d'eau douce et d'eau saumâtre, par conséquent de sables, de marnes et d'argiles avec Cyrena, Unio, Paludina, Planorbis, Potamides, Cerithium, Melania, Limnœa, Ilelix et Bulimus.

Parmi ces genres on peut citer les espèces suivantes comme quelques-unes des plus abondantes etdes plus répandues ; Planorbis euomplialus (fig. 41 1 ), Planorbis discus, Cerithium concavum, Paludina orbicularis (fig. 412).

Fig. 4H. — Planorbis cuomphalus. Fig. 41'2. — Paludina orbicularis.

Melania turritissima, Lymnica longiscata, Ilelix occlusa, Neritina concava. A ces Mollusques s'ajoutent les restes de nombreux Vertébrés répartis dans deux horizons de la série olisocène inférieure d'Angleterre : l'un inférieur de la série de Ileadon; l'autre, supérieur, de la série de Bembrigde. Ces Vertébrés appartiennent tous aux genres Anoplotherium et Palœotherium, voisins des Tapirs, à part divers Chéloniens, Serpents et Crocodiles. Ce sont ces mômes Mammifères qui sont si communs dans le gypse de Montmartre, aussi semble-t-il que l'on puisse paralléliser ce dernier dépôt avec la série de Bembridge. Mais entre ces couches qui contiennent des animaux terrestres et d'eau douce, on en observe certaines autres d'origine uiarine, dont la faune a plus de vingt espèces caractéristiques en com-

mun avec l'oligocène inférieur d'Allemngne, de sorte que l'équivalence des séries de lieadon et de Bembrij^^e du gypse de Montmartre et de l'oligocène inférieur d'Allemagne est chose démontrée.

2) Division moyenne de l oligocène d'Angleterre^ série de Ilempstead, formation d'eau saumàlre d'environ 60 mètres de puissance, argiles, sables et marnes avec Cyrena semistriata, Ceritliium plicatum qui se trouvent également dans les sables marins supérieurs de France , dépôts de même âge.

OLIGOCÈNE

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